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Revue de presse du 14 mars 2019

Revue de presse du 14 mars 2019

La Commission Electorale Nationale Indépendante a convoqué la presse hier pour faire part des dernières informations concernant les préparatifs des élections législatives. Au final, 855 dossiers de candidature dont 515 venant de prétendants indépendants ont été enregistrés. Thierry Rakotonarivo de la CENI, a également indiqué qu’une fois les listes définitives publiées, les candidats pourront se lancer dans la précampagne. L’amnistie de 4 personnalités politiques se trouve également à la Une des journaux.

 

Processus électorale

 

LEGISLATIVES : 855 CANDIDATURES EN TOUT

Au final, 855 candidatures complètes ont été enregistrées dans le délai légal auprès des Organes de Vérification et d’Enregistrement des Candidatures. Parmi ces 855, 515 se présentent en qualité d’indépendants, contre 340 présentées par des partis et des groupes de partis. Aussi, sur les 210 formations politiques enregistrées auprès du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, seulement 85 participeront aux prochaines législatives. Seule la Plateforme du camp présidentiel couvrira les 119 districts, tandis que le TIM-K25 sera absente dans certaines localités. Quoi qu’il en soit, on s’attend à une lutte acharnée entre les deux formations, analyse Midi Madagasikara (p.14). Pour l’heure, l’absence du parti HVM dans cette course est constatée. Par ailleurs, la caution de 5 millions d’Ariary n’a pas empêché les postulants de se lancer dans la législatives. Les candidats ont jusqu’à ce jour pour compléter leurs dossiers, à la suite de quoi les OVEC procéderont à la vérification de chaque dossier avant de publier les listes provisoires. (Les Nouvelles, p.2) La CENI a apporté des éclaircissements par rapport à la « précampagne » qui a fait l’objet d’un débat durant la dernière élection présidentielle, dans la mesure où le code électoral ne spécifie rien à ce propos. La précampagne n’est rien d’autre que la préparation du candidat avant sa campagne électorale, a indiqué Thierry Rakotonarivo, responsable auprès de la CENI. Il n’y a que trois choses qu’un candidat peut faire durant la précampagne : faire une déclaration de sa candidature, exposer son programme d’actions et de projets et enfin mettre en place un comité de soutien. En aucun cas, il ne peut inciter les gens à voter pour lui avant le coup d’envoi officiel de la campagne électorale. (La Gazette de la Grande Ile, p.7) (Free News, p.3). Inona no Vaovao souligne que les candidats peuvent faire de grands « tam tam » durant la précampagne. La CENI parle de préparation avant la campagne et non d’une campagne avant l’heure, cette dernière pratique étant interdite par la loi en vigueur. Dès que les listes définitives des candidats seront publiées, ils peuvent effectuer des descentes et mettre des affichages permettant aux électeurs de mieux les connaître. (p.3) En moyenne, il y a 7 candidats pour chaque district, mais dans les détails ; certains n’ont qu’un seul alors que d’autres ont plus d’une vingtaine, tel qu’à Ambatondrazaka où les candidats se sont bousculés à la dernière minute. (Le Quotidien, p.3) A part les candidats qui porteront l’étendard de l’IRD qui est la plateforme autour de Andry Rajoelina, 9 autres porteront la couleur du parti MAPAR et 4 celle du TGV, qui sont tous deux des partis rattachés à Andry Rajoelina. Aussi, finalement la plateforme de Hery Rajaonarimampianina, VTT alignera 2 candidats. (Madagascar-Laza, p.3) Des anciens ministres du régime Hery Rajaonarimampianina vont participer à l’instar de Monique Rasoazananera, Armand Tazafy et Johanita Ndahimananjara. (https://www.madagascar-tribune.com/855-candidatures-recues-aux-elections-legislatives.html)

 

LE FORT NOMBRE DE CANDIDATS INDEPENDANTS EST UNE MENACE POUR LA STABILITE POLITIQUE SELON LE KMF/CNOE

Le Comité National d’Observation des Elections ou KMF/Cnoe a réagi par rapport au nombre de prétendants au titre d’indépendants pour les élections législatives. Selon les analyses rapportées par son président, Andoniaina Andriamalazaray, l’existence de nombreux élus indépendants au sein de l’Assemblée Nationale pourrait menacer une fois de plus la stabilité politique dans le pays. Et pour cause, les députés indépendants ne sont pas concernés par le principe du mandat impératif prévu par l’article 72 de la Constitution, stipulant qu’aucun député ne peut durant son mandat, changer de groupement parlementaire. Ce ne sera pas le cas des indépendants étant donné qu’ils ne seront pas élus sous l’étiquette d’aucune formation politique. Le KMF/Cnoe craint que la situation du temps du régime Rajaonarimampianina ne se reproduise : un Parlement où la corruption a gagné du terrain en raison de la majorité à géométrie variable. (Les Nouvelles, p.3)

 

Dynamique politique

 

