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Revue de presse du 29 juillet 2019  

Revue de presse du 29 juillet 2019   

 

Le calendrier électoral proposé par la Commission Électorale Nationale Indépendante ne sera pas maintenu. En effet, si le gouvernement avait voulu maintenir la date du 28 octobre 2019, il aurait dû adopter le décret de convocation des électeurs hier. Parallèlement, de retour au pays, Marc Ravalomanana a convoqué la presse hier pour faire part de sa détermination à être le Chef de l’opposition.

 

Processus électoral

COMMUNALES : LA DATE N’A PAS ETE MAINTENUE

Le gouvernement n’a pas retenu le calendrier électoral proposé par la Commission Électorale Nationale Indépendante. Ce qui signifie que la date de la descente aux urnes sera décalée. D’ailleurs, le ministre de l’Intérieur, Tianarivelo Razafimahefa en personne l’a confirmé, « un report s’impose », a-t-il annoncé. La CENI a proposé la date du 28 octobre 2019 pour les élections communales et municipales, ce qui signifie que le décret de convocation des électeurs aurait dû être adopté en conseil du gouvernement le 28 juillet. Ce qui ne fut pas le cas. Selon les dires du ministre de l’Intérieur, les communales auront lieu à un moment plus approprié. En guise d’explication, Tianarivelo Razafimahefa a avancé que l’Initiative pour l’Émergence de Madagascar  impose une nouvelle lecture de la politique de décentralisation, « L’État s’engage à l’autonomisation des collectivités territoriales. Les maires à élire devront donc être de vrais représentants des habitants de chaque commune qui constituent le socle de la décentralisation effective et du développement local » a soutenu le ministre. Il faut ainsi réactualiser les données concernant les communes avant de procéder au scrutin. Cela entre dans le cadre de la révision de la catégorisation des communes. Par ailleurs, la révision de la liste électorale s’avère incontournable étant donné le nombre des doléances et les problèmes générés par l’imperfection de cette liste. Par contre, le parti d’opposition, Tiako i Madagasikara n’est pas d’accord avec cet ajournement des scrutins municipaux, à entendre sa Secrétaire générale : « par ce report tacite, l’État démontre l’absence de volonté d’organiser les communales. Le pouvoir n’est vraisemblablement pas prêts à affronter les urnes » a réagi Olga Ramalason. La sénatrice a rappelé qu’il y a un mois encore, le président de la République avait le pouvoir de légiférer et il pouvait ordonner une révision spéciale de la liste électorale sans remettre en cause le calendrier proposé par la CENI, mais il ne l’a pas fait. La Secrétaire générale du TIM pense qu’il s’agit d’une manœuvre politique visant à nommer des Présidents de Délégation Spéciale (PDS) à la place des maires qui sont en train de terminer leur mandat. Certains observateurs, quant à eux, pensent qu’en vérité, le parti au pouvoir a du mal à trouver des candidats à la hauteur pour les communes stratégiques, surtout Antananarivo. Quoi qu’il en soit, à entendre les propos du ministre de l’Intérieur, il n’y aura pas d’élection avant l’année prochaine (L’Express de Madagascar, p.3). Le vice-président de la CENI, Thierry Rakotonarivo a indiqué que le report des élections est inévitable. Et il souhaite dans ce cas que la descente aux urnes aura lieu l’année prochaine, cela permettra d’améliorer la liste électorale. « Ce report sera l’occasion pour nous de corriger les erreurs constatées dans le fichier électorale. Si la date du 28 octobre a été maintenue, nous aurions dû utiliser le même fichier que celui des dernières législatives. » Le vrai souhait de la CENI c’est que les communales auront lieu uniquement après le 15 mai 2020, date de la fin de la révision annuelle de la liste électorale. Ce sera une occasion pour la Commission électorale d’inscrire les absents de la liste actuelle et de réinscrire ceux qui ont été supprimés accidentellement. Au vice-président de la CENI d’ajouter qu’il ne faudrait pas organiser des élections pendant la saison de pluie ; « nous devons respecter les dispositions des textes au lieu d’évoquer à nouveau un soi-disant cas de force majeur, comme c’était le cas auparavant » Notons que le mandat des maires prendra fin le 28 septembre prochain. L’Exécutif n’aura que deux options, soit prolonger le mandat ou nommer des PDS, notent Les Nouvelles (p.3) et Inona no Vaovao (p.2). D’après les derniers décomptes de la CENI, le nombre de doublons sur la liste électorale s’élève à 80 000. La Commission électorale ne peut pas encore procéder à la suppression de ces doublons, elle doit attendre la révision annuelle de la liste électorale. En attendant, les doublons ont été mis sur une liste rouge. De son côté, Lalatiana Ravololomanana a réagi par rapport à l’organisation des prochaines élections. La politicienne confie que le fait de tenir deux élections séparées notamment pour les maires et les conseillers n’est pas opportun. Il serait possible, soutient-elle qu’un candidat maire n’aura pas de liste de conseillers et une liste de conseillers pourrait ne pas avoir une personne à présenter à la mairie. D’après ses dires, « en 2015, les maires et les conseillers ont été élus dans une même liste. Du temps de Guy Willy Razanamasy, les maires ont été élus séparés des listes de conseillers. J’ai vécu ces deux modes de scrutin et j’avoue que les deux présentent des lacunes mais je pense qu’il serait plus judicieux si nous voulons le développement, d’élire les maires et les conseillers sur une même liste. » Les candidats malheureux mais élus en tant que conseillers en 2015, étaient accusés d’être des facteurs de blocages, toujours selon Lalatiana Ravololomanana (Madagascar Laza, p.3). Quant à Marc Ravalomanana, il n’a pas encore donné une suite favorable à la sollicitation des membres de son parti par rapport à sa candidature à la mairie de la capitale. Le suspense reste entier. Apparemment, cela ne figure pas encore dans les priorités de l’ancien Chef d’État, dont la principale occupation est celui d’occuper le siège du Chef de l’opposition. Le Premier ministre Christian Ntsay  a assuré que les élections communales doivent se tenir cette année afin de respecter le principe de l’État de droit (Le Quotidien, p.4).

