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Revue de presse du 23 juillet 2019  

Revue de presse du 23 juillet 2019   

 

La nomination des nouveaux membres du gouvernement est largement attendue par l’opinion publique. C’est dans cette optique que la plateforme IRD a rencontré Christian Ntsay. La majorité parlementaire a proposé une liste de ministres-députés qu’elle souhaite voir à la tête des ministères.

 

Processus électoral

COMMUNALES : EN ATTENTE DE LA VALIDATION DU CALENDRIER ELECTORAL

Le décret de convocation des électeurs pour les communales et municipales du 28 octobre est attendu pour cette semaine si l’on veut garder le calendrier proposé par la CENI. En effet, les électeurs doivent être convoqués 90 jours avant la descente aux urnes. Mais comme le gouvernement n’est pas encore en place, l’adoption du décret risque d’être retardée. Le Conseil du gouvernement devra attendre la prise de fonction des nouveaux ministres. Dans le cas où la convocation ne sera pas encore adoptée au plus tard le 28 juillet, la CENI sera contrainte d’élaborer et de soumettre un nouveau calendrier alors que le mandat des maires sera expiré le 22 septembre prochain. Cela impliquera la mise en place des présidents de délégation spéciale jusqu’à la prise de fonction des nouveaux maires (Les Nouvelles, p.3). Dans les colonnes de L’Express de Madagascar, la Commission électorale nationale indépendante n’a pas attendu la formation du nouveau gouvernement pour affiner le côté technique relatif à l’organisation des élections communales. Ainsi, la CENI informe que l’impression des bulletins uniques ainsi que le matériel sensible seront confiés aux imprimeurs locaux. De ce fait, tous les documents électoraux seront produits localement (p.5).

 