L’ANCIEN PREMIER MINISTRE TANTELY ANDRIANARIVO A ETE AMINISTIE

Le Conseil du Fampihavanana Malagasy en charge de la réconciliation nationale, a tenu une Assemblée Générale hier à son siège à Ampefiloha. A l’issue de cette rencontre, le Président de l’institution Alphonse Maka a annoncé que 4 personnalités politiques ont été amnistiées. L’ancien Premier ministre du régime Ratsiraka, Tantely Andrianarivo figure parmi ces personnes, mais il y a aussi Fredo Betsimifira, ancien ministre de Communication de Didier Ratsiraka,  l’ancien député de Mananara-Nord Zakahely Boniface et enfin, José Georges Tahaka, ancien Conseiller technique au sein de la Primature. « Nous avons envoyé 36 dossiers d’amnistie auprès de la Cour Suprême, ceci après examen de la commission « Vérité et Pardon » au sein du CFM », a déclaré Alphonse Maka, « la Commission Spéciale Indépendante pour l’Amnistie  ou CSIA de la Cour Suprême s’est chargée de l’étude des dossiers qui se trouvaient entre leurs mains depuis le 30 octobre 2018 », a enchaîné le Président du CFM. Ainsi, la CSIA a donné un avis favorable aux personnes citées ci-dessus et a renvoyé les dossiers au CFM qui ayant pris compte de la décision de la Cour Suprême, a décidé d’accorder leurs amnistie. Le cas de l’ancien ministre de la Communication a fait l’objet d’une observation particulière. En effet, il a envoyé directement sa requête auprès de la Cour Suprême. En conséquence, le CFM attend le complément de son dossier avant la mise en application de la décision. Questionné sur les critères requis pour bénéficier d’une amnistie, Alphonse Maka a répondu que « Ce ne sont pas tous ceux qui ont envoyé leur requête auprès du CFM qui bénéficieront de cette mesure de clémence. C’est pour cette raison que nous avons demandé l’avis de la Cour Suprême pour chaque cas. Certaines catégories de peines ne pourraient en aucun cas être amnistiées. Par ailleurs, seuls celles qui se sont produites entre 2002 et la fin de la Transition entrent dans nos prérogatives ». Pour sa part, Midi Madagasikara estime que l’amnistie ne devrait pas être sélective une fois que les demandeurs remplissent les critères requis. Ainsi, le traitement des 32 dossiers transmis à la CSIA devrait être accéléré. (p.13) (L’Express de Madagascar, p.5) (La Vérité, p.3) (La Gazette de la Grande Ile, p.4) (Madagascar-Laza, p.3-14) (Inona no Vaovao, p.3) (Free News, p.3) (Le Quotidien, p.3). Rappelons que Tantely Andrianarivo a été condamné à 12 années de travaux forcés avec une amende de 42 milliards de FMG, Zakahely Boniface a écopé 30 mois d’emprisonnement ferme, et Fredo Betsimifira de 2 ans de prison ferme et 1 milliard de dommages et intérêts. Ainsi, le casier judiciaire de ces personnes redevient vierge. Ce qui leur donne l’opportunité de revenir dans l’arène politique. (Les Nouvelles, p.3)

https://www.madagascar-tribune.com/Quatre-acteurs-de-la-crise-politique-de-2002-amnisties.html

 

4ème REVUE DE LA FACILITE ELARGIE DE CREDIT

Le ministre de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandrato et son équipe est en plein travail sur la validation de la 4ème Facilité Elargie de Crédit. En effet, l’approbation du Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International est attendue, en vue du déblocage des 40 millions de dollar. Une source auprès du ministère concerné a précisé que la visite de Marshall Mills en février, a permis de passer en revue les étapes importantes à suivre pour le renforcement de la stabilité macroéconomique et de promotion de la croissance inclusive. Par ailleurs, il semblerait que la Banque Mondiale aurait déjà accordé plus de 100 millions de dollar. La situation économique va s’améliorer grâce au déblocage de fonds destinés à donner un nouvel élan aux grands projets énergétiques de Sahofika, Volobe et Antetezambato, rapporte Midi Madagasikara. La participation de Madagascar à la prochaine table ronde des investisseurs relative aux projets hydroélectriques à Paris renforcera et réconfortera la confiance octroyée par les bailleurs et les investisseurs, soutient le journat. Quoi qu’il en soit, les subventions octroyées à la société nationale JIRAMA restent toujours un sujet épineux. (Midi Madagasikara, p.3)

 

UNE CONFERENCE BUDGETAIRE POUR LA RECTIFICATION DE LA LOI DE FINANCES AUJOURD’HUI

Le projet de loi de finances rectificatives 2019 devrait être présenté en Conseil des ministres avant le 17 avril prochain selon le calendrier préétabli. C’est ainsi que le ministère de l’Economie et des Finances a convoqué une réunion de tous les représentants des institutions et des ministères durant deux jours, à partir d’aujourd’hui. L’objectif est de consulter les responsables ministériels sur leurs nouvelles perspectives budgétaires au titre de cette année 2019, notamment ceux qui sont concernés par la programmation. En principe, la loi de Finances Rectificatives devrait faire la navette entre les deux Chambres parlementaires pour adoption, mais le ministre Richard Randriamandranto a déjà annoncé au début de l’année que l’adoption ne peut pas attendre la mise en place de l’Assemblée Nationale. L’adoption de la LFR se fera donc par voie d’ordonnance. (Les Nouvelles, p.17)

https://www.madagascar-tribune.com/Une-conference-budgetaire-en-vue-de-l-elaboration-de-la-loi-de-finances.html

 

JULIEN REBOZA SERA AUDITIONNE PAR LE PAC AUJOURD’HUI

L’ancien ministre du régime transitoire Julien Reboza et l’ex Directeur Général des Domaines Hasimpirenena Rasolomampionona seront auditionnés ce jour par le Pôle Anti-Corruption. Pour l’instant, aucune information sur les charges qui pèsent contre eux n’a été dévoilée. Toutefois, le PAC a indiqué qu’il s’agirait d’une affaire qui remontait à 2014, reprise en 2016 et en 2017. D’autres personnes seraient également impliquées dans cette affaire. Le cas de l’ancien ministre sera traité par la Haute Cour de Justice. « Nous ne pouvons qu’auditionner l’ancien ministre, étant donné qu’il s’agit d’une haute personnalité », a précisé le PAC. L’initiative des poursuites appartient à la HCJ. D’ailleurs le dossier a déjà été transmis là-bas. (Les Nouvelles, p.3)

 

Un peu d’humour

L’Express de Madagascar, p.3