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Revue de presse du 01 juillet 2019  

Revue de presse du 01 juillet 2019   

 

Un projet de loi relatif au recouvrement des avoirs illicites adopté en conseil des ministres vendredi dernier passe actuellement en contrôle de constitutionnalité auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. Par ailleurs, Ambohidahy se prépare pour la proclamation des résultats officiels des élections législatives. En effet, la cérémonie se tiendra demain en fin d’après-midi.

 

Foyer de tension électorale

CONTESTATION DE VOTE A IFANADIANA

Le Quotidien rapporte qu’à la veille de la proclamation des résultats officiels de la descente aux urnes du 27 mai, la population d’Ifanadiana hausse le ton. Vendredi dernier, une foule est descendue dans la rue pour contester les résultats provisoires de la CENI. Les manifestants ont dénoncé des fraudes électorales massives survenues dans leur district avant et pendant le jour-J. Des témoins ont affirmé que des employés de l’État ont été contraints de participer à la campagne électorale du candidat de l’IRD. Même les enseignants ont participé à la propagande. Des plaintes ont déjà été déposées. (p.3)

 

Processus électoral

PUBLICATION DES RESULTATS OFFICIELS DES LEGISLATIVES PREVUE POUR DEMAIN

D’après les dernières informations émises par la Haute Cour Constitutionnelle, la proclamation des résultats officiels des élections législatives aura lieu demain 02 juillet 2019. La cérémonie commencera à 16h. Les juges sont actuellement en train de finaliser le traitement des requêtes qu’ils ont reçu. La HCC a déjà informé les plaignants sur la procédure à suivre pour que les requêtes soient recevables et acceptées. Les vidéos et les photos ainsi que les bandes sonores ne seront pas considérés comme étant des preuves étant donné l’avancée de la technologie. L’opinion publique estime que les résultats de la HCC n’auront pas beaucoup de différence par rapport à ceux de la CENI, annonce Inona no Vaovao (p.2).

 

Dynamique politique

ASSEMBLEE NATIONALE : LE CAMP PRESIDENTIEL RENFORCE SA MAJORITE

D’après les résultats provisoires publiés par la Commission Électorale Nationale Indépendante, la plateforme présidentielle obtiendra plus de quatre-vingt sièges à l’Assemblée nationale. Pour autant, une bonne partie de ces futurs élus, selon toujours les résultats de la CENI, sera composée par des indépendants. Vendredi dernier, une vingtaine de ces indépendants a rencontré Pierre Houlder Ramaholimasy, Directeur général en charge des Affaires Politiques auprès de la Présidence de la République. Ces élus provisoires ont voulu témoigner leur soutien au président et au régime en place. Augustin Rakotoniraina, élu provisoirement à Moramanga a affirmé que « il est de sa responsabilité de porter l’attente de la population. Et comme il y a beaucoup de défis à relever, Il est prêt à apporter sa contribution au développement. » L’obtention de la majorité parlementaire évitera les tractations au niveau de l’institution opine Les Nouvelles (p.2). Le Quotidien voit cette rencontre d’Ambohitsirohitra comme étant une démarche aberrante vu que la HCC n’a pas encore proclamé les résultats officiels. En effet, le journal indique que la plupart des candidats reçus par le Directeur général en charge des Affaires Politiques auprès de la Présidence de la République sont impliqués dans des requêtes en contentieux électoral auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. La démarche de ces candidats indépendants annonce déjà une Assemblée nationale qui sera à la solde du pouvoir. Le journal estime à cet effet que ces candidats ont été élus parce qu’ils n’ont pas de couleur politique, et qu’ils sont déjà en train de se fourvoyer alors qu’ils ne sont même pas encore élus officiellement. Ils trahissent leurs promesses électorales aux dépens de leurs propres intérêts, confie Le Quotidien. (p.3)

 

