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Revue de presse du 15 avril 2019

Revue de presse du 15 avril 2019

La presse de ce jour informe sur certaines modalités concernant le temps d’antenne qui sera accordé à chaque candidat durant la période de campagne électorale. Le remplacement de chefs fokontany à Belo-sur-Tsiribihina suscite l’inquiétude de certains candidats à la députation. Par ailleurs, les journaux ont accordé un intérêt au thème de la violence basée sur le genre dans leurs colonnes.

 

Processus électoral

 

La période consacrée à la propagande sera ouverte dans une vingtaine de jours. En attendant, la Commission Electorale Nationale Indépendante informe que la Radio Nationale Malgache accordera un temps d’antenne à chaque candidat dont la durée totale est de 3236 minutes à départager entre les 809 candidats. Chacune des personnes en lice pour les législatives disposera de 4 minutes départagées en 4 tranches de 1 minute pour les 15 jours de campagne électorale. Cela répond aux dispositions de la loi organique 2018-008 en son article 112 prévoyant un accès égal aux médias publics pour chaque candidat. Aussi, la répartition et la programmation sont faites avant le début de la campagne électorale et par tirage au sort. (Madagascar-Laza p.3)

 

Foyers de tension électorale

 

Des candidats aux élections législatives dans la région Menabe ont fait part de leur inquiétude sur la situation de Belo-sur-Tsiribihina. Ils dénoncent notamment des éventuelles manœuvres politiques de l’administration en ces jours qui précèdent le scrutin. Des remplacements douteux de chefs fokontany et de membres de bureau de vote dans certaines communes viseraient à faire élire un candidat du régime. Le remplacement implique les fokontany d’Antsiraraka, Tanambato et Miariloha pour la première commune. Pour la seconde commune, il est question des fokontany de Soanafindra, Mahavato et Fenoarivo. La décision en ce sens survient le 26 mars dernier et fait suite à une élection qualifiée d’ « illégale » par Le Quotidien. Et pour cause, le chef fokontany d’Antsiraraka témoigne qu’il n’a pas été mis au courant ; aussi les voix ont-elles été détournées car 95 personnes ont voté pour son remplacement alors que son fief compte 600 à 700 électeurs. Le chef fokontany de Fenoarivo Berevo a pour sa part été contraint de procéder à une passation de service avec le président entrant sans le consentement de la population, selon Le Quotidien (p.3)

 

Dynamique politique

 

SENAT : TENTATIVE DE DESTABILISATION A L’ENCONTRE DU BUREAU PERMANENT

Le bureau permanent de la Chambre Haute a fait l’objet d’une énième tentative de déstabilisation depuis l’avènement de l’actuel président de la République. Il apparaît que derrière cette tentative se trouveraient des personnalités issues de la même écurie politique que le numéro un du Sénat, Rivo Rakotovao. Il s’agirait de l’ancien ministre Riana Andriamandavy VII, de l’actuel vice-président du Sénat Kolo Roger et du sénateur d’Atsimondrano, Randriamihaingo Berthin ainsi que de Lylison Rolland de René. Le président de la Chambre en question ne bénéficierait plus du soutien de ceux qui lui ont permis d’accéder à sa place. Midi Madagasikara rappelle que les sénateurs du HVM avaient changé de camp dès lors qu’Andry Rajoelina avait remporté les élections présidentielles. Cette désertion était déjà une réalité alors que la campagne n’avait pas encore débuté. Quoiqu’il en soit, la procédure de destitution des membres du bureau permanent risque de prendre du temps car les conditions pour que cela se fasse ne sont pas réunies. Pour rappel, seul le constat d’une faute lourde peut justifier une déchéance. Par ailleurs, la Chambre étant actuellement hors session, les fomenteurs de la déchéance devront convoquer une session extraordinaire qui ne peut se tenir qu’avec l’accord de la majorité absolue des sénateurs. En attendant, les sénateurs concernés prévoient de se réunir demain afin de décider de la suite à donner à cette manœuvre de déstabilisation. Le journal rappelle que depuis le 5 février, le Sénat est mis en veilleuse bien que ses membres continuent de bénéficier des avantages liés à leur fonction. (p.2) Pour sa part, Rivo Rakotovao estime que l’agissement des anciens partisans du HVM relève d’un choix politique. Il a par ailleurs tenu à préciser que le Sénat est une Chambre Haute et non une Chambre d’opposition et pour cela, il s’agira pour les sénateurs d’agir en servant le pays et non dans leur intérêt personnel. (Madagascar-Laza p.3)

