Chargement...
Chargement...
Désactiver le préchargement

Revue de presse du 22 juillet 2019  

Revue de presse du 22 juillet 2019   

 

Après la nomination  du Premier ministre, la composition de la nouvelle équipe gouvernementale est attendue. L’opinion publique entrevoit peu de changement par rapport à l’équipe précédente. La mise en place du nouveau gouvernement conditionne la convocation des électeurs pour les prochaines communales et municipales.

 

Foyer de tension électoral

LES RESOLUTIONS DU MCFIE DEPOSEES AUPRES DU SENAT

Le Mouvement des Citoyens contre les Fraudes et Irrégularités Électorales présidé par Jean Claude Roger Rakotonirina a déposé les résolutions issues de leur réunion auprès de la Chambre haute jeudi dernier. Les représentants de la structure ont été reçus par le vice-président du Sénat Benoît Malo qui a représenté le président du Sénat Rivo Rakotovao. Lors de cette entrevue, Jean Claude Roger Rakotonirina a réitéré que les prochaines élections ne devraient pas avoir lieu si la loi électorale n’est pas révisée. Toutes les institutions recevront une copie de ce document du MCFIE (Madagascar Laza, p.3). Le MCFIE a également interpellé la communauté internationale. En effet, les membres ont saisi le Directeur Général Afrique de l’Union Européenne, Koen Vervaeke sur la situation qui prévaut dans la Grande Ile. Ils ont entre autres mentionné les fraudes électorales impunies malgré l’existence d’une juridiction chargée des contentieux et infractions électoraux. Rappelons que le mouvement demande aussi la recomposition de la CENI et de la HCC. Cette dernière est en même temps sollicitée à fournir des explications sur les 700 requêtes en contentieux aux élections législatives qu’elle a rejetées. Le MCFIE exige également la révision de la liste électorale avant la tenue des prochains scrutins (Le Quotidien, p.4). Le MCFIE est composé d’environ 400 candidats aux dernières législatives, précise www.madagascar-tribune (https://www.madagascar-tribune.com/Un-collectif-de-candidats-aux-dernieres-legislatives-saisit-l-Union-Europeenne.html).

 