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION : VERS LA MISE EN PLACE D’UNE AGENCE DE CONFISCATION

Le Système Anti-Corruption (SAC), composé du Bianco, du Samifin et du CSI, a convoqué la presse hier à Antaninarenina pour présenter le projet d’ordonnance relatif au recouvrement des avoirs illicites adopté en conseil des ministres vendredi dernier. Sahondra Rabenarivo, Directrice du CSI a décrit ledit projet comme « compliqué, et nécessite un grand courage politique. » En effet, non seulement il concerne les biens des personnes mais aussi et surtout il rentre dans le cadre des dispositifs du code pénal et du code de procédure pénale. Le document prévoit deux principales mesures à deux stades du processus judiciaire relatif aux biens mal acquis, en l’occurrence le gel ou la saisie, et la confiscation. Il s’agit de confisquer de manière temporaire le bien présumé mal acquis, avant la sortie du jugement y afférent, dans le cas contraire, le bien revient à l’État. La confiscation des biens mal acquis intervient de manière définitive, suite à une décision du tribunal compétent. D’après les précisions de Jean Louis Andriamifidy, Directeur général du Bianco, « ce projet d’ordonnance met en place la présomption d’illicéité qui permet au suspect, ou au prévenu, d’apporter les preuves qui mettent en exergue que ses biens ont été obtenus de manière légale. »  Lui d’ajouter : « Nous avons exigé à ce que la traçabilité soit de rigueur pour que nous puissions connaître l’affectation des biens mal acquis gelés ou confisqués, et suivre si les sommes découlant de leur éventuelle vente rentrent véritablement dans les caisses de l’État ». Pour sa part, le Directeur général du Samifin a indiqué que l’infraction économique ou financière, ou de corruption, ou de blanchiment des capitaux est continuel. Ainsi, si la personne suspectée ou prévenue détient toujours le bien mal acquis au moment, ou après la promulgation de cette ordonnance, son cas est bel et bien concerné et géré par cette ordonnance ». Pour l’instant le projet d’ordonnance est en cours de contrôle de constitutionnalité auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. (Midi Madagasikara, p.2 ; Free News, p.3 ; Tia Tanindrazana, p.2). Joint au téléphone, le DG du Samifin, Boto Tsaradia Lamina a déclaré que les décrets d’application sont nécessaires pour détailler les principes prévus dans le projet d’ordonnance. Au début de son élaboration, le document comprenait soixante-dix articles, mais la version finale n’en compte plus que trente-cinq. « Nous avons opté pour un texte léger ne relatant que les principaux principes et indiqués les détails de mise en œuvre dans les textes d’application », dixit Boto Tsaradia Lamina dans les colonnes de L’Express de Madagascar (p.3). « Ce texte facilitera et accélèrera la lutte contre la corruption sur le recouvrement des biens mal acquis » a confié le DG du Bianco. « Les coupables ne s’inquiètent pas toujours de leur séjour en prison puisqu’ils savent pertinemment qu’une fortune les attend à leur sortie », a-t-il ajouté. Le détenteur du bien devra fournir les preuves justifiant que ce bien n’est pas mal acquis. Même si le texte ne soit pas à 100% complété, les membres du SAC ont dit que 90% de leurs recommandations y figurent. (Les Nouvelles, p.3 ; Madagascar Laza, p.3). Le projet de loi stipule que tous les biens du mis-en-cause, sans aucune exception, sont concernés par la saisine et le recouvrement des avoirs illicites. Mais dans le cas où la personne concernée est acquitté des charges retenues contre elle et qu’elle sera ainsi libre, ses biens lui seront restitués en totalité sauf les armes et les drogues. Il est également précisé qu’une peine d’emprisonnement allant de un à cinq ans avec une amende de dix à cent millions d’ariary est prévue pour la divulgation des éléments de l’enquête relatives aux avoirs illicites. Même chose pour les services financiers qui refusent d’exécuter la saisine et la confiscation y afférente. (Le Quotidien, p.2)

 

CODE DE LA COMMUNICATION : LES CONSULTATIONS REGIONALES SE POURSUIVENT

Après les professionnels des médias dans la partie Ouest de l’île, c’est maintenant au tour de ceux qui sont dans les régions Antsinanana et Vakinankaratra de recevoir la consultation pour la réforme du code de la communication. L’atelier commence aujourd’hui à Toamasina, se déplacera vers Antsirabe ce mercredi. Ce sera uniquement après toutes les consultations qu’il y aura la récapitulation. Le mémorandum du 2015 sera également pris en compte, tout comme le contexte actuel de la technologie de l’information et de la communication. Le ministère de tutelle prévoit de soumettre le projet de loi dès la première session de la nouvelle Chambre Basse. (L’Express de Madagascar, p.7)

 

