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Revue de presse du 7 février 2019

Revue de presse du 7 février 2019

Les informations concernant les déplacements du Président Andry Rajoelina continuent d’accaparer l’actualité. Par ailleurs, les élections législatives prévues sous peu se trouvent au cœur des préoccupations. Les partis politiques se mobilisent en vue de la compétition électorale, tandis que l’inscription dans les listes électorales accuse un résultat négatif dans certaines régions de l’île.

Processus électoral

LES PARTIS POLITIQUES SE PREPARENT POUR LES LEGISLATIVES DU 27 MAI

Une effervescence particulière a gagné les quartiers généraux des partis politiques, après la fixation de la date du 27 mai 2019, date à laquelle se tiendront les prochaines élections législatives, remarque Madagascar-Laza. A titre d’exemple, le parti TGV/MAPAR, gagnant de l’élection présidentielle de 2018, a déjà annoncé sa participation aux prochaines échéances électorales. Du côté du Tiako i Madagasikara, son président national Marc Ravalomanana a confirmé son statut de parti démocrate et concurrent sérieux aux législatives. A noter que le TIM est la deuxième force politique du pays, en étant arrivé en deuxième position, derrière le MAPAR, lors des dernières législatives. La position du parti MTS de Roland Ratsiraka est sans équivoque. Ce parti participera aux élections législatives du 27 mai prochain, a déclaré son coordonnateur Maso José Michel. Par ailleurs, une tendance vers le regroupement des partis et associations ayant participé aux présidentielles de 2018 s’annonce. 7 membres du Collectif des candidats pourraient former un bloc aux législatives, à savoir José Michel Andrianoelison, Tabera Randriamanantsoa, Fanirisoa Ernaivo, Olivier Mahafaly Solonandrasana, Arlette Ramaroson, Eliana Bezaza et Imbeh Serge Jovial. A part les partis politiques, des associations se préparent également aux législatives. Plusieurs députés sortants ont déclaré être prêts à se présenter en candidat indépendant, conclut le quotidien (p. 3). Le mandat des députés est arrivé à son terme dans la nuit du 5 février dernier, rappelle Midi Madagasikara. Cette législature est appréciée très négativement, voire amèrement par la majorité des citoyens ou l’opinion publique, remarque le quotidien, qui se réfère entre autres à des cas de distribution d’argent à l’Hôtel Paon d’Or Ivato. La plupart de ces députés sont des experts en retournement de vestes et ne pensent qu’à leurs êtres, estime le journal. (p. 19). La Gazette de la Grande Ile dresse également un bilan négatif des députés sortants, en affirmant que certains d’entre eux ont excellé dans l’art de l’escroquerie et de l’abus de confiance, tandis que d’autres ont versé dans les trafics d’êtres humains ou encore de bois précieux. Il faut espérer que les auteurs et complices de ces crimes, qui viennent de perdre leur immunité, répondront enfin de leurs actes et ne présenteront pas leur candidature aux prochaines législatives, tonne le quotidien (p. 5).

  • Le président du Comité national d’Observation des élections ou KMF/CNOE, Andoniaina Andriamalazaray, affirme que la somme de 5 millions d’Ariary, correspondant à la caution à payer pour les candidats à la législature, est un montant plus ou moins élevé, et risque de tenter les députés à se faire rembourser. « Une fois élus, les députés pourraient demander beaucoup d’indemnités pour se faire rembourser », a déploré le président du KMF/CNOE. A l’inverse, il a souligné que le montant de la caution comporte certains avantages comme la limitation des candidatures. Concernant les bulletins uniques, Andonianiaina Andriamalazaray estime que leur impression devrait se faire dans le pays et non plus en Afrique du Sud, étant donné que le pays dispose de l’Imprimerie nationale (Les Nouvelles, p. 2).

