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Revue de presse du 11 avril 2019

Revue de presse du 11 avril 2019

La Commission Electorale Nationale Indépendante et la Haute Cour Constitutionnelle viennent de lancer un atelier de formation des formateurs sur le cadre légal des législatives. Ce fut une opportunité pour les deux institutions d’uniformiser leurs interprétations de certains textes électoraux. En parallèle, la grève du Syndicat des enseignants chercheurs et chercheurs enseignants est largement couvert par les quotidiens.

Processus électoral

LANCEMENT DE L’ATELIER DE FORMATION DES FORMATEURS SUR LE CADRE LEGAL DES LEGISLATIVES

Avec l’appui du projet SACEM (Soutien au Cycle Electoral de Madagascar), un atelier de formation des formateurs sur le cadre légal des élections législatives s’est tenu, hier, à Ambohidahy sous l’égide de la HCC et de la CENI. Cette séance lance le coup d’envoi d’une série d’ateliers qui seront organisés dans les 22 chefs-lieux de région à l’intention des présidents des Sections de recensement matériel des votes. Le principal objectif de ces initiatives réside dans la vulgarisation de la législation électorale auprès des candidats. Plus précisément, les règles applicables au scrutin législatif seront expliquées aux candidats afin de leur permettre d’appréhender leurs droits et responsabilités dans les différentes phases du processus électoral. Ils seront sensibilisés sur les règles à suivre dans l’exercice de la propagande et informés sur les règles d’accès aux SMRV et à la CENI pour l’observation des travaux de recensement des votes, de consolidation, de transmission et de centralisation des résultats. En cas de contestation des résultats, les candidats seront outillés pour formuler toute voie de recours requise devant la juridiction compétente. (Midi Madagasikara, p. 11 ; L’Express de Madagascar, p.5 ; Madagascar-Laza, p.3 ; La Vérité, p.3 ; Free News, p.5 ; La Gazette de la Grande île, p.8 ; Inona no Vaovao, p.3) Au-delà du renforcement de capacité des candidats, cette séance à Ambohidahy a également permis à la CENI et à la HCC de se mettre au diapason concernant l’interprétation des textes électoraux. Ainsi, des passages se référant aux différentes étapes du processus électoral ont été étudiés durant la première journée de la formation. C’est notamment le cas de la manière de dresser une requête, l’une des sources de malentendus lors des dernières élections présidentielles. « La phrase “recevable, mais non fondé” de la HCC, en réponse aux preuves fournies par les candidats dans leur requête, a été une source de polémique lors des derniers scrutins. Nous comptons nous informer sur les types de preuves recevables pour éviter que les candidats à la députation ne se trouvent dans la même situation », a expliqué Thierry Rakotonarivo, Vice-Président de la CENI. Dans la même lignée, les dispositions relatives aux différentes étapes allant de l’acheminement des résultats, en passant par les contentieux électoraux et les dispositions se rapportant à la campagne électorale ont été abordées. A cet effet, Jean Eric Rakotoarisoa, Président de la HCC, a indiqué qu’aucune tolérance ne sera accordée aux candidats qui enfreignent le Code électoral durant la campagne officielle. « Si nous ne pouvons qu’avertir des candidats en cette période de précampagne, ce ne sera plus le cas durant la campagne officielle. Nous pourrons prendre des mesures pouvant aller jusqu’à la disqualification des candidats qui poursuivent encore les genres d’infractions aux textes électoraux », a-t-il averti. (Les Nouvelles, p.3)

  • Le Président de la HCC a particulièrement dénoncé la diffusion d’un jingle d’un candidat sous forme de top horaire sur les ondes d’une station radiophonique, qu’il qualifie de « propagande ». Il a également mis en cause les affichages placardés avec les photos et les numéros des candidats ainsi que les rassemblements populaires. « Ne soyez pas étonné si vous allez être disqualifiés » a-t-il déclaré. Il reconnaît cependant la délicatesse de la situation, notamment les défaillances du cadre légal et l’insuffisance de temps imparti à la campagne électorale. Comme solution, le juge constitutionnel propose l’avancement et la prolongation de la durée de la campagne électorale. (Le Quotidien, 3)
  • La Gazette de la Grande île a dénoncé le non-respect des dispositions électorales par le candidat indépendant Augustin Rakotonirina, qui était également Directeur général de la société Fanalamanga. Le quotidien rapporte les témoignages de certains riverains de Moramanga qui affirment qu’il continue d’exploiter le matériel de la société semi-étatique. En outre, le journal s’insurge contre l’utilisation du surnom « DG Augustin » dans le bulletin unique. (11)

