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Revue de presse du 10 avril 2019

Revue de presse du 10 avril 2019

L’atelier d’échanges et d’informations des femmes candidates aux élections législatives et des parties prenantes, sur le leadership féminin, qui s’est tenu hier, a bénéficié d’une large couverture de la presse. Ce fut une opportunité pour les journalistes de recueillir l’avis de la Haute Cour Constitutionnelle concernant les actions entreprises par les candidats durant cette période précédant la campagne électorale.

Processus électoral

CONFUSION ENTRE PRECAMPAGNE ET PROPAGANDE AVANT L’HEURE. LA HCC DONNE SON AVIS

Le Président de la HCC, Jean Eric Rakotoarison a donné son avis concernant la « précampagne », en marge de l’atelier d’échanges et d’informations des femmes candidates aux élections législatives et des parties prenantes au leadership féminin, hier. Il a annoncé entre autres qu’aucune mesure ne sera prise contre les candidats, même si à travers leurs actions, ils voulaient prendre de l’avance sur leurs concurrents. « Notre pouvoir se limite à la période de campagne officielle. En dehors de cette période, nous ne pouvons que sensibiliser les candidats sur ce qu’ils devraient faire ou ne pas faire », a-t-il soutenu. Il reconnaît que les dispositions des textes électoraux est à la source des ambiguïtés. Il souligne, entre autres, que la loi organique relative aux élections et aux référendums limite la durée de la campagne électorale à quelques semaines seulement. Et ce laps de temps très court inciterait, selon lui, les candidats à se lancer dans une sorte de propagande avant la période définie par la loi. « Nous devrons peut-être penser à apporter des modifications afin de rallonger la durée de la période de campagne officielle afin d’éviter que les mêmes scénarios ne reviennent à chaque élection », a-t-il suggéré. Malgré tout, le Président de la HCC a indiqué que son instittution pourrait prendre des mesures durant la période de la propagande officielle. Il a souligné notamment qu’à part des simples avertissements, la Cour d’Ambohidahy pourrait aller jusqu’à disqualifier les candidats qui ne respectent pas les textes en vigueur. (Les Nouvelles, p.2 ; L’Express de Madagascar, p.5 ; Le Quotidien, p.4 ; La Vérité, p.2 ; La Gazette de la Grande île, p.6 ; Inona no Vaovao, p.3)

 

REMBOURSEMENT DES CAUTIONS DE DEUX CANDIDATS ECARTES

La HCC a ordonné le remboursement des cautions de deux prétendants aux législatives, Antoine Marcellin Randriamonta, dans le district d’Ambatoboeny, et Charles Désiré Razafimandimby, du parti « Fahazavan’i Madagasikara » dans le 4ème arrondissement de la capitale. Suite au rejet de leur candidature, ils ont saisi la HCC pour demander le remboursement de leur caution de cinq millions d’Ariary, versée auprès de la caisse des dépôts et consignation. D’après le rapport relatif à la décision des juges d’Ambohidahy, le dossier de candidature du suppléant d’Antoine Marcellin Randriamonta a été invalidé. Par ailleurs, celle de Charles Désiré Razafimandimby n’a pas été retenue par l’Organe de vérification et d’enregistrement des candidatures de la circonscription du 4ème arrondissement d’Antananarivo. (Les Nouvelles, p.3 ; Midi Madagasikara, p. 3)

EVOLUTION DES PREPARATIFS ELECTORAUX

La Commission Electorale Nationale Indépendante lance une série de formations en vue du renforcement de capacité des responsables électoraux, depuis hier. Selon Fano Rakotondrazaka, Rapporteur général au sein de la Commission, il s’agit de la première vague de formations. Toujours selon ses précisions, il s’agit de formations en cascade à l’intention de l’équipe de la CENI et de ses démembrements ainsi que des membres des Sections de recensement du matériel du vote au sein des districts (SMRV). Selon ses explications, ces rencontres seront également une occasion pour les démembrements de la CENI d’échanger leurs expériences en matière de gestion électorale. La deuxième vague de formations est prévue du 23 avril au 1er mai. Elles seront organisées au niveau des régions et seront destinées aux membres des CED et des SMRV. La dernière vague de séances de renforcement de capacité aura lieu entre le 6 et 24 mai. Ces formations visent à améliorer la qualité globale de l’administration électorale à Madagascar. (Madagascar-Laza, p.3 ; Inona no Vaovao, p.2)

 