Processus électoral

PLACE AUX ELECTIONS COMMUNALES

Lors du dernier congrès du parti Tiako i Madagasikara, la candidature de son président fondateur à la tête de la première Magistrature de la capitale a été sollicitée par les membres. Jusqu’à présent, Marc Ravalomanana n’a pas donné suite à cette demande. Mais, hier, il a effectué une descente au marché d’Andravoahangy où il a rencontré les marchands et leurs clients. Même si les responsables étatiques n’ont pas encore tranché sur le calendrier électoral, le TIM procède déjà à la sélection de ses candidats au niveau de quelques communes. Par ailleurs, on prévoit que les électeurs seront plus motivés qu’aux législatives lors des prochaines communales et municipales. D’après la proposition de la CENI, la descente aux urnes aura lieu le 28 octobre prochain, le dépôt de candidature aurait dû déjà commencer samedi dernier, 20 juillet et prendre fin le 03 août, les résultats provisoires seront publiés le 16 novembre et il est prévu que la HCC proclame les résultats définitifs le 15 décembre 2019. Concernant les cautions, ils varient selon la catégorie des communes. Pour Antananarivo, classé hors catégorie, le montant de la caution s’élève à 5 000 000 ariary. Dans les communes urbaines de deuxième catégorie, la caution sera fixée selon le nombre de conseillers à élire : 1 millions d’ariary pour les communes comportant 250 000 habitants et qui doivent élire 19 conseillers ; pour les communes ayant entre 120 000 et 250 000 habitants ce sera 550 000 ariary et 500 000 ariary pour les communes disposant entre 80 000 et 120 000 habitants. En ce qui concerne les communes rurales, la caution est de 350 000 ariary pour celles qui ont 10 000 habitants et celles qui en ont moins, les candidats doivent payer 300 000 ariary.  (Midi Madagasikara, p.2-3). Guy Rivo Randrianarisoa après avoir été écarté lors des préliminaires du parti TIM pour les dernières législatives et après avoir démissionné de sa fonction de Secrétaire général de la Commune Urbaine d’Antananarivo, veut briguer la mairie de la commune urbaine d’Antsirabe 1. Cette décision semble quand même étrange pour un politicien qui a élu domicile dans la capitale depuis longtemps. Les Nouvelles voit cela comme une sorte d’exile. Il a l’intention de se présenter sous la bannière du TIM. Par ailleurs, le journal expose que sa candidature risque de ne pas être validée car la domiciliation dans la commune où le candidat souhaite se présenter est une des conditions de validation du dossier (p.2). À Antananarivo, des noms circulent au niveau des deux grandes principales formations politiques, à savoir le TIM et l’IRD. La candidature de Marc Ravalomanana a été déjà sollicitée par les membres de son parti, tandis qu’au sein des pro-régimes, les noms de Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo et de Rinah Rakotomanga circulent. D’autres candidats se sont déjà aussi déclarés, c’est le cas par exemple de Clémence Raharinirina, connue pour ses mouvements au sein de l’association des taxi-ville d’Antananarivo. Elle et Victor Andriantsoa dit Ankoay Matotra commencent déjà les descentes dans les quartiers de la capitale. Ils en profitent pour sensibiliser les habitants locaux de respecter la propreté et de venir voter lors des prochaines municipales et communales. Samedi dernier, les deux personnalités ont été vues nettoyer les rues et ruelles d’Ivandry. « Les électeurs ont le devoir de choisir leurs représentants et leurs dirigeants pour le développement de la Commune et du pays en général » a lancé Ankoay Matotra, « les 70% des électeurs qui se sont abstenus de voter lors des dernières législatives devront être sensibilisés afin qu’ils puissent également contribuer au développement. » (Madagascar Laza, p.3). Les dernières donnes de la conjoncture actuelle risquent d’impacter sur les élections communales, notamment sur le calendrier proposé par la CENI. La date limite de la convocation des électeurs est le 28 juillet si l’on veut toujours tenir la descente aux urnes le 28 octobre prochain. Bien que la nomination de Christian Ntsay se soit fait vite, la nomination de ceux qui composeront son équipe attend le retour au pays d’Andry Rajoelina. Ce dernier a assisté à la cérémonie d’ouverture des jeux des îles de l’Océan Indien. Reporter les élections communales et municipales serait bien si le gouvernement agit de bonne foi. Cela permettra de régler des anomalies dans l’organisation des élections, entre autres la révision de la liste électorale exigée par le TIM. Aussi, d’après le chronogramme proposé par la Commission électorale, le dépôt des candidatures pour les courses communales et municipales aurait dû commencer samedi dernier. Si le gouvernement décide de convoquer les électeurs dans les 7 prochains jours, le calendrier électoral sera maintenu, le délai de dépôt de dossier de candidature sera certainement revu. (Le Quotidien, p.3)

 