Dynamique politique

MISE EN PLACE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT : LES DEPUTES PROPOSENT DES NOMS

Hier en début de soirée, une délégation de la Chambre basse a rencontré le Chef du gouvernement afin de déposer les noms de ceux qu’ils pensent intégrer au sein du nouveau gouvernement, au palais de Mahazoarivo. D’après des sources au niveau de l’Assemblée nationale, l’annonce des membres du gouvernement va se faire aujourd’hui. Depuis la fin de la semaine dernière, les tractations ont commencé. En effet, la présidente de l’Assemblée nationale a déjà formulé le souhait de l’institution de voir des élus parmi les ministres. Depuis, les députés font la pression sur le chef de l’Exécutif et le président de la République. La liste qu’ils ont déposée auprès de la primature comporte neuf noms, dont des anciens membres de gouvernement fraichement élus députés. Le nom de Irmah Naharimamy et celui de Marie Thérèse Volahaingo sont inclus dans cette liste, ainsi que celui de Brunel Razafitsiandraofa qui est déjà vice-président de l’Assemblée nationale, le député Richard Fienena, et Jean Jacques Rabenirina. D’après les sources approchées par Midi Madagasikara, d’autres noms de techniciens non-parlementaires ont été rajoutés. La question qui se pose est : est-ce que le président de la République affirmera cette liste ? Lui qui veut mettre en place un gouvernement de techniciens capables de suivre son rythme dans la réalisation de ses perspectives et laisser de côté le népotisme et le favoritisme. Midi Madagasikara estime même que certains de ces personnes proposées n’ont pas apporté grand-chose durant leur mandat au sein du gouvernement. (p.2 ; Les Nouvelles, p.2). L’Express de Madagascar soutient qu’en fait, il y a cinq personnes sur la liste déposée par les députés, trois hommes et deux femmes. Les différentes sources n’ont pas divulgué les noms de ces personnes mais il est certain que trois d’entre elles sont issus de la plateforme de la majorité parlementaire. « Trois sont issus de l’IRD et deux sont membres du groupe des indépendants » a soutenu une source parlementaire. Les députés ont plaidé devant le Premier ministre qu’on leur donne l’opportunité d’avoir des personnes issues des rangs des députés dans son équipe. Un élu approché par L’Express de Madagascar a déclaré « Nous lui avons expliqué qu’il était nécessaire d’avoir des élus au sein du gouvernement. Des personnes ayant une légitimité populaire. Cela facilitera la collaboration et l’écoute entre l’Assemblée et le gouvernement. Souvent, les ministres n’écoutent pas les députés qui portent pourtant la voix de la population. Cela a toujours entrainé des différends entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale et a causé des motions de censure. Les ministres nous snobent, nous prennent de haut. Les relations sont plus simples avec les députés nommés ministres. Ils peuvent également porter nos desiderata au sein  des réunions de l’Exécutif. » D’ailleurs Christine Razanamahasoa lors de son discours de campagne à l’Assemblée nationale a déclaré que ce ne serait que justice. Quant au Chef de gouvernement, il a répondu «  J’ai reçu votre proposition. Il est certes légitime que des élus siègent au sein du gouvernement, mais il faut qu’on en discute avec le Chef de l’État. C’est à lui qu’appartient la décision finale. » Si les deux chefs de l’Exécutif approuvent la nomination des 5 personnes proposées par Tsimbazaza, ils auront le choix, soit d’évincer quelques ministres sortants, soit d’augmenter le nombre de départements ministériels. En outre, il faut reconnaitre que les exigences de la majorité parlementaire risquent de toucher le principe de séparation de pouvoirs et enrailler le mécanisme de contrôle parlementaire des actions du gouvernement et l’évaluation de la politique publique. (p.3). Quant à Madagascar Laza, le quotidien rapporte quatre noms figurant sur la liste. Cette démarche de l’IRD est tout à fait logique étant donné que c’est la majorité parlementaire qui a proposé le nom de Christian Ntsay. Selon les prévisions, le nouveau gouvernement verra le jour au plus tard jeudi prochain. En outre, d’après la déclaration de Olga Ramalason, sénatrice et Secrétaire Générale du TIM, ce parti n’intégrera pas le gouvernement. Comme le TIM a confirmé son appartenance à l’opposition, son rôle est celui de contrôler l’Exécutif et de lui servir de balises. Par ailleurs, la loi en vigueur stipule qu’un parti opposant devrait siéger à titre de vice-président au sein de l’Assemblée Nationale. Aussi, un membre du parti opposant devra figurer dans le bureau permanent ou dans une commission (p.3). Christian Ntsay continue à recevoir les visites des entités politiques. Il fait l’objet de multiples pressions, des ministres démissionnaires craignent de ne pas être reconduits à leurs postes, ceux qui souhaitent intégrer ou réintégrer le gouvernement font tout pour atteindre leurs objectifs. Les députés ont même posé leurs conditions. Des observateurs pensent que le tandem Rajoelina-Ntsay devrait être laissé libre de composer l’équipe gouvernementale. Au-delà des intérêts politiques, la mise en œuvre des grands chantiers figurant dans les engagements du président doit prévaloir dans la décision, opine La Vérité (p.2). Pour La Gazette de la Grande Ile, les nouveaux locataires de Tsimbazaza font la pression alors qu’en fait ils ne disposent pas d’un quelconque pouvoir envers l’Exécutif concernant ce sujet. Seul Andry Rajoelina aura le dernier mot, et il prendra sa décision suite à l’évaluation des performances des ministres sortants. Par ailleurs, on estime que le nombre des ministères ne sera pas retouché vu que le régime actuel a choisi d’appliquer la politique d’austérité. (p.7)

 

ASSEMBLEE NATIONALE : ELECTION DES PRESIDENTS DE COMMISSION CE JOUR

La structuration de la Chambre basse continue. Aujourd’hui, les députés vont procéder aux élections des présidents de commission. La plateforme IRD se trouve en pole position dans ces élections. Le Groupement Parlementaire uni pour la République a également émis son souhait de figurer à la tête desdites commissions. Le TIM ne sera pas en reste rapporte Midi Madagasikara (p.3). Prévues se tenir vendredi dernier, les élections des présidents de commission ne peut avoir lieu qu’aujourd’hui. Le règlement intérieur prévoit trente-et-un commissions. Ce nombre a été fixé par rapport au nombre des ministères lors de la dernière modification du règlement, et les nouveaux députés n’ont pas l’intention de retoucher cette disposition malgré la nouvelle configuration du gouvernement. La révision ne peut pas avoir lieu étant donné que le délai prévu pour la session spéciale touche à sa fin. En effet, la cérémonie de clôture aura lieu dans le courant de l’après-midi annonce Les Nouvelles (p.2). Par ailleurs, il est prévu que les nouveaux parlementaires bénéficieront de séries de formations. Déjà, en vue d’accueillir les nouveaux membres du parlement, l’équipe technique de l’Assemblée nationale a reçu une formation sur l’administration, organisée par la Fondation Friedrich Ebert Stiftung le 27 mai dernier. Cette initiative de former les nouveaux élus émane du parlement lui-même et des partenaires comme le Programme des Nations Unies pour le Développement, l’Union parlementaire francophone et la FES. Soulignons qu’un guide aide-mémoire sur les rôles et les fonctions parlementaires est à la disposition des députés. Il a été publié par le PNUD, un document qui ambitionne de mettre à la disposition des députés, en l’occurrence, ceux qui intègre l’Assemblée pour la première fois un ensemble d’informations et d’outils de base qui leur permettront de mieux aborder leurs fonctions et responsabilités (La Vérité, p.2). Inona no Vaovao souligne aujourd’hui qu’aucun groupe parlementaire n’a été officiellement mis en place. Des députés ont annoncé la semaine dernière qu’ils ont créé un groupe parlementaire, ce qui n’est pas vrai d’après les dires de Mamy Ratsimbandrianarivo Secrétaire Général de l’Assemblée nationale. « Jusqu’à présent, aucun groupe parlementaire n’a été légalement constitué. Le règlement intérieur stipule qu’il faut au moins cinq membres pour fonder un groupe parlementaire, on ne sait pas encore combien de groupe existe-t-il au sein de l’Assemblée. » Aussi, le règlement intérieur ne mentionne pas de délai pour la structuration des groupes parlementaires (p.2).