NON-RESPECT DES DISPOSITIONS MISES EN PLACE PAR LA CENI

Free News a dénoncé le non-respect des dispositions mises en place par la CENI, par certains candidats à la députation. Le quotidien a notamment révélé que certains maires et hauts fonctionnaires continuent encore d’exercer et d’utiliser des véhicules administratifs. Certains veulent arrêter leurs services mais ce sont leurs chefs hiérarchiques qui ne les y autorisent pas, note le quotidien. Conformément à l’article 6 de la loi organique relative au régime des élections et des référendums, tous les fonctionnaires candidats aux élections législatives ne devraient pourtant plus occuper leurs postes, ni utiliser les biens de l’Etat à compter de la publication de la liste des candidatures par la CENI. Dans la même lignée, le journal souligne que seuls 10% des candidats ont communiqué les noms de leurs trésoriers de campagne et de leurs représentants auprès de la CENI. Ces exercices s’avèrent pourtant primordiaux dans la mesure où la déclaration du nom du trésorier de campagne permet d’assurer la transparence des fonds alloués à la propagande. En outre, placer un représentant auprès de la CENI jusqu’au jour de la publication des résultats permet aux candidats de suivre de près le déroulement des scrutins. (p.3)

 

ECHOS POSITIFS DE L’ATELIER SUR LE LEADERSHIP FEMININ

L’atelier d’échanges et d’informations des femmes candidates aux élections législatives et des parties prenantes sur le leadership féminin s’est tenue, hier. Mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement, en association avec le Fonds des Nations Unies pour la Population, la HCC et la CENI, cette initiative est financée par le projet de Soutien Au Cycle Electoral de Madagascar (SACEM). Près de 200 personnes ont participé à l’événement qui a permis de mettre en avant les difficultés rencontrées par les femmes dans le domaine politique et de mettre en exergue des recommandations. En effet, il a été relevé que seuls 13% des prétendants aux législatives sont des femmes. La plupart des candidates ayant participé à l’atelier expliquent cette faible participation par la réticence de la gent féminine à s’engager dans la politique. Nombreuses estimeraient encore que la politique est un domaine réservé aux hommes. Par ailleurs, certaines candidates regrettent que de grands partis accordent encore peu de place aux femmes dans leur liste. (Les Nouvelles, p.4 ; Midi Madagasikara, p.2 ; Free News, p.3 ; Inona no Vaovao, p.3) A noter que cet événement a également été une occasion pour certaines femmes candidates de donner leur avis concernant la politique de la « mallette », longtemps pointée du doigt à chaque session parlementaire. Ainsi, Josiane Ravelonarivo, candidate du parti Antokom-bahoaka à Farafangana s’est engagée à rester intègre durant son mandat si elle est élue. Dans la même lignée, Angelica Bavy Michelle, candidate de la plateforme IRD à Fénérive-Est a fortement condamné la pratique de la corruption qui a terni l’image de la Chambre Basse. Elle promet de prioriser l’intérêt supérieur de la Nation, une fois élue. (L’Express de Madagascar, p.6) Tia Tanindrazana a rapporté l’insatisfaction de certaines participantes par rapport à la démarche de la CENI et de la HCC dans l’organisation de l’atelier. Elles estiment notamment que les hommes auraient également dû participer à l’échange. En outre, elles ont souhaité à ce que le HCC et la CENI accordent leurs violons concernant la période électorale. Elles ont particulièrement pointé du doigt les avantages dont jouissent certains candidats proches du pouvoir. (p.4)

 

Foyers de tension

TRAFIC DE BOIS DE ROSE. 17 DOSSIERS EN COURS DE TRAITEMENT AUPRES DE LA COUR SPECIALE

Les journalistes ont profité de leur rencontre avec le ministère de la Justice, hier à Tsaralàlana, pour interpeller la Cour spéciale de bois de rose et de bois d’ébène, sur l’évolution du traitement des dossiers en cours. Selon le procureur auprès de l’instance, Mahonjy Bertin, 17 dossiers ont été instruits auprès de la Cour. Selon ses précisions, une enquête sur un dossier impliquant un ancien ministre a été bouclée le 28 mars dernier, et transféré à la Haute Cour de Justice. Un autre ministre du régime Rajaonarimampianina a également été cité mais son implication n’est pas avérée.  « L’issue des enquêtes déterminera s’ils sont complices ou ont abusé de leur fonction (…) Le sort de cet ancien ministre dépend de l’aval de l’Assemblée nationale et des enquêtes de la HCJ », a déclaré le procureur. En outre, le membre de la Cour s'est particulièrement attardé sur le cas du bateau Fleming qui a été arraisonné près des côtes d’Antalaha, en 2018 et suspecté d’avoir transporté illégalement des rondins de bois de rose. Selon ses précisions, une enquête a été menée et le dossier a été transféré au Bureau Indépendant Anti-Corruption de Toamasina. « Afin de faciliter les investigations, il est important de souligner que ce navire a déjà été impliqué dans d’autres affaires de trafic de bois de rose, mais sous une autre appellation ». (Les Nouvelles, p.3 ; Midi Madagasikara, p.2 ; Le Quotidien, p.3)

 