 

DES CANDIDATS AUX LEGISLATIVES CONTINUENT DE SE PRESENTER AUX ELECTEURS

  • Andry Ratsilavina, candidat de l’IRD dans le district de l’Atsimondrano a annoncé, en marge de la cérémonie de lancement officiel de la reprise des travaux de réhabilitation du Palais de la Reine, que l’important dans la campagne électorale était de convaincre les électeurs. Il n’est donc pas question de partager des biens et de l’argent mais de convaincre la population par la discussion. (La Vérité p.2)
  • Marc Ravalomanana a présenté de manière officielle à la population d’Atsimondrano, le candidat que présente son parti dans cette localité, Alain Ratsimbazafy. Ce samedi 13 avril fut l’occasion pour eux de faire savoir à la population les rôles et attributions des députés. (Tia Tanindrazana p.2)

 

TOURNEE PRESIDENTIELLE : LA CONSTRUCTION D’INFRASTRUCTURES AU MENU

Le Président Andry Rajoelina a effectué une descente à Ambilobe au cours de laquelle il a réitéré sa volonté de réaliser les promesses faites lors de la propagande. Après le lancement de la construction de la voie rapide à Toamasina, il annonce le début des travaux pour la réhabilitation de la RN5A reliant Ambilobe à Vohémar. Pour rappel, un accord cadre relatif au financement de ce projet d’un montant de 155 millions de dollars a été signé il y a peu avec la Chine, acte qui, selon le Président, prouve sa volonté à tenir sa promesse. Une fois cette voie réhabilitée, le voyage entre les deux villes se fera en trois heures s’il se fait jusqu’ici en 24 heures. Andry Rajoelina a affirmé que contrairement à ses prédécesseurs, il a bel et bien gagné la confiance de la Communauté internationale qui, par la signature de cet accord-cadre, lui accorde un total crédit. De son côté, le Chargé d’affaires de l’Ambassade de Chine a félicité le Président malgache qui, d’après ses dires, a réussi à apporter du changement en seulement 3 mois au pouvoir. Pour ce qui est de la réhabilitation de la RN5A, les travaux dureront 24 mois. Il est aussi prévu la construction de 5 nouveaux ponts et la rénovation des 10 autres déjà existants. Le travail sera effectué par l’entreprise China Road and Bridge (CRBC). (Les Nouvelles p.2 ; Midi Madagasikara p.3 ; Free News p.2 ; Inona no Vaovao p.2 ; Tia Tanindrazana p.2 ; Inona no vaovao p.2) Le Quotidien rappelle pour sa part que les travaux portant sur la RN5 ont été lancés du temps d’Hery Rajoanarimampianina avec le même financement chinois. Le journal s’interroge sur la différence entre les deux projets initiés respectivement par Rajaonarimampianina et Rajoelina. D’ailleurs, ce dernier devrait remercier son prédécesseur, défend Le Quotidien, qui s’indigne que les actuels dirigeants font l’impasse sur le rôle des anciens tenants du pouvoir dans les projets qui seront inaugurés bientôt. (p.2) La Vérité défend que d’anciens dirigeants avaient mis en scène la pose de la première pierre de la réhabilitation de cet axe sans que cela ne soit suivi d’action concrète. (p.3)

