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Revue de presse du 19 juillet 2019  

Revue de presse du 19 juillet 2019   

 

Le gouvernement Ntsay a déposé sa démission, hier. La balle est désormais dans le camp de l’IRD qui s’est déjà penché sur les noms des premiers ministrables. L’opinion publique semble tabler sur une reconduction de Christian Ntsay au poste de Premier ministre.

 

Foyer de tension électorale

CHRISTINE RAZANAMAHASOA S’EXPRIME SUR LE CAS DES DEPUTES EN PRISON

La cérémonie de passation de pouvoir entre l’ancien Président de l’Assemblée nationale, Jean Max Rakotomamonjy et la nouvelle présidente, Christine Razanamahasoa, s’est déroulée, hier dans la fraternité, au Palais de Tsimbazaza. Ce fut une occasion pour le Numéro Un de la Chambre basse d’évoquer le sort des nouveaux députés qui sont actuellement placés sous mandat de dépôt. Selon ses explications, son rôle se cantonne à la saisine de la Haute Cour Constitutionnelle sur l’existence de postes vacants au sein de l’Hémicycle. Touchant mot concernant le soulèvement de l’immunité parlementaire, elle a indiqué que la décision ne lui revient pas uniquement mais nécessite une réunion entre les bureaux permanents qui doivent débattre des raisons pour lesquelles l’immunité parlementaire doit être levée. (Madagascar-Laza, p.3)

 

IRREGULARITES ELECTORALES. LE HOM2HF MONTE AU CRENEAU

À l’issue d’une concertation, organisée depuis le 15 juillet, le Collectif des citoyens contre les fraudes et irrégularités électorales (HOM2HF), regroupant, le collectif des candidats aux élections législatives et des citoyens, réclame le changement des membres de la HCC et ceux de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Aux yeux des membres, la HCC n’est plus crédible compte tenu de sa recevabilité des requêtes qu’ils qualifient de « subjective ». À titre de rappel, l’institution a rejeté plus de 600 requêtes en contentieux lors des dernières élections législatives. Dans la même lignée, le mouvement exige la révision spéciale de la liste électorale avant la tenue des communales et des municipales pour prévenir les foyers de tension électorale et pour mieux motiver les citoyens à aller aux urnes. Il nuance cependant que cette option ne signifie nullement un report des scrutins. Le mouvement a déposé son rapport de concertation auprès du Sénat, hier. Il prévoit d’approcher également les autres institutions et les ambassades. (Le Quotidien, p.4 ; Tia Tanindrazana, p.3)

 

Processus électoral

COMMUNALES. LA CONVOCATION DES ELECTEURS ATTEND

La décision du gouvernement sur la validation du calendrier électoral proposé par la CENI pour la tenue des communales à la date du 28 octobre est toujours attendue. Conformément aux textes en vigueur, la convocation des électeurs devrait se faire trois mois à l'avance. En d'autres termes, l'Exécutif a jusqu'au 28 juillet pour convoquer les citoyens aux urnes. (Les Nouvelles, p.2) La démission du gouvernement Ntsay risque cependant de ralentir le processus. Comme l'informe L'Express de Madagascar, la validation du calendrier établi par la CENI a été officieusement été ajournée. Pour information, d'importants dossiers sont également en instance depuis quelques mois au sein de l'Exécutif. Parmi eux figurent la nomination du Directeur général du Bureau Indépendant Anti-Corruption et la promulgation de la loi sur le recouvrement des avoirs illicites. (p.3)

 

LA CENI LANCE UNE OPERATION D’ASSAINISSEMENT DE SES DEMEMBREMENTS

Plusieurs équipes de la CENI effectuent actuellement des descentes dans les régions et districts où la Haute Cour Constitutionnelle a constaté des irrégularités lors des dernières élections législatives. « Cette démarche vise à remédier à toutes les erreurs constatées » a déclaré Fano Rakotondrazaka, Rapporteur général de la Commission, joint au téléphone, hier, par Les Nouvelles. Selon ses précisions, les équipes de la CENI ont effectué des déplacements à Analalava, Maevatanàna, Marovoay et Ambositra. « A l’issue de ces descentes, Alarobia pourrait déposer des plaintes à la cour pénale du Tribunal de première instance et procéder au remplacement des responsables défaillants » a expliqué le rapporteur. En d’autres termes, les contrats desdits responsables ne seront plus renouvelés pour les prochaines communales. (p.2)

 