 

Dynamique politique

REGIME RAJOELINA : VERS UN REGIME PRESIDENTIEL

Le 25 mai 2018, suite à une requête de déchéance du président de la République de l’époque, Hery Rajaonarimampianina, le Haute Cour Constitutionnelle a clairement spécifié que « l’Exécutif et le Législatif respectent les principes de la séparation et de la collaboration des pouvoirs, fondements du régime semi-présidentiel de la Quatrième République. » Le régime semi-présidentiel est un régime mixte empruntant des caractéristiques au régime parlementaire et au régime présidentiel. Or, on constate que le régime actuel semble fonctionner tel un régime présidentiel, même si les parlementaires ont exercé une certaine pression sur la formation du nouveau gouvernement. Évidemment, Andry Rajoelina ne se hasardera pas dans la dissolution de la Chambre basse mais on risque de voir une Assemblée croupion dans le régime présidentialisé. (Midi Madagasikara, p.2)

 

LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT SIGNENT LEURS LETTRES D’ENGAGEMENT

Lors de la présentation du premier gouvernement de son régime, Andry Rajoelina a spécifié que les ministres feront l’objet d’une évaluation après un an à la tête des départements. Ils ont signé un signé un contrat-programme dans ce sens. Le Chef de l’État a parlé également d’une évaluation à mi-parcours pour voir les progrès de la mise en œuvre des programmes de chaque ministre. Après la formation du deuxième gouvernement la semaine dernière, on se demande s’il y a eu réellement une évaluation. Tous les ministres ont été reconduits, sauf Félicitée Rejo Fienena, ministre de l’Enseignement supérieure. A-t-elle failli à ses missions ? Pas plus tard que mercredi dernier, les nouveaux membres du gouvernement ont été convoqués pour signer une nouvelle lettre d’engagement, une lettre qui renforce leur engagement pour la mise en œuvre du plan pour l’émergence de Madagascar. Seuls, le ministre de le Jeunesse et des Sports ainsi que la ministre de l’Enseignement Supérieure ont manqué à l’appel, atteste Midi Madagasikara, (p.2).