Dynamique politique

LES NOMS DES NOUVEAUX MEMBRES DU GOUVERNEMENT ATTENDUS CETTE SEMAINE

Le Premier ministre Christian Ntsay devra mettre en place son nouveau gouvernement bientôt si l’Exécutif souhaite maintenir le calendrier électoral proposé par la Commission Électorale Nationale Indépendante. En effet, le décret de convocation des électeurs devrait être adopté cette semaine. Un gouvernement démissionnaire qui se charge uniquement d’expédier des affaires courantes n’est pas habilité à prendre ce décret. Par ailleurs, la déclaration de la présidente de l’Assemblée nationale comme quoi des députés devraient intégrer le prochain gouvernement fait échos. D’après les informations, des membres de la majorité parlementaire et des indépendants ont proposé des noms de ceux qu’ils estiment ministrables au président de la République et au premier ministre. « En France, une démocratie que nous considérons toujours comme référence, la plupart des membres du gouvernement sont des députés ou des maires, ou des députés-maires. Cela garanti la représentativité du gouvernement », a soutenu le député indépendant élu à Morafenobe, Jean Eugène Voninahitsy. En outre, au niveau de la Chambre basse, la prise en compte de l’équilibre régional dans le futur gouvernement est envisagée. Ce qui semble un peu difficile à réaliser avec un gouvernement composé de 22 ministres. Mais les parlementaires veulent aussi considérer la représentativité politique qui joue surtout en faveur des députés indépendants. Et étant donné qu’ils sont représentés au niveau du bureau permanent en la personne de la députée élue à Amboasary Sud, Solange Angèle, ils veulent l’être aussi au sein du gouvernement. « Un ministre peut être à la foi un député et un grand technicien. Ce ne sont pas les techniciens qui manquent à l’Assemblée nationale », a ajouté Jean Eugène Voninahitsy. On se demande quand même si les deux premiers responsables de l’Exécutif pourront maintenir ce nombre de 22 ministres face aux voix qui s’élèvent ces derniers temps (Midi Madagasikara, p.2 ; Inona no Vaovao, p.2). L’Express de Madagascar précise que les députés ont soumis 4 noms au Chef de gouvernement. Il est fort probable que la plupart des ministres du gouvernement précédent soit reconduits. Car il ne faut pas oublier que lors de la nomination des membres de gouvernement au mois de janvier, le Chef de l’État leur a donné une période probatoire d’un an avec une évaluation à mi-parcours. La reconduction de chaque ministre dépendra de ses performances. Mais, il faut aussi considérer le fait que le retard dans l’adoption de la loi des finances rectificative a impacté sur les activités de chaque département ministériel, du coup il sera un peu complexe d’apprécier les réalisations. Quoi qu’il en soit, les tractations ont commencé au sein de la chambre basse, « il y a eu des négociations avec les députés indépendants », a confirmé députée Marie Thérèse Volahaingo. D’autres entités se lancent également dans un lobbying. C’est le cas notamment  de l’association de la province d’Antsiranana ou FITEFA. Son président Johnfrince Bekasy a proposé des ministres issus de cette localité en émettant comme argument le fait que la province produit 38% de la richesse du pays (p.3-5). Les Nouvelles entrevoit un mini-remaniement. La majorité des membres de l’équipe actuelle seront certainement reconduits. Cependant, il y aura des réajustements, précise le quotidien. Deux ministères seront particulièrement concernés, il s’agit du ministère de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle et celui de la population, de la protection sociale et de la promotion de la femme. Les deux ministres en charge de ces départements ont été élus députées. Mais, leur retour au sein du gouvernement ne surprendra pas l’opinion publique, d’ailleurs aucune des deux n’a brigué une fonction au sein du bureau permanent de l’Assemblée nationale. Il se pourrait aussi que quelques nouveaux élus intègrent le futur gouvernement. Cependant, il ne faut pas s’attendre à un grand changement étant donné que la formation gouvernementale actuelle a contribué à l’élaboration de l’Initiative pour l’Émergence de Madagascar (p.2). En principe, le président de la République est en pleine évaluation des ministres sortant afin de voir qui méritera d’être reconduit. La Vérité pense que l’ancienne ministre de la population et celle de l’éducation nationale ne vont pas délaisser leurs sièges au parlement pour revenir au ministère. Leurs postes au sein du gouvernement attendent donc de nouvelles nominations (p.3). Face aux souhaits de certains membres de la Chambre basse comme quoi des membres de cette institution devraient intégrer le prochain gouvernement, La Gazette de la Grande Ile tonne que l’Exécutif ne doit pas être sous la menace permanente d’un chantage institutionnel. Le journal estime à cet effet que le passé de ces acteurs politiques qui ont été mêlés à l’ère de la corruption et aux divers trafics ne plaide pas en leur faveur. Bon nombre de ceux qui souhaitent intégrer ce futur gouvernement trainent déjà des casseroles. Le président de la République dispose des alliés crédibles, ce sera plus bénéfique sous la conduite d’un Chef de gouvernement considéré comme étant discret, travailleur, intègre et bon soldat. De plus, rétablir la confiance entre gouvernants et gouvernés figure dans les défis du régime actuel (p.3). Madagascar Laza rapporte les propos de Toavina Ralambomahay, observateur de la vie politique. Selon lui, les futurs membres du gouvernement devront être des personnages élus, que ce soit des députés, des élus des collectivités territoriales décentralisés ou des sénateurs. Ces personnes sont déjà passées par les épreuves des urnes et bénéficient de la légitimité (…) « et devront ainsi faire leurs preuves au sein de l’Exécutif afin de soutenir les efforts du président dans sa politique de développement », poursuit Toavina Ralambomahay. Ce dernier soutien qu’il s’agit là d’une pratique dans les pays développés et démocratiques (p.3). Encore une fois, Christian Ntsay va devoir désigner les nouveaux membres de son équipe. L’actuel gouvernement ne devra pas subir beaucoup de changement, « on ne change pas une équipe qui gagne ! ». La nouvelle composition se basera bien sûr sur l’évaluation à mi-parcours qui a été prévue par le Chef de l’État (Free News, p.2). Tia Tanindrazana indique que les noms des membres du gouvernement seront connus aujourd’hui. Le journal confie également qu’il n’y aura pas beaucoup de changement. Il se demande toutefois si le président de la République est satisfait de la performance de l’équipe précédente. Le premier semestre a été principalement consacré aux nominations et mise en place des staffs. Et ce sera encore le cas si le gouvernement subit beaucoup de modification. Des députés veulent intégrer des ministères, il se pourrait aussi que des ministres se présentent aux prochaines communales et municipales, sans parler de l’équilibre régional exigé par certains politiciens. Le Chef de l’État a apparemment du fil à retordre avec tout cela et c’est ce qui retardera sa prise de décision (p.2)

