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Revue de presse du 9 avril 2019

Revue de presse du 9 avril 2019

Les préparatifs électoraux vont bon train avec en toile de fond, des foyers de tension. En effet, l’évolution de l’affaire à Maroantsetra continue d’accaparer l’attention de l’opinion publique. Le gouvernement a considéré qu’il s’agissait d’une « vindicte populaire » et a pris des mesures administratives.

Processus électoral

EVOLUTION DES PREPARATIFS ELECTORAUX. RECEPTION DE LA DEUXIEME VAGUE DE SPECIMENS DE BULLETINS UNIQUES

La deuxième vague de spécimens des bulletins uniques imprimés en Afrique du Sud et qui serviront pendant la campagne électorale, sont arrivés, hier avec deux jours d’avance. Au total, la CENI a commandé 101 250 spécimens, soit 150 imprimés par candidat. Visuellement, ce spécimen comporte les noms et numéros des candidats, les logos, les noms de partis ou associations ainsi que les cases pour les électeurs. Comme les véritables bulletins uniques, ces spécimens sont différents d’une circonscription à une autre, en fonction du nombre de candidat dans la localité. Néanmoins, Hervé Andriamanantsoa, Vice-Président de la CENI, rassure que des mesures ont été prises pour sécuriser l’authenticité des véritables bulletins de vote. Conformément au calendrier électoral, la distribution de ces spécimens est prévue 3 jours avant le début de la campagne électorale. (Madagascar-Laza, p.2) Parallèlement à l’impression des documents électoraux en Afrique du Sud, la CENI s’attèle également à l’impression de 800 000 cartes d’électeurs. Selon les responsables au sein de la Commission, ces dernières sont destinées aux nouveaux électeurs inscrits dans la liste électorale. Leur distribution est prévue avant les scrutins. (Madagascar-Laza, p.3) Toujours dans le cadre de la préparation des scrutins, une formation des formateurs des membres des bureaux électoraux et des Sections de recensement matériel des votes, se tient ce jour dans les bureaux annexes de la CENI à Nanisana. (Midi Madagasikara, p.3)

 

Foyers de tension

DENONCIATION DE PROPAGANDE AVANT L’HEURE PAR LE KMF/CNOE

Le Comité national d’observation des élections (KMF/Cnoe) a organisé une conférence de presse, hier, à Antanimena, pour alerter la Commission Electorale Nationale Indépendante et la Haute Cour Constitutionnelle sur les actions de certains candidats qui selon cette OSC, s’apparentent à une forme de propagande avant l’heure. « Nous constatons actuellement une flagrante violation des textes électoraux commise par certains candidats à la députation. La HCC et la CENI ne devraient pas rester les bras croisés. Elles devraient se concerter pour prendre les mesures nécessaires » a indiqué Emée Ratsimbazafy, Vice-Présidente du KMF/Cnoe, lors de son intervention. L’OSC pointe particulièrement du doigt les longs cortèges organisés par certains candidats pour chercher la bénédiction des notables locaux ainsi que les différentes séances de distribution de produits de première nécessité. Le KMF/Cnoe évoque les dispositions de l’article 92 qui stipule que les réunions publiques, les défilés, les rassemblements, les activités publicitaires dans les différents médias, audiovisuels, écrits ou électroniques, ainsi que toute autre activité visant à amener les électeurs à soutenir et à voter un candidat ou une liste de candidats, constituent des moyens de propagande. En outre, l’OSC assimile la distribution de choses en période électorale à une forme de propagande. (Les Nouvelles, p.3 ; Free News, p.3 ; Le Quotidien, p.4)

 

VENTE DE LA VILLA ELIZABETH. LE PLAIDOYER DU CANDIDAT JULIEN REBOZA

L’ancien Vice-Premier ministre en charge de l’Aménagement du Territoire, et candidat à la députation, Julien Raboza, s’est exprimé sur son implication dans la vente de la villa Elizabeth, lors de son intervention dans une émission radiophonique à Amboasary-Sud, relayée ensuite par la radio Antsiva. « J’ai signé cent cinquante à deux cent actes de vente par jour. Je ne savais pas que la villa Elizabeth y figurait », s’est défendu l’ancien membre du gouvernement. A titre de rappel, l’affaire a éclaté le 24 octobre 2017, une dizaine de jours après le décès de l’ancien Président Albert Zafy. En effet, un acte de vente en date du 24 janvier 2014 signé par Julien Reboza et un certain Gérald Ramangasoavina a circulé sur les réseaux sociaux. Lors d’une conférence de presse à Faravohitra le 10 novembre 2017, Serge Zafimahova a révélé l’implication d’autres anciens ministres dans cette affaire. Il a expliqué notamment que l’acte de vente est réapparu le 15 novembre 2016 pour un changement de titre par le biais du directeur général du service foncier de l’époque. Après l’enquête du Bureau Indépendant Anti-Corruption, l’affaire a été transmise au niveau du Pôle anti-corruption. Trois personnes, dont un candidat à la députation, ont été placées sous mandat de dépôt à Antanimora. L’ancien Vice-Premier ministre attend encore son sort à la Haute Cour de Justice, note L’Express de Madagascar (p.5 ; Les Nouvelles, p.2 ; Tia Tanindrazana, p.2)