Dynamique politique

DEMISSION DU GOUVERNEMENT NTSAY. TROIS NOMS DE PREMIER MINISTRABLE PROPOSES AU CHEF DE L’ETAT

Le Premier ministre Christian Ntsay a déposé sa lettre de démission dans la matinée d'hier au président Andry Nirina Rajoelina. Ce geste marque aussi la démission du gouvernement. (La Gazette de la Grande île, p.8 ; Inona no Vaovao, p.2) En marge d'un événement marquant le 60ème anniversaire de l'administration pénitentiaire, hier à Anosy, le premier ministre sortant a rappelé que sa décision s'inscrit dans le respect des principes constitutionnels, étant donné qu'une nouvelle majorité parlementaire est constituée à l'Assemblée nationale. L'article 54 de la Constitution veut, en effet, que le chef de l'Etat nomme le Premier ministre, "présenté", par le parti ou groupe de parti majoritaire à la Chambre basse. Suite à la démission de Christian Ntsay, les députés membres du groupe "Isika rehetra miaraka amin'i Andry Rajoelina", sont entrés en conclave, en début d'après-midi, hier. Selon les dernières informations, ils auraient remis leur proposition de premier ministrable pour siéger au palais d'Etat de Mahazoarivo, hier. Lors d'un point de presse faisant suite à la cérémonie de passation avec son prédécesseur Jean Max Rakotomamonjy, Christine Razanamahasoa, présidente de l'Assemblée nationale, a précisé que "trois noms", seront proposés au président de la République. Sans donner plus de précision sur les trois noms en question, elle s’est contentée de préciser que "le poste de Premier ministre est un poste très technique, qui nécessite un technicien de haut niveau". Elle a assuré, par ailleurs, que « l’identité du Premier ministre devrait être connue cette semaine ». Selon les compléments d'informations apportés par Midi Madagasikara, 104 signatures ont été recueillies du côté de Tsimbazaza dans le cadre de la mise en application de l’article 54 de la Constitution. Compte tenu du nombre de députés composant l'IRD, fixé à 84, le journal déduit que la coalition a bénéficié du soutien des députés issus des autres formations politiques. Le quotidien annonce que le nom du nouveau Premier ministre pourrait être dévoilé ce jour, avant le départ du président Andry Rajoelina pour l’Île Maurice pour assister à la cérémonie d’ouverture des Jeux des Îles de l’Océan Indien. (http://www.midi-madagasikara.mg/a-la-une/2019/07/19/assemblee-nationale-104-signatures-recueillies-pour-proposer-un-pm/) L'Express de Madagascar et Le Quotidien tablent sur la reconduction de Christian Ntsay bien que la performance du Premier ministre ces six derniers mois soit mitigée compte tenu du fait qu'il a été éclipsé de la personnalité omnipotente du chef de l'Etat. En effet, sur les dossiers chauds comme les négociations des prix à la pompe avec les pétroliers, ou encore, l'élaboration de l'ordonnance portant loi de finances rectificative et celle sur le recouvrement des avoirs illicites, c'est le président de la République qui a été au front. (p.3) La Vérité, qui mise également sur ce scenario rappelle que Christian Ntsay n’a eu aucun désaccord politique avec le Chef de l’État ni aucune défaillance dans l’exercice de ses fonctions. Le quotidien ajoute que l’ancien locataire de Mahazoarivo est rompu aux arcanes de l’administration. (p.3) Selon Madagascar Matin Hebdo le maintien de Christian Ntsay au poste de Premier ministre demeure « un synonyme sincère et crédible  de la stabilité du régime ». Le journal est cependant d’avis à ce que la composition du gouvernement soit retouchée. (p.3) Les Nouvelles révèle qu’outre le nom de Christian Ntsay ceux de deux anciennes figures de la Transition de 2009 ont également circulé à Tsimbazaza, hier. Il s’agit notamment de Haja Resampa, ancien Secrétaire général de la Présidence sous la Transition et de Richard Fienena, ancien ministre de l’Économie et de l’Industrie durant la Transition et ancien ministre de l’Énergie sous le gouvernement de Kolo Roger. Le quotidien estime que cet ancien Directeur général de la Société d’État chargée de la gestion du carburant (Solima) est en bonne posture grâce à sa maîtrise du dossier sur le carburant et la privatisation de cette société d’État. (p.3) Tia Tanindrazana, pour sa part, rapporte les indiscrétions selon lesquelles Hajo Andrianainarivelo, actuel ministre de l’Aménagement du territoire, pourrait également faire partie des premiers ministrables. (p.3) Quant à Free News, le journal laisse entendre que certains membres de l’Assemblée nationale pourraient rejoindre la nouvelle équipe gouvernementale. Il rappelle d’ailleurs que Christine Razanamahasoa a exprimé ce vœu lors de son élection, mardi dernier. (p.2)