 

FORMATION DE GROUPES PARLEMENTAIRES A L’ASSEMBLEE NATIONALE

D’après les dernières informations, les députés indépendants comptent mettre en place deux groupes parlementaires. Le premier a été formé vendredi dernier. Il porte le nom de Groupe des Parlementaires Républicains (Midi Madagasikara, p.2). Ce nouveau groupe parlementaire se veut être centriste. Les membres ont annoncé officiellement la naissance de la structure lors d’un point de presse à Tsimbazaza. Le Groupe parlementaire uni pour la République est composé de 21 députés, sous la houlette du député élu à Ihosy, Neypatraiky Rakotomamonjy. « Nous sommes la deuxième force politique à l’Assemblée Nationale. Nous ne recevons pas d’ordre venant de qui que ce soit » a souligné le rapporteur général du groupe. Ainsi, les membres du GPR veulent garder leur indépendance, « nous avons eu des concurrents issus de partis politiques mais l’électorat nous a fait confiance. Nous n’allons pas trahir leur choix » a indiqué le député de Sambava. Bon nombre de ceux qui sont dans ce groupe parlementaire sont personnalités connues sous le régime Rajaonarimampianina. Notons quand même que même si les centristes et les membres de l’opposition conjuguent leur force, ils sont encore moins nombreux que la plateforme de la majorité parlementaire. Mais d’après les dires de Jean Eugène Voninahitsy, le rapport de force n’est pas limité à l’effectif (L’Express de Madagascar, p.5). Pour Les Nouvelles, ce nouveau groupe parlementaire formé par les indépendants est la deuxième force à l’Assemblée nationale. Un groupe qui veut garder son indépendance, un fait qui suscite la curiosité si c’est cohérent avec la loi Fondamentale. La Constitution exige ainsi la fidélité de chaque député par rapport à une position politique  qu’il a développé devant ses électeurs. Le choix de rester un électron libre n’est pas rassurant. L’approche, la considération, la conclusion, à propos de tout problème peut varier d’un individu à un autre, et le choix d’adhérer à un groupe limite la possibilité de manœuvre individuel tout en interdisant tout changement de camp politique durant le mandat. Et l’indépendance précisé par le GPR vient du fait justement que ses membres ne s’aligne à aucun parti politique (p.3). L’opposition semble être engloutie face à la prédominance des partis IRD et des indépendants. La plupart des indépendants basculent en faveur du régime en place. Il ne reste plus que le TIM et quelques indépendants qui devront être dans le camp de l’opposition, conclut Madagascar Laza (p.2)

 

EVENTUALITE D’UNE AUTRE SESSION EXTRAORDINAIRE POUR LES PARLEMENTAIRES

Normalement, l’ordre du jour de la session spéciale des nouveaux députés touche à sa fin. La cérémonie de clôture devra se tenir demain. Néanmoins, une session extraordinaire devrait se tenir d’ici peu. Une annonce faite vendredi dernier par la présidente de la Chambre basse : « une session extraordinaire est à prévoir, mais nous devrons encore attendre le décret de Convocation du gouvernement », a-t-elle déclaré. La reconduction du Premier ministre et la mise en place d’un nouveau gouvernement encourage cette session qui devra se concentrera probablement sur la présentation de la mise en œuvre de la Politique Générale de l’État. En effet, la Constitution stipule que « dans les 30 jours de sa nomination, le Premier ministre présente son programme de mise en œuvre de la Politique Général de l’État au Parlement qui peut émettre des suggestions. » D’autres points sont également à considérer, entre autres, la révision de la loi sur l’opposition. Cette loi n’est pas très claire concernant le Chef de l’opposition. (Les Nouvelles, p.3)

 

Un peu d’humour

 

La Gazette de la Grande Ile, p.5