 

RAVALOMANANA PROMET UNE OPPOSITION CONSTRUCTIVE

De retour au pays hier, après son séjour sur la terre européenne, Marc Ravalomanana a convoqué la presse. Lors de son déplacement, il a rencontré des organisations ayant de l’expérience dans ce qu’est les droits de l’opposition. Ainsi, le président fondateur du parti Tiako i Madagasikara lance le défi de déconstruire l’image d’une opposition tentant toujours de détrôner le régime en place. « Je suis prêt à diriger cette opposition. Il faut désormais abandonner le préjugé selon lequel une opposition est là pour faire un coup d’État. La future opposition utilisera une haute technologie qui lui permettra de jouer son véritable rôle de contre-pouvoir. Pour cela, une société basée en Allemagne dénommé SAP nous aidera à utiliser cette nouvelle technologie favorisant la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des affaires d’un État » a informé Marc Ravalomanana. Ce dernier a également tenu à préciser qu’il ne s’intéresse pas à un quelconque poste à l’Assemblée nationale, et il n’a pas caché non plus ses inquiétudes par rapport au fait que les parlementaires vont débattre sur la loi portant statut de l’opposition et des partis de l’opposition qui a été adoptée en 2011. L’ancien Chef d’État craint que ce ne soit une tentative pour adopter une loi taillée sur mesure excluant le TIM des droits de l’opposition. En effet, pour le TIM, une nouvelle loi n’est pas nécessaire, il faut procéder à la mise en œuvre de la loi déjà promulguée par un décret d’application. Hanitra Razafimanantsoa a précisé que « A bien lire l’actuelle loi sur l’opposition, il n’y a que le président Marc Ravalomanana qui peut assumer les fonctions du chef de l’opposition officiel. » Afin d’instaurer un climat de confiance mutuelle, Marc Ravalomanana n’exclut pas une rencontre avec le président de la République. Cela afin d’éviter tous malentendus, « Si nous voulons que tout aille bien, Madagascar a intérêt à mettre en place un mécanisme juridique et institutionnel qui permettra à l’opposition d’exercer ses droits. Nous allons prouver qu’on peut bien contribuer au développement du pays sans être au pouvoir », a ajouté le numéro Un du TIM. Hier, ce dernier a rencontré l’ambassadeur de l’Union Européenne à Madagascar, après avoir concerté avec de nombreux diplomates à Madagascar (Midi Madagasikara, p.3). À ce propos, Marc Ravalomanana aurait déjà demandé une rencontre avec le Chef de l’État trois ou quatre fois, mais il aurait été refusé. Le 2 juillet, lors d’une entrevue avec l’ambassadrice de France, Véronique Vouland, le président Français a donné son accord pour la mise en place d’une opposition, en revanche, Emanuel Macron ne souhaite pas voir Marc Ravalomanana à sa tête. Ce dernier a martelé que quoi qu’il advienne, il est le Chef de l’opposition (Tia Tanindrazana, p.3). Le TIM ambitionne d’apporter sa contribution dans la mise en place d’une véritable démocratie dans la Grande Ile. « Nous pouvons ne pas être d’accord sur la manière dont le pouvoir gère le pays mais il nous incombe également d’apporter des contre-propositions pour le bien de Madagascar. La communauté internationale est attentive à une opposition qui joue parfaitement son rôle » a précisé Marc Ravalomanana. L’Express de Madagascar estime par ailleurs, que l’objectif de la révision de la loi sur le statut de l’opposition lors de la prochaine session extraordinaire des parlements est celui d’écarter Marc Ravalomanana de son ambition de devenir Chef de l’opposition. Une situation qui