 

ELECTIONS MUNICIPALES ET COMMUNALES : L’IRD LANCE UN APPEL À CANDIDATURE

Les états-majors politiques commencent à se presser dans les préparatifs des élections communales et municipales. Le parti Tanora malaGasy Vonona ou TGV a ainsi lancé un appel à candidature à l’endroit de ceux qui seraient intéressés à se présenter sous ses couleurs. C’est la fin des parachutages de noms au sein de ce parti politique. Il y aura une sélection des dossiers suivi d’un entretien avec ceux qui seront retenus. Cette démarche pourrait être interprétée comme une insuffisance d’effectif au sein du parti au pouvoir. Par contre les candidats des grandes villes seront proposés par le Bureau national (Madagascar Laza, p.2).

 

LE PARTI FREEDOM INTEGRERA L’ALLIANCE PROGRESSITE DES PARTIS DE GAUCHE

L’Alliance progressiste est un réseau mondial des partis progressistes, sociaux-démocrates et socialistes proches de l’International socialiste. Cette structure rassemble quatre-vingt partis sociaux-démocrates et progressistes, syndicats et ONG, et a été fondée en 2013 en Allemagne. Le parti malagasy Freedom pense intégrer l’organisation bientôt. Le processus d’adhésion a été déjà entamé lors de la visite de la présidente du parti Freedom, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo en Allemagne. L’alliance a contacté la FES Madagascar pour manifester son souhait d’accéder à la demande d’adhésion de Freedom à l’alliance internationale. Ensuite, Constantin Grund, le Représentant résident de la FES a rencontré Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo afin de voir la manière d’accélérer le processus d’adhésion. Le parti Freedom est une formation sociale-démocrate par excellence (Free News, p.2).

 

OUVERTURE DE L’IRD : LANTO RAKOTOMANGA EXPLIQUE

Dernièrement, les députés IRD ont annoncé sur les réseaux sociaux qu’ils sont ouverts à tout le monde. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Il y a ceux qui pensent que cela prouve un manque de confiance en soi de la plateforme. Mais d’après les précisions de Lanto Rakotomanga, députée élu dans le deuxième arrondissement, cette ouverture est nécessaire dans l’intérêt de la nation. Les députés en sont convaincus, c’est la raison pour laquelle la présidente de la chambre basse  a été élue à l’unanimité. Aucun deal n’a été fait lors de cette élection. L’IRD aurait pu rafler tous les sièges au parlement, mais il ne l’a pas fait afin de respecter cette ouverture et pour la valorisation de la démocratie. C’est la preuve que l’IRD ne cherche que les intérêts communs même s’il constitue la majorité à l’Assemblée Nationale. (Inona no Vaovao, p.2)

 

LE CFM PRESENTERA SON BILAN

Cela fait un an et demi que le Conseil pour la Fampihavanana Malagasy ou CFM a été mis en place. Ainsi, il prévoit de présenter le bilan de ses activités vendredi prochain. La structure qui a pour mission de gérer les crises et le processus de réconciliation a reçu beaucoup de critiques ces derniers temps, notamment après l’engouement déclenché par le succès des Barea à la CAN. En effet, les observateurs pensent que l’équipe nationale de football a réussi là où le CFM a échoué, du coup on se pose la question sur l’utilité du CFM. L’organisation défendra donc son image vendredi prochain. (Midi Madagasikara, p.2)