RECEPTION OFFICIEL DU PIPELINE QUI DESERVIRA LE SUD

Après deux années de travaux, un pipeline de cent quatre-vingt kilomètres est opérationnel. Il desservira quarante mille habitants du Sud de Madagascar. Le président de la République a été présent à la réception officielle de l’ouvrage à Ampotaka, dans le district de Beloha. Il a précisé lors de son discours que «  sans eau potable, il est impossible de se développer car l’eau est la source de la vie ». Ce projet a été mis en œuvre par l’Unicef en partenariat avec l’ambassade du Japon, de l’Agence de coopération de la Grande Bretagne (UKAid), américaine (USAID) et Allemande. « Je suis convaincu que notre collaboration dans la région  apporte une différence palpable dans la vie des habitants », a déclaré Ichiro Ogasawara, Ambassadeur du Japon. L’infrastructure est estimée à 4,6 millions de dollars, et consiste à la réhabilitation des anciennes installations en panne depuis plusieurs années en plus d’une extension sur cinquante kilomètres approvisionnant ainsi que l’axe Tsihombe-Faux Cap. Selon les dires d’un technicien de l’Unicef, « Il s’agit d’une innovation  technologique en Afrique car c’est la première fois qu’un réseau de transport de l’eau sur une grande distance fonctionne entièrement par l’énergie solaire. » (L’Express de Madagascar, p.5 ; Les Nouvelles, p.4 ; Free News, p.3 ; Inona no Vaovao, p.4 ; Tia Tanindrazana, p.4). Pour la présidence de la République, une énorme étape vient d’être franchie dans le combat contre le « kere » dans  le Sud. Ce projet touche six communes et vingt-et-un fokontany. La Vérité précise que l’infrastructure touche trente mille bénéficiaires directs, et  quarante mille autres dans les quartiers et villages environnant peuvent se servir du pipeline étant donné qu’ils peuvent s’approvisionner aux réseaux de distribution proches d’eux ou aux stations de pompage et d’accumulation qui sont équipés de robinets. Ensuite, La Vérité a choisi de faire entendre la voix des bénéficiaires de ce pipeline. Les mères de famille ont exprimé leur satisfaction et de comment elles vont gérer et utiliser l’eau. Désormais, elles n’auront plus du mal pour préparer les repas, faire la lessive, faire prendre la douche aux enfants, nettoyer les ustensiles de cuisine, etc. En ce qui concerne l’éducation, le quotidien estime que les résultats scolaires vont certainement s’améliorer car les enfants n’auront plus à transporter de l’eau depuis Beloha, pour aider leur famille. Ils cherchaient de l’eau à une vingtaine de kilomètre au lieu d’aller en cours. Du point de vue économique, le coût d’un bidon de vingt litres d’eau est passé de 2 000 ariary à 120 ariary. Une épargne considérable pour chaque foyer.  (p.3-8 ; https://www.madagascar-tribune.com/40-000-personnes-beneficeront-desormais-de-l-eau-potable-dans-la-region-Androy.html)

 

Focus sur la sécurité

CINQ DAHALO TUES A BETROKA

Tôt dans la matinée du samedi matin, le commandant de la compagnie de la gendarmerie de Betroka a décidé de lancer une opération à Soahazo dans la commune d’Ivaho. Cela fait un an que la compagnie de la gendarmerie locale a entendu parler de l’existence d’un camp retranché des dahalo dans cette localité. Avec l’aide de l’Unité spéciale anti-dahalo de Mahabo, les éléments de ladite compagnie ont investi le camp. Or il se trouve que pendant que les forces de l’ordre ont pris position autour de retranchement, les malfaiteurs embusqués dans le village les ont accueillis par des tirs. Les gendarmes ont utilisé des balles incendiaires pour viser les cases d’où les tirs étaient partis. Trois habitations ont pris feu, cinq dahalo ont perdu la vie, trois cent vingt-neuf zébus ont été saisis et des armes, dont quatre fusils de chasse, trois pistolets automatiques de fabrication malagasy ainsi que diverses munitions, ont été confisquées. L’enquête ouverte par la gendarmerie a révélé que des civiles sont impliqués dans cette affaire. Les forces de l’ordre qu’ils doivent également mettre fin à la culture d’impunité dans la lutte contre les dahalo (La Vérité, p.6 ; Free News, p.7). D’un autre côté, des « olobe » et des habitants de Soahazo ont haussé le ton, ainsi que des membres d’associations défenseurs de la paix et de la justice. Ces derniers qualifient les actes des éléments des forces de l’ordre comme étant une injuste destruction et tuerie. Ils ont dit que le « Sojabe » du village a été tué lors des échanges de tirs alors qu’il n’était même pas un dahalo, sans parler des stocks de riz et les papiers des bovidés qui ont été brulés lors de l’assaut. La gendarmerie quant à elle, a souligné qu’elle a la preuve que ceux qui ont été tués sont des « dahalo ». Ainsi, le chef d’escadron Roby Rafanomezana, commandant de la gendarmerie de Betroka a fait une démenti par rapport aux rumeurs véhiculées par des natifs dudit district sur les réseaux sociaux. Dans la foulée, il a déploré les attitudes de certaines personnalités du district qui ne font que dénigrer les actions de pacification pour lutter contre les « dahalo ». (Le Quotidien, p.6-11)

 

Un peu d’humour

 

La Gazette de la Grande Ile, p.5