 

Femmes

 

MIALY RAJOELINA : AMBASSADRICE DU FNUAP POUR LA LUTTE CONTRE LES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE

La réception marquant le cinquantième anniversaire du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) s’est tenue vendredi dernier. Ce fut l’occasion pour le représentant de l’agence en question, Constant-Serge Bounda de souligner que près de la moitié des femmes sont toujours victimes de violence basée sur le genre, d’où l’importance de lutter pour la promotion de la femme. La Première Dame a été désignée Ambassadrice du FNUAP pour mener cette lutte. Un choix motivé par les actions concrètes menées par Mialy Rajoelina dans le cadre de son association Fitia, a affirmé Constant-Serge Bounda. La Première Dame a pour sa part signifié sa volonté à mener ce combat qui ne s’avère pourtant pas aisé car la violence à l’encontre de la gente féminine apparait à Madagascar comme un fait de société normal. D’ailleurs, pas plus tard que la semaine dernière, le ministère de l’Education nationale avait publié un message sur sa page Facebook, démontrant que le combat est loin d’être gagné. Pour rappel, la publication appelait les parents et les jeunes filles et les femmes d’endosser des tenues vestimentaires décentes afin de ne pas susciter des envies malsaines auprès de la gente masculine. Un message qui a déchaîné des passions sur les réseaux sociaux. (L’Express de Madagascar p.5 ; Madagascar-Laza p.3) Le ministère en question a pris des mesures face à la publication de ce message considéré maladroit. Le ministre en question a d’ailleurs condamné les propos tenus sur cette publication, les jugeant contraires à l’éthique et à la morale. Ainsi, des mesures pour sanctionner la diffusion de l’image dite maladroite et choquante dans le message ont été prises, à savoir la suppression immédiate de la publication, ainsi que la restructuration de l’office de l’éducation de masse et des citoyens auprès du ministère. Il a par ailleurs, été annoncé que rien ne peut justifier les agressions sexuelles dont pourraient être victime la gente féminine et encore moins ses tenues vestimentaires. (Les Nouvelles p.5 ; La Vérité p.5)

 

Focus sur la sécurité

 

2018 : UNE ANNEE MARQUEE PAR LES VINDICTES POPULAIRES

Les Nouvelles informent que dans le courant de l’année 2018, 50 personnes ont succombé pour cause de vindicte populaire. Ce fléau s’est généralisé suite au manque de confiance de la population envers la justice mais également à cause de la non-sanction des auteurs de ces actes, selon Seth Andriamarohasina, rapporteur de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme. Le faible nombre des éléments des forces de l’ordre constitue également un blocage à l’éradication du problème. Si la norme internationale est de 3 policiers pour 1000 habitants, le cas de Madagascar est de 1 policier pour 3000. Il a par ailleurs, fait remarquer que ce fléau est moins présent dans les régions pratiquant la culture de rente, à l’instar de la région Sava où, dans la plupart des cas, les voleurs de vanille sont soumis à une amende. Aussi, il est important de préconiser une solution afin de prévenir ce genre d’actes car il s’agit d’une atteinte aux droits humains. (p.3)

 

Style et déontologie

 

Madagascar-Laza publie des photos de cadavres à sa Une dont les visages sont identifiables et qui n’ont pas été floutés. Les images sont celles de deux présumés délinquants ayant attaqué un fourgon Brinks, morts sous les balles des forces de l’ordre. L’article s’intitule : « Attaque de véhicule Brinks : deux hommes décédés ». En sa page 2, le journal informe en même temps, que le ministère de la Communication a fait une interpellation sur la publication de photos de cadavres sur les réseaux sociaux. Un appel a, en ce sens, été lancé aux internautes en respect non seulement des mœurs et valeurs malgaches qui prônent le respect des morts, mais également des victimes. (p.2)

 

Un peu d’humour

La Gazette de la Grande Ile p.5