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Revue de presse du 11 juin 2019  

Revue de presse du 11 juin 2019   

 

La contestation des candidats aux élections législatives prend de l’ampleur à la Une des quotidiens du jour. Ils s’apprêtent à déposer des plaintes appuyées par des preuves auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. Parallèlement, la CENI annoncera que les résultats officiels provisoires ce samedi 15 juin.

 

Foyer de tension électorale

LES CONTESTATIONS DES RESULTATS DES ELECTIONS LEGISLATIVES SE POURSUIVENT

Des fraudes électorales ont été soulevées dans le district de Toliara II, après l’incendie du bureau du SRMV de Toliara II. Et malgré le fait que les responsables de la CENI ont rassuré que les préjudices n’ont pas affecté les résultats, étant donné que les fichiers contenant la base de données nécessaires ont été transférés à temps, la suspicion de manipulation du traitement des résultats électoraux court dans les rangs des candidats de cette localité. Ces derniers suggèrent ainsi la réorganisation du scrutin dans leur district. Une proposition qui a été rejetée par le candidat qui se trouve à la première place. Ceux qui sont d’accord avec cette idée de réorganisation entendent porter plainte auprès de la HCC pour dénoncer des irrégularités. « Le fait d’invoquer l’existence des fraudes électorales n’est pas nouveau. Toutefois, nous envisageons d’introduire une requête avec des preuves à l’appui que nous sommes aussi victimes de ces anomalies » a souligné le candidat Houssen Rochelin. Dans le district de Toliara II, c’est le candidat de la plateforme IRD qui mène la course, mais la bataille est loin d’être gagnée car le score est serré entre lui et celui qui se trouve à la deuxième position, note L’Express de Madagascar. Le candidat Théo Rakotovao a en effet déclaré que « le processus électoral n’a jamais été transparent. Tout au début de la campagne, les règles de jeu n’ont pas été bien claires aux participants. Des fraudes ont été observées partout si l’on ne cite que l’achat des voix, l’utilisation des fausses cartes d’identité nationales et la mobilisation des citoyens y compris les mineurs pour participer aux votes. » D’après les informations émanant de la CENI, les candidats plaignant ont été sollicités à présenter des preuves en vue d’une confrontation de procès-verbaux. Environs trois cents candidats ont répondu à cet appel. Des incohérences ont été découvertes au cours de la confrontation. Un fait qui a justifié en quelque sorte les soupçons des candidats durant le traitement des résultats depuis les bureaux de vote. Le vice-président de la CENI, Thierry Rakotonarivo a admis que des agents des démembrements seraient sans aucun doute impliqués dans la modification des données inscrites dans les procès-verbaux. (L’Express de Madagascar, p.5). En outre, d’après les dernières informations, les résultats provisoires seront annoncés ce samedi. Le traitement des résultats issus de 90 districts a été bouclé samedi dernier. Rappelons que la CENI ne déclarera pas tel ou tel candidat est élu. Selon les dernières tendances publiées, la majorité sera gagnée par la plateforme IRD avec 84 sièges, suivi par les indépendants qui détiennent 51 sièges, tandis que le parti TIM de l’ancien président Marc Ravalomanana arrive en troisième position avec 16 sièges. (La Vérité, p.2 ; Inona no Vaovao, p.3) – La Gazette de la Grande Ile se demande si les fraudes électorales sont quasi-inévitables à Madagascar. Il est acquis que les élections n’ont jamais pu se dérouler en toute transparence ; il y a toujours des critiques venant des citoyens ou des candidats. Il est quand même désolant de constater que malgré le fait que nous avons une entité électorale telle que la CENI pour gérer les scrutins, ses attributions ne suffisent pas encore pour garantir une élection juste et transparente, atteste le quotidien (p.7). De l’avis de Le Quotidien, des candidats indépendants à Toamasina montent aussi au créneau. Ils dénoncent les anomalies et fraudes électorales. Et ils désignent le président de la République comme étant le chef d’orchestre de ces irrégularités. Arrivés dans la capitale depuis samedi, ils ont convoqué la presse pour dénoncer ces anomalies. Ils ont affirmé qu’ils sont en possession de preuves qu’ils vont remettre à la HCC. Un candidat de Fénérive-Est a soutenu que la transgression de la loi en vigueur fuse de partout et à tous les niveaux. Cela a commencé dès l’élaboration de la liste électorale, s’est poursuivi lors de la propagande, des tentatives de transformation des résultats ont même été constatées pendant et après le scrutin. Le candidat de Soanieran’Ivongo Fidison Mananjara a fait savoir que même de hauts responsables de l’administration ont participé à la campagne électorale. (p.3)

 