RAPPEL A L’ORDRE DE LA CENI SUR LES REGLES ELECTORALES

Le Vice-Président de la CENI, Thierry Rakotonarivo a profité de sa rencontre avec les journalistes, en marge du lancement de la formation des formateurs sur le cadre légal des législatives pour lancer un rappel à l’ordre à l’endroit des candidats aux élections à la députation et à leurs partisans. « Il est rappelé que tous les responsables soumis à l’obligation de démissionner auraient dû le faire depuis le 19 mars, date de publication officielle de la liste des candidats aux élections législatives, suivant l’article 6 de la loi organique relative au régime général des élections et aux référendums », a-t-il affirmé. La CENI pointe particulièrement du doigt le non-respect de cette disposition par certains candidats installés dans certaines circonscriptions reculées. Dans la même lignée, le responsable au niveau de la Commission a rappelé que les autorités étatiques ne doivent pas prendre part à la campagne électorale et que les moyens étatiques ne devraient pas être utilisés à des fins de propagande. Thierry Rakotonarivo de mettre en garde que tous ceux qui ne se conforment pas aux lois électorales encourent la disqualification. (Le Quotidien, p.3)

COMPTE DE CAMPAGNE. LE CCVP PEUT SAISIR LES AUTORITES COMPETENTES SI BESOIN

La loi ne prévoit aucune sanction au cas où un candidat ne restitue pas son compte de campagne. Néanmoins, des sanctions sont prévues dans le cas où des irrégularités sont constatées dans l’élaboration de ce compte. « L’article 88 de la loi organique relative au régime général des élections et aux référendums donne à la Commission de contrôle des financements de la vie politique, la possibilité de saisir les entités compétentes en cas d’inobservation de la disposition liée au financement de la campagne électorale », a souligné le juriste Herilaza Imbiky, lors de son intervention à la Radio nationale, hier. Concrètement, une déclaration douteuse d’un candidat peut conduire la CCFVP à interpeller le Tribunal de première instance, le Service des renseignements financiers (SAMIFIN), le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) ou bien le Pôle Anti-Corruption (PAC). La même procédure est également valable même pour tout candidat n’ayant pas déposé son compte de campagne auprès de la CCFVP. Pour rappel, les délais de dépôt de compte de campagne ont pris fin respectivement le 28 février et le 8 avril derniers, pour le premier et le second tour des élections présidentielles. Le dernier rapport de la CCFVP indique que 18 candidats n’ont pas encore déposé leur compte de campagne. (Les Nouvelles, p.2 ; La Gazette de la Grande île, p.7)

 

Foyers de tension

SUR LA GREVE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Les étudiants menacent de rejoindre le mouvement du Syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants. « La plupart des enseignants n’ont pas repris les cours depuis le début de la grève. Cette situation nous concerne directement dans la mesure où nous affectons un budget conséquent à notre logistique pour rejoindre le campus. Par ailleurs, nous craignons une année blanche qui affecterait non-seulement la durée de nos études universitaires mais aussi leur financement. Nous interpellons les responsables étatiques pour qu’ils trouvent une solution », s’est plaint un étudiant. Hier, les enseignants en grève ont continué de bloquer l’entrée de l’Université. Selon les explications apportées par Grégoire Ravelonirina, seuls quatre enseignants ont continué à dispenser des cours, hier ; et ensuite, ils ont fini par grossir les rangs des grévistes. « Nous pouvons confirmer que la grève concerne à 100% toutes les Facultés à l’Université d’Antananarivo », a-t-il souligné. Campant sur sa position, le syndicat SECES réclame une négociation avec le président de la République pour faire valoir ses revendications. « Nous sommes ouverts à la négociation, puisque la solution vient des rapprochements et des espaces de dialogues entre les parties concernées. Nous appelons le président de la République et le Premier ministre à examiner le contenu de nos revendications » a-t-il déclaré. Pour rappel, la grève du SECES a commencé il y a un mois. Le syndicat revendique la prise d’une dérogation spéciale par le Premier ministre, pour maintenir en activité les enseignants qui le réclament. Ils veulent également une solution pérenne par rapport au reclassement et avancement des enseignants depuis 2015, ainsi qu’au paiement des heures complémentaires de quinze enseignants. (L’Express de Madagascar, p.9 ; Les Nouvelles, p.4 ; Madagascar-Laza, p.5 ; Le Quotidien, p.5 ; La Gazette de la Grande île, p.7)

 

Un peu d’humour

La Gazette de la Grande île, p.6