LIBERATION DE HAJANIRINA DINA MANANTENA. LE GARDE DES SCEAUX RASSURE LES MAGISTRATS

En marge de la réunion des procureurs de toutes les juridictions du pays, à l’Ecole nationale de la magistrature, hier, le ministre de la Justice Jacques Randrianasolo, a touché mot concernant le cas des quatre magistrats de la Cour d’appel de Toamasina. Pour rappel, ils ont été suspendus par le ministère de la Justice trois jours après la libération du candidat député Hajanirina Dina Manantena, soupçonné d’être à la tête d’un réseau de kidnappeurs. « Plusieurs d’entre nous confient qu’ils ont peur. Qu’ils ont peur vis-à-vis des déclarations du Premier ministre, et ainsi, prononcent de manière systématique des placements en détention préventive. Il n’y a pas de quoi avoir peur. Le pouvoir judiciaire n’est pas tenu par les déclarations de l’Exécutif », a-t-il tenté de rassurer. Il souligne par ailleurs que le cas de Toamasina est exceptionnel et ne devrait pas être un motif de crainte. « Chacun doit faire preuve de rigueur dans son travail et tenir compte de l’ordre public », a-t-il poursuivi. (L’Express de Madagascar, p.3)  S’exprimant sur la décision de justice en particulier, le Garde des sceaux a expliqué qu’en tant que ministre de la Justice, il a le droit de les suspendre de leurs fonctions. Aux dernières nouvelles, les quatre magistrats ont saisi le Conseil d’Etat. « Ils sont dans leurs droits », a réagi le Garde des Sceaux. (Midi Madagasikara, p.2) Concernant le cas du candidat député, en particulier, le ministre avoue ne pas pouvoir faire grand-chose contre lui, en ce moment. Il révèle cependant que celui-ci pourrait être impliqué dans une autre affaire. (Le Quotidien, p.3)

 

Focus sur la sécurité

OPERATION DE SECURISATION A TSARATANANA. DEUX BANDITS ABATTUS, TROIS MINEURS ARRETES

Une escouade de l’armée a été déployée à Tsaratanàna pour prêter main forte aux gendarmes dans le cadre de la lutte contre la recrudescence du phénomène de kidnapping dans la localité. Grâce à une intervention des deux corps combinés, le 6 avril dernier, deux membres de la bande de « Del Kely » ont été abattus. Les éléments des forces de l’ordre et les bandits se sont affrontés dans le village d’Anosikely, très tôt dans la matinée. Selon les témoignages, les malfaiteurs étaient lourdement équipés. Les échanges de tirs ont duré plusieurs heures. « Ils ont refusé d’obtempérer et ont tiré en direction des poursuivants. Etant donné que les gendarmes et les militaires étaient en surnombre et mieux équipés, les bandits n’ont pas tenu longtemps », a indiqué une source auprès des forces de l’ordre. Toujours dans le cadre de l’intervention, les autorités ont perquisitionné la maison de l’un des membres de la bande et ont saisi trois fusils ainsi que des amulettes. L’ampleur de l’insécurité à Tsaratanàna s’avère inquiétante dans la mesure où même des mineurs sont impliqués dans des affaires de rapt. Selon les informations recueillies auprès de la police de la circonscription, trois bandits mineurs ont été arrêtés le 6 avril dernier. Ils ont envoyé une lettre de menace à une famille modeste de la localité en début du mois, les terrorisant qu’ils allaient kidnapper, voire tuer leurs enfants. (Les Nouvelles, p.8 ; La Vérité, p.6-14 ; Inona no Vaovao, p.4)

 

EMEUTES A MAROANTSETRA. LES EXPLICATIONS DU SG DU MINISTERE DE LA SECURITE PUBLIQUE

Dans une interview exclusive accordée à L’Express de Madagascar, Herilanto Iaingotiana Rakotondravelo, Secrétaire général du ministère de la Sécurité publique, a apporté des éclaircissements sur les mesures administratives prises par le département, suite à l’émeute à Maroantsetra. Il a informé que l’affectation suite à l’incident concerne tous les policiers de la ville sans exception. Il souligne en effet qu’en tant que citoyen, le policier n’est pas au-dessus de la loi. « La police nationale n’est pas un refuge pour délinquant (…) Quelle que soit la solidarité au sein du corps, même si le corporatisme est fort, la Police nationale ne défendra jamais un délit », a-t-il déclaré. Il réitère qu’une enquête est déjà ouverte. « On ne peut pas fermer les yeux sur le décès d’une personne. L’enquête devra également déterminer ceux qui ont incendié les habitations, puisque la vindicte populaire est, également interdite par la loi et nous luttons contre cela », a-t-il précisé. Toujours selon ses dires, la direction de cette enquête a été expressément confiée à la Justice « pour éviter les appréhensions sur d’éventuelles parties prises ». (p.4)

 

Un peu d’humour

Les Nouvelles, p.2