 

CIRCULATION DE TRACTS INSULTANT UN CANDIDAT AUX LEGISLATIVES. REACTION DU CONSEIL DES PREDICATEURS MUSULMANS

Le Conseil des prédicateurs musulmans de Madagascar a réagi face à la circulation de tracts contenant des informations diffamatoires et insultants, portant atteinte à l’intégrité de la candidate Jocelyne Maxime, de la plateforme IRD dans le district d’Antsiranana. « Nous condamnons fermement la diffamation, voire l’attaque personnelle à l’encontre de nombreuses personnalités publiques, militaires ou religieuses. La candidate députée Jocelyne Maxime, en a été la cible dernièrement. Nous réclamons la poursuite de l’enquête et la sanction des coupables », a déclaré Oustaz Boana, Doyen du Conseil, lors d’une conférence de presse, hier à Ivandry. Le Conseil des prédicateurs musulmans sollicite tout un chacun à adopter un geste de réconciliation et d’apaisement à la veille des élections. (La Vérité, p.2, Inona no Vaovao, p.3)

 

DETENTION D’UN CANDIDAT AUX LEGISLATIVES : LE COMITE DE SOUTIEN DU CANDIDAT DEMANDE SA LIBERATION

La Gazette de la Grande île a relayé les voix du comité de soutien du candidat indépendant, Yves Renaud Ranaivoarimalala, dit Tetely, dans le district de Tsaratanàna qui demande sa libération. Soupçonné dans l’assassinat du candidat de l’IRD Bonjean Haingotiana Rakotozafy, le candidat indépendant est incarcéré depuis un mois. Le quotidien est revenu sur les circonstances ambiguës autour de son arrestation. Selon le journal, le candidat a été retenu en garde à vue à cause du témoignage de l’un des huit suspects identifiés. Le suspect évoque un certain « Tantely », une personne de petite taille, sans toutefois reconnaître le candidat député Yves Renaud Ranaivoarimalala. Selon les indiscrétions, il aurait même avoué que les personnes qui l’ont arrêtée l’ont obligé à citer ce nom. Selon le quotidien, la population de Tsaratanàna attend le verdict des législatives qui sera le « plus beau jugement » du candidat. (La Gazette de la Grande île en ligne, consulté à la date du 9 avril)

 

PERSISTANCE DE LA GREVE DES EMPLOYES DE LA COMMUNE D’ANTSIRABE

Les employés de la commune d’Antsirabe sont en grève depuis le 15 février à cause de 11 mois de salaire impayé. Selon les explications apportées par le porte-parole du personnel, ils n’ont perçu leur salaire du mois de mars 2018 que le 31 octobre 2018 ; tandis que le 31 décembre 2018, ils n’ont perçu que la moitié du salaire du mois d’avril 2018. Les manifestants pointent du doigt la mauvaise gestion financière du maire de la ville. Ils dénoncent, entre autres, le manque de transparence et le non-respect de la comptabilité publique. Ils ont alerté le pouvoir central pour que le gouvernement se penche sur leur cas. (Midi Madagasikara, p.3)

 

MAINTIEN DE LA GREVE DU SECES

Insatisfait des pourparlers engagés avec le ministère de l’Enseignement supérieur, le syndicat des enseignants chercheurs et chercheurs enseignants (SECES) au niveau de la section Antananarivo a organisé une assemblée générale, hier, à l’issue de laquelle il menacé la fermeture de l’Université d’Antananarivo et de sept établissements ainsi qu’une année blanche pour l’année universitaire en cours. Joignant le geste à la parole, les enseignants en grève ont entamé une marche vers l’entrée de l’Université et ont bloqué l’entrée dans l’enceinte. « Après quatre semaines de revendication, aucune mesure n’a été prise pour trouver des solutions face à notre problème. La rencontre avec les responsables au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur, la semaine dernière, n’a abouti à rien. A l’issue de notre dernière réunion, nous avons décidé de maintenir l’arrêt des enseignements à l’Université d’Antananarivo et dans sept établissements, dont l’Ecole supérieure des sciences agronomiques, la Faculté de médecine, la Faculté des sciences, l’Ecole Normale Supérieure et l’Ecole polytechnique », a expliqué Faly Randriamialinoro, Secrétaire Général du SECES section Antananarivo. De son côté, Panja Ramanoelina, Président de l’Université d’Antananarivo a affirmé que les enseignants sont libres de cesser leurs activités. Il a cependant déclaré que le blocage de l’entrée de l’Université est interdit. A titre de rappel, les enseignants réclament la prise d’une dérogation spéciale par le Premier ministre pour maintenir en activité ceux qui le réclame. Ils veulent également une solution pérenne par rapport au reclassement et avancement des enseignants depuis 2015, ainsi que le paiement des heures complémentaires de quinze enseignants. (L’Express de Madagascar, p.10)