 

TAUX D’INSCRIPTION AUX LISTES ELECTORALES : DES CHIFFES NEGATIFS POUR PLUSIEURS REGIONS

A la date du 5 février dernier, soit 10 jours avant la clôture de l’inscription sur les listes électorales au niveau des fokontany, seul 0,33% d’augmentation a été enregistré, soit 32.637 nouveaux électeurs. Plusieurs régions enregistrent même des taux négatifs, avance Thierry Rakotonarivo, vice-président de la Commission électorale nationale indépendante. La région Melaky enregistre le plus faible taux, avec -1,10%, suivie de la région Boeny, avec -0,62%, de la région Haute Matsiatra, avec -0,55%, de la région Diana, avec -0,38% et enfin de la région Bongolava, avec un taux de -0,29%. D’après les explications du numéro Deux de la CENI, ces chiffres négatifs s’expliquent par le fait que le nombre de retranchement est plus grand que celui des nouvelles inscriptions. « Dans la région Diana par exemple, le nombre de retranchement est de 3.504, tandis que les nouveaux inscrits s’élèvent seulement à 1.778 », révèle Thierry Rakotonarivo, commentant les chiffres parvenus à la CENI au soir du 5 février dernier. De son côté, la région Analamanga enregistre un taux de croissance de 0,93% de son électorat, tandis que la région Anosy tient jusqu’ici le record d’inscription avec un taux de nouvelles inscriptions de 1,03%. L’inscription dans la liste électorale dans le cadre de la Révision annuelle des listes électorales (RALE) enregistre son taux le plus faible pour l’exercice 2018-2019, note Madagascar-Laza, p. 2. Préoccupée par le faible taux d’inscription des citoyens aux listes électorales, la CENI a pointé du doigt les partis politiques et la société civile. Pour répondre aux propos de la CENI, le président du KMF/CNOE, Andoniaina Andriamalazaray a affirmé que la contribution de la société civile n’est pas nécessaire si les responsables font bien leur travail. Par ailleurs, il a expliqué que le KMF/CNOE est à pied d’œuvre dans la sensibilisation des citoyens relative à la révision annuelle des listes électorales. Dans tous les cas, Andoniaina Andriamalazaray invite les prétendants à la députation à inciter eux-mêmes les électeurs à s’inscrire ou à vérifier leur nom dans la liste électorale. « Ce serait une solution efficace à moins de 10 jours de la date de clôture provisoire des listes électorales », a indiqué le président du KMF/CNOE (Les Nouvelles, p. 2).

 

Dynamique politique

RESTRUCTURATION DES ORGANIGRAMMES DES MINISTERES : VERS LA SUPRRESSION DES DIRECTIONS GENERALES

La structure du premier gouvernement de l’ère du Président Andry Rajoelina est composée de 21 ministères et d’un secrétariat d’Etat, contre au moins 30 ministères auparavant. Tel est le résultat de la politique d’austérité promise par le Chef de l’Etat durant sa campagne électorale. Devant les sénateurs avant-hier à Anosikely, le Premier ministre Christian Ntsay a expliqué que la fusion de certains départements ministériels devrait permettre à l’Etat de réduire les dépenses de fonctionnement et d’injecter les fonds obtenus de cette réduction budgétaire dans le financement de projets de développement. Au niveau des ministères, la politique d’austérité se traduit par la restructuration des organigrammes. En effet, ces derniers temps, l’adoption des nouveaux organigrammes des ministères occupent l’ordre du jour des conseils de ministres. Cette restructuration touche les ministères ayant fait l’objet de fusion, pour ne citer que le ministère de l’Economie et du Plan d’une part, et celui des Finances et du Budget d’autre part. Ces deux importants départements ont été fusionnés en donnant le ministère de l’Economie et des Finances. Le sort des secrétaires généraux, des directeurs généraux et des directeurs encore en poste au niveau des ministères est suspendu aux décisions des prochains conseils des ministres, note Midi Madagasikara, p. 13.