  • "Sauf revirement, ce sera encore Christian Ntsay" a confié un député du groupe IRD, contacté par L'Express de Madagascar. (3)
  • Selon Mamy Rabenirina, Questeur III au sein de l’Assemblée nationale, le TIM ne s’est pas encore réuni pour discuter s’il veut adhérer ou pas à la prochaine formation du gouvernement. « La balle est actuellement dans le camp de la majorité. Malgré tout, cette situation ne signifie pas que le TIM va devenir un simple spectateur. Nous serons des participants actifs dans l’opposition objective » a-t-il soutenu. Il a profité de l’occasion pour annoncer que le parti va participer au vote pour la formation des différentes commissions au sein de la Chambre basse. (Madagascar-Laza, p.2)

 

LE DEBAT SUR LA POSITION DES DEPUTES TIM CONTINUE

La position des députés "Tiako i Madagasikara" lors de l'élection du président de l'Assemblée nationale continue de susciter le débat. Une partie de l'opinion publique estime que leur geste ne reflète pas le rôle de l'opposition. "Qu'est-ce qui a changé à l'Assemblée nationale après la déclaration du parti TIM de basculer en opposition ? Pourquoi au lieu de maintenir le rôle de contre-pouvoir ou au moins de faire preuve d'objection face à l'intention de l'IRD de s'imposer, l'opposition a suivi le rythme de la majorité? (...) Le TIM serait-il capable d'équilibrer les débats devant l'adoption des projets de loi ? " s’interrogent certains membres de la classe politique. Beaucoup doutent que les députés TIM aient fait un deal devant les élus à la Chambre basse. Les questions s'enchaînent ainsi sur les possibles contreparties de leur position. D'après Olivier Rakotovazaha, sénateur de Madagascar, le geste du TIM d'avoir voté pour l'IRD n'est pas étonnant car les deux formations étaient de bons alliés pendant le mouvement du 21 avril au parvis d'Analakely. « La nouvelle version du scénario se reproduit actuellement » a-t-il souligné. Selon les explications apportées par Hanitra Razafimanantsoa, député du TIM, le parti a « simplement soutenu le candidat capable de mettre en marche le respect de la démocratie, notamment le texte sur l'opposition encore en instance ». (L'Express de Madagascar, p.) Face à la polémique sur la position du parti opposant, Midi Madagasikara avance que le processus de reconnaissance du TIM en tant que parti d’opposition s’est poursuivi par l’élection de son député élu dans le district d’Ambohidratrimo, Mamy Rabenirina, au poste du Questeur III de l’Assemblée nationale. Techniquement ce poste permettra au parti d’exercer son rôle de contrôle étant donné que le Questeur III de la Chambre Basse est chargé de la transparence et de la bonne gouvernance. Toujours selon le quotidien, la prochaine étape devrait être la nomination du 7e vice-président, selon l’article 19 de la loi n°2011-013. Selon le quotidien, la nomination de ce 7e vice-président de la Chambre Basse devrait être faite avant la clôture de la session spéciale en cours. (http://www.midi-madagasikara.mg/politique/2019/07/19/assemblee-nationale-lopposition-occupe-sa-place/)

 

LA QUESTION SUR L’OCTROI DE VEHICULE 4x4 AUX DEPUTES REVIENT SUR LE TAPIS

Le discours de la nouvelle Présidente de l’Assemblée nationale lors de la présentation de son programme ouvre le débat sur l’octroi de véhicules tout terrain aux députés. « Donnez-nous Messieurs les membres du gouvernement les moyens de notre politique pour pouvoir accomplir notre responsabilité » a-t-elle déclaré lors de son allocution. Des quotidiens, dont L’Express de Madagascar et Les Nouvelles ont déduit que « les députés réclament des véhicules 4x4 », voire d’autres avantages et droits. Les deux journaux évoquent unanimement les réticences de la plupart des observateurs politiques face à de telles exigences. Ils rappellent d’ailleurs que lors du précédent quinquennat, ce genre de demande s’est heurté à un tollé général de l’opinion publique. En outre, la loi de finances rectificative légiférée par ordonnance en début juin a été établie sous le signe de l’austérité. L’acquisition de véhicule a été proscrite pour tous les départements ministériels. Le volume budgétaire dégagé par cette mesure est censée être dédiée à la mise en œuvre de la Politique générale de l’État et être réaffectée dans différents domaines d’activité prioritaires correspondant aux besoins fondamentaux de la population. (p.2 et 5)

 

Un peu d’humour

 

Les Nouvelles, p.2