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Revue de presse du 20 juin 2019  

Revue de presse du 20 juin 2019   

 

La baisse du prix à la pompe, annoncée par la Présidence de la République suite à d’intenses négociations avec les pétroliers, est à la Une des quotidiens ce jour, reléguant au second plan l’évolution du traitement des résultats électoraux.

 

Foyer de tension électorale

CONTENTIEUX ELECTORAUX. DES REQUÊTES PAR CENTAINE DEPOSEES AUPRES DE LA HCC

La réception des requêtes est close au niveau de la HCC. Depuis lundi, plusieurs centaines de plaintes ont été déposées auprès de l’instance. "Nous avons reçu plus de 500 dossiers jusqu'à maintenant émanant de candidats, de partis politiques, d'OSC et de simples citoyens. Outre les recours en annulation, la dénonciation de l'utilisation des prérogatives de puissance publique pendant la campagne électorale figure parmi les cas évoqués" rapporte Ratsarazaka-Ratsimandresy, directeur de cabinet de la HCC. À titre de rappel, les hauts conseillers constitutionnels ont publié un guide qui explique le contentieux électoral sur les législatives par le biais d’un communiqué à la date du 15 mai. Le document expose les démarches à effectuer, les compétences de la HCC, ainsi que les conditions de recevabilité des requêtes. À la fin de chaque présentation, le document demande aux requérants d’annexer « toutes les pièces produites au soutien des moyens ». Concernant les compétences de la HCC, les juges constitutionnels assurent des fonctions de contrôle. (L’Express de Madagascar, p.5)

  • Boniface Zakahely, candidat dans le district de Mananara-Nord, dénonce les irrégularités dans plusieurs communes de sa circonscription électorale, notamment, la participation des agents de l'administration à la campagne électorale. "Nous avons déposé une requête à la HCC pour rétablir la vérité" déclare-t-il. (L'Express de Madagascar, p.5)
  • Plusieurs candidats dans plusieurs localités, pour ne citer que ceux de Bealalana, de Toliara II et d’Ambositra et leurs partisans réclament l’organisation de nouvelles élections pour résoudre les conflits électoraux. (L'Express de Madagascar, p.5)

 

DES BRUITS SUR LA LIBERATION PROVISOIRE DU CANDIDAT LEVA CREE LE TOLLE A MORONDAVA

La Vérité annonce dans ses colonnes que le candidat député de Mahabo, Ludovic Adrien Raveloson dit Leva, détenu à la maison centrale d’Andabatoara à Morondava depuis le 24 avril, aurait bénéficié d’une liberté provisoire suivant un ordre ayant émané d’une instance judiciaire de Toliara. À titre de rappel, le politicien est accusé d’un double meurtre commis à l’intérieur même de son domicile à Ankilizato le 21 septembre 2016. Dans la même lignée, il est accusé de destruction de forêt naturelle. En détention provisoire avec son fils avant même le début de la campagne électorale, il n’a pu mener sa propagande. Se référant aux résultats provisoires publiés par la CENI, il a cependant gagné le vote dans sa circonscription. Selon une source contactée par le quotidien, les bruits de sa libération provisoire auraient créé un tollé dans la capitale du Menabe. Le candidat-député aurait en effet proféré des menaces contre quiconque se présentant en travers de son chemin. (p.2)

 

Dynamique politique

BAISSE DU PRIX À LA POMPE. L’ETAT ET LES PETROLIERS ONT TROUVE UN ACCORD

Après trois jours d’intenses négociations, "l’État et les pétroliers ont trouvé un consensus pour réguler l'approvisionnement et la tarification des produits pétrolier" a annoncé, hier, la Présidence de la République en affichant le nouveau prix à la pompe qui prendra effet à partir de ce jour. Le prix de l'essence baisse ainsi de 100 Ariary pour descendre à 4 100 Ariary, celui du gasoil connaîtra une réduction de 150 Ariary, passant de 3 550 à 3 400 Ariary. Le prix du pétrole lampant, pour sa part, a été révisé à 2 130 Ariary, avec une baisse de 500 Ariary. Ces tarifs ont été étudiés tout en prenant en considération plusieurs paramètres, entre autres, le prix de référence frontière, le coût du transport et du stockage, le coût de la distribution, ainsi que les taxes et redevances. Selon les explications de Vonjy Andriamanga, ministre de l'Eau, de l'Énergie et des Hydrocarbures, le faible écart de la baisse du prix de l'essence a été décidé pour contenir l'inflation. En outre, le prix du pétrole lampant a connu une baisse conséquente afin d’augmenter le pouvoir d'achat des ménages les plus vulnérables, utilisant majoritairement cette denrée. Parmi les autres décisions prises suite aux négociations d’hier figurent la révision du coût du  fret maritime par tonne métrique, passant de 65 dollars à 40 dollars et l’augmentation des rémunérations des gérants des stations, qui sont majoritairement de nationalité malgache. Par ailleurs, le dépôt de carburants à Ankorondrano sera transféré en dehors de la ville pour cause de non-conformité à la sécurité urbaine. Concernant la réserve en carburant (le stock de sécurité), elle devrait être augmentée de 45 jours au lieu de 21 jours. (L’Express de Madagascar, p.7 ; Midi Madagasikara, p.13; Madagascar-Laza, p.7 ; Les Nouvelles, p.22 ; Le Quotidien, p.4 ; La Gazette de la Grande île, p.9 ; Free News, p.3 ; Tia Tanindrazana, p.3 ; Inona no Vaovao, p.3)

 