 

DEPLACEMENTS PRESIDENTIELS : PERIPLE DANS LE NORD DU PAYS

Rentrant dans le cadre de la mobilisation pour lutter contre l’épidémie de rougeole, le Chef de l’Etat continue son périple dans le nord du pays. Hier, il était en visite dans la commune d’Anivorano Nord, puis à Antsiranana. A Anivorano Nord, il a déclaré que les travaux de construction des établissements scolaires, en l’occurrence des écoles primaires publiques et des lycées publics « aux normes » débuteront d’ici peu. Le Président a également promis de doter l’hôpital d’Anivorano Nord de médicaments et d’équipements adéquats. « Vous m’avez aidé, le moment est venu pour que je vous aide pour le développement de Madagascar et d’Anivorano », a-t-il déclaré. A Antsiranana, le Président Andry Rajoelina a promis que la réalisation des travaux de construction des buildings « mora » et des logements sociaux, qui se vendent avec facilité de paiement au prix de 100.000 Ariary par mois. Accompagné de la députée d’Antsiranana, Jocelyne Rahelihanta et des autorités locales, Andry Rajoelina s’est rendu hier sur le site de construction du Stade « aux normes ». A cette occasion, le Chef de l’Etat a déclaré que ledit stade devrait être inauguré avant la fête nationale du 26 juin. Concernant les travaux de construction des buildings « mora » et des logements sociaux, des techniciens du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et des Travaux publics sont déjà à pied d’œuvre pour les études de faisabilité des projets (L’Express de Madagascar, p. 5). En tout cas, Andry Rajoelina entend faire d’Antsiranana une province pilote en termes de changement, d’innovation et de développement (Midi Madagasikara, p.4). La mise en vente des « vary mora » (riz à prix bradés) pour la population démunie, l’adduction d’eau potable, la construction d’hôpitaux modernes et disposant de bloc opératoire figurent parmi les promesses du président de la République, rappelle Madagascar-Laza, p. 2. Pour son premier déplacement à Antsiranana, il a martelé qu’il réalisera un à un ses engagements, note Les Nouvelles, p. 2. Ce n’est pas la première fois qu’Andry Rajoelina promet des soins de qualité ou encore de prendre en charge les soins des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes ou encore des personnes âgées, affirme La Gazette de la Grande Ile. Il y a des années de cela, il a promis des prises en charge gratuites dans les fameux hôpitaux « aux normes », alors qu’on a tous été témoins des mensonges semés par le Chef de l’Etat, tonne le quotidien. En tout cas, si l’accès gratuit aux services de santé n’est pas au programme, on attend au moins une baisse des tarifs, conclut le journal (p. 4). Le Chef de l’Etat s’est rendu hier à Anivorano Nord, puis à Antsiranana. A cette occasion, il a réitéré son engagement à éradiquer la rougeole. Aussi, l’Etat a pris la décision d’octroyer des vaccinations gratuites aux enfants de 6 mois à 9 ans. Le Président a remercié l’Organisation mondiale de la santé pour sa bonne volonté d’épauler le pays dans ce combat contre la rougeole. A titre de rappel, l’OMS a octroyé 4 millions de doses de vaccins contre la rougeole à la Grande Ile. De son côté, Robisoa Hollande, chef du Centre de santé de base de niveau 2 d’Anivorano Nord a souligné que la rougeole s’est accrue depuis le mois de janvier. Au total, 105 cas sont déclarés, 30 malades sont hospitalisés, dont 10 ont été transférés à Diego-Suarez, tandis que 3 malades ont succombé, révèle Robisoa Hollande (Les Nouvelles, p. 5 ; Madagascar Laza, p. 2 ; L’Express de Madagascar, p. 5 ; Midi Madagasikara, p. 14).

 

Communauté internationale

DEBUT DES TRAVAUX DANS LE CADRE DU 32ème SOMMET DE L’UA

Les travaux rentrant dans le cadre de la 32ème Session ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine ont débuté hier à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, avec au menu la bonne gouvernance et le développement. Dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance au niveau du continent africain, la question de la lutte contre la corruption ne sera pas en reste, étant donné que ce sujet a été largement débattu durant le 31ème Sommet de l’UA en Mauritanie, en juillet dernier. C’est d’ailleurs pour cette raison que le directeur général du Bureau indépendant anticorruption, Jean Louis Andriamifidy est en déplacement dans la capitale éthiopienne en vue de participer aux débats sur la lutte contre la corruption durant ce 32ème Sommet. Pour sa part, le Président Andry Rajoelina fera le déplacement à Addis-Abeba pour représenter l’Etat malagasy lors de ce Sommet des chefs d’Etat africains qui s’ouvrira le 10 février prochain (Madagascar-Laza, p. 2).

 

Un peu d’humour

L’Express de Madagascar, p. 6