 

LE SENAT CELEBRE SES 60 ANS D’EXISTENCE

Le Sénat traverse une période assez difficile. Actuellement, il célèbre ses 60 ans d’existence et pour cette occasion, il organise une conférence sur l’utilité et les rôles de la Chambre haute. Rappelons que durant sa campagne électorale, Andry Rajoelina a évoqué la suppression du Sénat. Ce qui n’est pas encore le cas, au contraire, au lieu de le supprimer, le Chef de l’État a adopté une ordonnance réduisant le nombre des sénateurs. Une restriction prise par respect de la politique d’austérité. (Midi Madagasikara, p.3). Le Sénat est encore en quête d’une valeur démocratique et de la confiance du public. D’ailleurs, son président Rivo Rakotovao l’a mentionné dans son discours, « redorer son blason, retrouver les fondamentaux de la séparation de pouvoir qui est à replacer au cœur de nos débats les vrais sujets susceptibles de restaurer la confiance des citoyens dans nos institutions » a-t-il indiqué. Dans la foulée, Rivo Rakotovao n’a pas manqué de tonner que le Sénat n’est pas budgétivore, il ne coute pas plus cher que les autres organismes, d’ailleurs, les sénateurs n’ont pas touché le fond publique pour la célébration de ses 60 ans (L’Express de Madagascar, p.5). La Gazette de la Grande Ile suppose que le Sénat vit continuellement dans la crainte. On dit que l’institution sera dissoute et ce n’est pas la première fois qu’elle subit une telle menace. On ne sait plus ce que les dirigeant veulent, des fois ils saluent l’existence du Sénat, certaines fois, ils veulent l’éliminer. D’un autre côté, bon nombre de citoyens ne connaissent pas l’utilité de la Chambre haute. Les sénateurs sont là pour l’adoption des projets et des propositions de loi, mais aussi, ils supervisent les autorités locales. (p.10). « Ce haut lieu de la démocratie résiste aux vents et marrées » a souligné Rivo Rakotovao hier. En effet, la Chambre haute a subi une douzaine de réformes depuis son existence mais elle a toujours honoré ses responsabilités en faveur de la population. Quoi qu’il advienne, le Sénat va affronter son avenir avec sérénité. (Madagascar Laza, p.2). Un média pro-pouvoir a annoncé hier que Rivo Rakotovao a mis en place un État dans un État et que l’organisation de la célébration des 60 ans du Sénat ne respecte pas la norme républicaine. Cette célébration est une décision que Rivo Rakotovao et les sénateurs ont prise sans consulter qui que ce soit. Ce média aurait souligné que Rivo Rakotovao provoque le pouvoir central. Certains sénateurs en auraient fait la remarque. Tia Tanindrazana souligne que normalement la célébration de la fête de l’indépendance marque une célébration pour toutes les institutions, alors pourquoi la Chambre haute fête ses 60 ans en cette période où le régime en place procède à sa dissolution ? Malgré les divergences politiques, le Sénat est une institution d’État. Toutefois, le journal annonce que c’est Andry Rajoelina et son équipe qui ont commencé à écarter l’institution. Ces derniers ont voulu organiser un référendum pour sa dissolution et lorsque le plan a échoué, le camp Rajoelina a décidé de réduire ses membres (p.3).

 

Style et déontologie

Dans ses lignes, Le Quotidien accuse Andry Rajoelina d’oublier et de mettre de côté les affaires nationales. En effet le Chef de l’État a assisté à l’ouverture officielle des Jeux des iles de l’Océan Indien à Maurice et a passé le week-end là-bas. Pendant ce temps, la formation du nouveau gouvernement l’attend au pays, mais « il a choisi ses priorités ». S’il était resté dans le pays, il n’y aurait pas eu ces tractations pour des postes ministérielles, estime le journal. D’après des sources à Maurice, Andry Rajoelina n’était pas prévu assister à la cérémonie d’ouverture. Il en a profité pour visiter des sites où se déroulent les jeux, assisté à des matches, et a rencontré les membres de la délégation  malagasy et plaidé le dossier de Madagascar pour l’accueil des Jeux des iles de 2023. Tout cela n’est pas mauvais en soi mais ce n’est pas à un chef d’État de les faire, il a encore du pain sur la planche. (p.3)

 

Un peu d’humour

 

La Gazette de la Grande Ile, p.5