Dynamique politique

DUEL ENTRE DEUX FEMMES DE L’IRD A LA TETE DE LA CHAMBRE BASSE

Une fois les résultats officiels prononcés par la Haute Cour Constitutionnelle, les nouveaux députés se réuniront pour une première session spéciale afin de mettre en place les membres du bureau permanent. Sauf modification  du règlement intérieur, ce bureau permanent sera composé de douze membres dont un président, six vice-présidents à raison de un par province, de trois questeurs, un rapporteur général et un rapporteur général adjoint. Ensuite, les parlementaires procéderont à l’élection des présidents des commissions et du président de l’Assemblée nationale. Midi Madagasikara prévoit que la présidence sera disputée par deux femmes, à savoir Christine Razanamahasoa qui mène provisoirement dans le district d’Ambatofinandrahana, et Irmah Naharimamy Lucien de Toamasina I. De l’avis du quotidien, ce sera une revanche pour Christine Razanamahasoa après le coup fourré qui lui été infligée en 2014. Elle a gagné l’élection avec 77 voix contre 69 pour Jean Max Rakotomamonjy. Trois mois après, une nouvelle donne politique s’est installée dans le pays et la coordinatrice générale du Mapar a été destituée, Jean Max Rakotomamonjy a eu le soutien de la nouvelle majorité présidentielle. Si Christine Razanamahasoa a été pressentie au début du mandat d’Andry Rajoelina, une autre femme du camp présidentielle est devenue une figure incontournable, il s’agit de la candidate de l’IRD dans la capitale de Betsimisaraka, déclare le quotidien. Elle est en bonne position pour briguer la tête de l’Assemblée nationale. Le président de la République en personne a semblé miser sur l’ancienne ministre de la population. En outre, il ne faut pas oublier que d’autres éventualités ne sont pas écartées. (p.2)

 

LE FFKM POINTE DU DOIGT 

À l’occasion de la célébration de la Pentecôte, le Conseil Œcuménique des Églises Chrétiennes de Madagascar ou FFKM a transmis un message à l’endroit de tous les citoyens. Les quatre leaders d’Église ont particulièrement mis l’accent sur les maux qui continuent à frapper le pays depuis son indépendance. « Les Malagasy sont désemparés face aux différents problèmes auxquels ils sont quotidiennement confrontés. La situation ne cesse d’empirer » ont-ils déploré. Encore une fois, ils ont tiré la sonnette d’alarme sur la recrudescence des cas d’insécurité ainsi que les pratiques de corruption qui n’ont pas changé même si on a maintenant de nouveaux dirigeants. Par ailleurs, les Chefs d’Église ont demandé aux fidèles à reconnaitre leurs péchés et à se réconcilier avec le Créateur. Ils leur a conseillé de recevoir le Saint Esprit, le Seul  qui peut guider vers le chemin de la paix et de la liberté. (Midi Madagasikara, p.2). Dans les colonnes de Les Nouvelles, les chefs d’églises appellent à une prise de responsabilité et rapporte la déclaration du Pasteur Irako Ammi Andriamahazosoa, président de la FJKM : « Nous sommes actuellement dans l’attente des résultats des législatives et l’insécurité continue de miner le pays. Face à tout cela, nous devons considérer les trois aspects de la Pentecôte ». (p.2)

 

Communauté internationale

L’AMBASSADEUR DE LA RUSSIE FELICITE MADAGASCAR

La célébration de la journée de la Russie s’est tenue le 7 juin dernier à l’Ambassade dudit pays sis à Ivandry. Lors de son discours, l’Ambassadeur Stanislav Akhmedov a réagi par rapport aux dernières législatives, « Nous regardons le futur de la République avec optimisme à cette nouvelle étape de son histoire qui a été marquée par l’élection présidentielle. L’organisation du scrutin a été hautement estimée par des observateurs locaux et internationaux. Probablement, c’était la première fois dans l’histoire moderne de Madagascar où le transfert de pouvoir sans avoir procédé à des conflits majeurs et dans les cadres légaux et démocratiques. Nous espérons que la nouvelle composition de l’Assemblée Nationale correspondra pleinement au niveau des objectifs fixés. » Aussi, l’Ambassadeur a affirmé que son pays est encore prêt à soutenir les efforts du Président de la République dans la mise en œuvre de l’IEM. (Midi Madagasikara, p.3). L’OIT est très présente à Madagascar et intervient dans plusieurs secteurs  d’activité. Ses deux principaux défis sont la promotion de l’emploi décent des jeunes et la lutte contre le travail des enfants. (Les Nouvelles, p.3 ; Madagascar Laza, p.2)

 

Un peu d’humour

 

L’Express de Madagascar p.3