CAMPAGNE DE DENIGREMENT CONTRE L’IEM. LE PROCES DE MAHERY LANTO MANANDAFY, CE JOUR

Le procès opposant l’initiateur de l’Émergence Madagascar, Holijaona Rabaonarijaona à Mahery Lanto Manandafy, aura lieu ce jour au Tribunal d’Anosy. Cette affaire fait suite à la publication d’un article paru sur le réseau social Facebook, à travers lequel Mahery Lanto Manandafy a fortement critiqué le projet d’Holijaona Rabaonarijaona. L’affaire a déjà été présentée au parquet il y a quelques jours durant laquelle Mahery Lanto Manandafy a bénéficié d’une liberté provisoire.  (Les Nouvelles, p.3 ; La Gazette de la Grande île, p.11 ; Tia Tanindrazana, p.3) Lors d'un point de presse, hier, l'association "Cartel Madagascar", regroupant environ 150 associations nationales et internationales, a réagi suite aux "rumeurs diffamatoires mettant en cause la crédibilité du projet IEM" perpétré par Mahery Lanto Manandafy. « Nous avons estimé que l’IEM du président Rajoelina, la vision à partir de laquelle il a été élu, comporte des projets de développement et des « velirano » qui répondent aux aspirations, aux besoins du peuple. Nous avons donc, décidé de soutenir cette initiative en faisant appel à l’action, au dynamisme et à l’engagement des associations membres de Cartel Madagascar. Après cette publication, nous avons cependant perdu notre crédibilité auprès de nos partenaires, lesquels ont accusé Cartel Madagascar de soutenir et de les engager dans un prétendu projet, mais qui n’est que du bluff. Pour gérer la situation, nous étions obligés de supplier les partenaires à rester et à continuer de s’engager pour le développement de Madagascar » s’est plaint Florence Razanatahina, présidente de l’association, qui considère ces rumeurs diffamatoires à une forme « d’atteinte à la sureté de l’État ». (Midi Madagasikara, p.13; Free News, p.3; Inona no Vaovao, p.2)

 

Communauté internationale

RELATIONS FRANCE MADAGASCAR. DEPART DE VERONIQUE VOULAND-ANEINI SUR UNE NOTE OPTIMISTE

Après quatre années de fonctions à Madagascar, l’ambassadeur de France, Véronique Vouland-Aneini prépare son retour en métropole. Elle quittera officiellement ses fonctions en fin juillet, après la célébration de la fête nationale française pour prendre son nouveau poste en Jordanie. Lors d’une rencontre avec la presse, hier, à Ambatomena, elle a présenté le bilan de ses quatre années d’exercice dans la Grande île. La diplomate s’est réjouie de l’amélioration notable des relations bilatérales entre la France et Madagascar. « La visite de l’actuel président de la République Andry Rajoelina et celle de l’ancien Chef d’État Hery Rajaonarimampianina témoignent de cette dynamique retrouvée dans les relations entre les deux pays. La visite de l’ancien président François Hollande, alors qu’il était encore en exercice, montre également la confiance retrouvées entre les deux nations » a exposé la diplomate. Elle regrette toutefois la persistance d’un « certain malaise » au niveau de la population. « Il est vrai qu’une frange de la population est toujours en froid avec la France et éprouve une certaine réticence à l’égard de ce qui touche la France à cause des problèmes sans doute liés à l’histoire » note-t-elle. Touchant mot concernant le climat des investissements, elle  reconnaît que l’environnement des affaires à Madagascar est encore « très dérisoire ». Toutefois, elle souligne l’existence d’un intérêt évident des investisseurs français pour Madagascar. Dans ce sens, elle préconise le renforcement de la sécurité des investissements. Donnant son avis sur la situation socioéconomique dans le pays, l’ambassadeur a soutenu que le mode de vie des Malgaches n’a pas connu d’évolution notable depuis 4 ans. Elle reste cependant optimiste quant au développement du pays compte tenu de la volonté et des récentes mesures prises par le nouveau régime. (Midi Madagasikara, p.23 ; Madagascar-Laza, p.2 ; Les Nouvelles, p.3 ; La Vérité, p. 2 ; Inona no Vaovao, p.2) Le Quotidien ne manque pas de souligner que l’ambassadeur a également fait le point sur le phénomène de kidnapping à Madagascar, dont les ressortissants français figurent parmi les victimes récurrentes. « C’est une phase douloureuse dans nos relations bilatérales, surtout pour les victimes (…) Je constate avec beaucoup de satisfaction que depuis plusieurs mois, il n’y a plus eu d’enlèvement, c’est très positif, c’est un très bon signal » a-t-elle lancé. (p.3) Cette rencontre avec les journalistes a d’ailleurs été une occasion pour l’ambassadeur d’aborder le dossier brûlant relatif à la cogestion des îles Éparses. Pour rappel, à l'issue de la rencontre entre le président Rajoelina et son homologue français Emmanuel Macron, au palais de l'Élysée, il a été annoncé que la question des îles Éparses sera à nouveau discutée au sein d'une commission mixte. Interrogée par les journalistes sur le sujet, la diplomate a indiqué "qu'il est un peu tôt", pour répondre à une question sur le cheminement que devraient prendre les négociations. "Je ne peux pas vous dire aujourd'hui, comment les discussions vont se dérouler, sur la base de quel mandat de part et d'autre. Le point positif est qu'il est engagé sur des bases saines (...) Les deux Présidents sont disposés à en parler. Les discussions se feront dans le cadre d'une commission mixte qu'ils sont, aussi, décidés à trouver une solution dans le respect de chacun et avec le souhait de surmonter cette difficulté qui est un problème dans nos relations bilatérales depuis longtemps" a déclaré l’ambassadeur, rassurant ainsi que les négociations démarrent sur de bonnes bases. (L’Express de Madagascar, p.3)

 

Un peu d’humour

 

La Gazette de la Grande île, p.6