 

Focus sur la sécurité

EMEUTES A MAROANTSETRA. REMPLACEMENT DES POLICIERS ET OUVERTURE DE DEUX ENQUETES

Suite à l’escalade de violence survenue à Maroantsetra, le 6 avril dernier, le ministère de la Sécurité publique a décidé de remplacer tous les policiers en poste à Maroantsetra. Dans une déclaration signée par Roger Rafanomezantsoa, ministre de la Sécurité publique, il est mentionné qu’ « il ne s’agit pas de sanction, mais d’une mesure administrative ». Le ministère de la Sécurité publique affirme en effet que « rétablir le respect et la discipline » figure parmi les objectifs de réforme du département. « Nous réitérons que le métier de policier n’est pas un refuge pour les bandits (…) tous ceux qui ont transgressé la loi dans cette affaire seront l’objet d’une poursuite » lit-on dans la déclaration ministérielle. En outre, le ministère a demandé l’ouverture d’une enquête interne et d’une enquête judiciaire. Pour rappel, les manifestations violentes à Maroantsetra font suite à la suspicion de violence policière perpétrée sur un lycéen de 19 ans, placé en garde-à-vue au commissariat de la localité. Le décès du jeune homme a attisé la colère de la population. Le Premier ministre Christian Ntsay a qualifié la manifestation à Maroantsetra de « vindicte populaire ». En marge d’une réunion à Mahazoarivo, le 8 avril, il a annoncé que les responsables de cet événement seront sanctionnés. Réitérant l’intransigeance de l’Etat face aux vindictes populaires, il a déclaré que les personnes malintentionnées derrière ces faits ne seront pas non plus épargnées. (L’Express de Madagascar, p.3 ; Madagascar-Laza, p.2 ; Les Nouvelles, p.8 ; Madagascar-Laza, p.4 ; Free News, p.7 ; Le Quotidien, p.7 ; La Gazette de la Grande île, p.11)

 

ARRESTATION D’UN BANDIT DE RENOM IMPLIQUE DANS DES AFFAIRES DE RAPT

Les éléments de l’Unité Spéciale d'Intervention et de la Brigade Criminelle ont arrêté le dénommé Ragodogodona, le 4 avril dernier à Analakely. Egalement connu sous le surnom de Ra-BC, il est impliqué dans plusieurs affaires de kidnapping et attaques à main armées survenues entre 2017 et 2018. Parmi ces cas, figurent les rapts devant l'immeuble Assist à Ivandry, à la Cité Firaisana à Ankorondrano, au Gamo à Ampasapito et à Anosivavaka Ambohimanarina. Ragodogodona ferait partie d'un gang composé de 4 bandits. Lors de son arrestation, il a été en possession d'une carte professionnelle de journaliste. (La Vérité, p. 6 ; Inona no Vaovao, p.7 ; Midi Madagasikara, p.15)

 

Dynamique politique

STRATEGIE DE CAMPAGNE. OLGA RAMALASON NOMMEE SECRETAIRE GENERALE DU TIM

La sénatrice Olga Ramalason vient d’être nommée Secrétaire général du parti Tiako i Madagasikara, à la place de Donnat Andriamahefamparany. Elle a officiellement été présentée à la presse par Marc Ravalomanana au QG du parti à Bel’Air. « La sénatrice Olga Ramalason est une femme d’expérience qui a disposé d’une grande compétence et à déjà occupé plusieurs postes en étant déjà maire et chef d’entreprise. Je suis sûr et certain qu’elle saura conduire le parti comme il faut pour atteindre les objectifs fixés (…) Je vous assure, Olga Ramalason va travailler dur pour faire gagner les candidats du TIM aux prochaines législatives », a déclaré Marc Ravalomanana lors de son intervention. En effet, la préparation des élections législatives constitue la mission immédiate du nouveau secrétaire général. Interrogée sur ce point, elle déclare être prête à « faire le nécessaire pour faire élire le maximum de candidats TIM ». (Midi Madagasikara, p.2 ; L’Express de Madagascar, p.5 ; Madagascar-Laza, p.3 ; Le Quotidien, p.3, Tia Tanindrazana, p.3)

 

Style et déontologie

 

La Gazette de la Grande île diffuse la rumeur selon laquelle la candidate à la députation, Irmah Naharimamy serait en train de mener un lobbying en faveur de l’un de ses proches pour que ce dernier accède au poste de Président de Délégation Spéciale (PDS) de la ville de Toamasina. Rappelons que le Maire de Toamasina, Elysé Ratsiraka a été suspendu par le Conseil municipal en février. Comme le révèle le quotidien, le proche de la candidate députée, se trouve être justement le président dudit Conseil. Le journal souligne qu’il ne dispose nullement des compétences nécessaires à l’exercice du poste de PDS. Il appelle ainsi le pouvoir central à mener des investigations et à bien mesurer ses décisions pour éviter une baisse de la sa cote de popularité. (p.11)

 

Un peu d’humour

 

L’Express de Madagascar, p.3