semble déranger le pouvoir au plus haut point, selon toujours le journal, jusqu’à remettre en question qui a été adoptée lors du régime transitoire (p.5). Certains parlementaires pensent que la loi sur le statut de l’opposition n’est pas assez explicite sur certains points et mérite ainsi plus de précisions. Le TIM pense que le Chef de l’opposition lui revient de droit après avoir effectué les démarches stipulées par la loi auprès du ministère de l’Intérieur. (Les Nouvelles, p.2 ; La Gazette de la Grande Ile, p.11). En effet, dans un communiqué qu’il a publié hier, le TIM demande la raison d’être de la révision de la loi sur le statut de l’opposition. Cette décision gouvernementale est la preuve de son désir de modifier le texte en sa faveur. Et le TIM en tant que parti d’opposition « continuera dans sa lancée pour asseoir l’État de droit et la démocratie. Et continuera toujours d’apporter la vérité à la connaissance de tous. » Sans l’aide des députés indépendants ou d’autres entités, le TIM aura du mal à bloquer l’Exécutif. Le bloc de la majorité parlementaire n’aura pas de difficulté à faire passer le projet de loi, tandis que le Sénat, même à majoritairement HVM, ne pèsera pas lourd face à la Chambre basse. Les dispositions constitutionnelles permettent à l’Assemblée nationale de statuer en dernier ressort sur un projet de loi ou une proposition de loi en cas de désaccord entre les deux chambres. Les autres formations politiques qui se sont dit être des opposants n’ont pas encore réagi. Certains observateurs tentent de lancer un appel à Hajo Andrianainarivelo, fondateur du Malagasy Miara-Miainga, actuel ministre de l’Aménagement du territoire et bras droit d’Andry Rajoelina, qui avait demandé à être le Chef de l’opposition durant le régime Rajaonarimampianina (Madagascar Laza, p.2). Le Quotidien a souligné que Marc Ravalomanana, lors de la conférence de presse d’hier, a répondu aux agissements « belliqueux » du régime par la sagesse dont il a toujours fait preuve. Encore une fois, il a rappelé qu’il a accepté les résultats du deuxième tour de la présidentielle pour le bien du pays dès que la HCC avait proclamé les résultats officiels. Le statut de Chef de l’opposition doit lui revenir logiquement, il a été l’adversaire de Rajoelina au second tour, et son parti est le seul à avoir déclaré officiellement sa position comme opposition. Aussi, le TIM dispose du plus grand nombre de députés opposants à l’Assemblée nationale. Par ailleurs, l’ancien président a fait part de son ouverture à ceux qui veulent renforcer leur rang. « J’en ai déjà discuté lors de mes rencontres avec les ambassadeurs d’Allemagne, de la France et celui de l’Union Européenne. Et le TIM n’est pas un parti fermé. De plus, nous faisons appel à tous ceux qui veulent rejoindre le camp de l’opposition. » (p.3)

 

ASSEMBLEE NATIONALE : APPLICATION DE LA POLITIQUE D’AUSTERITE

La Chambre basse est aussi concernée par la politique d’austérité adoptée par le régime actuel. Et la présidente de l’institution n’est pas prête à se plier face aux caprices des nouveaux députés, si on se réfère à ce qu’elle a annoncé en marge d’un culte œcuménique à Anatirova. Elle n’envisage pas d’octroyer d’autres avantages aux élus de Tsimbazaza que ceux qui sont déjà mentionnés dans la Loi des finances. Le texte fixe à 39,5 milliards d’ariary le budget destiné à cette institution, au lieu des 59 milliards prévus dans la loi des finances initiale. Avec cet écart de 20 milliards d’ariary, les membres du Bureau permanent pourraient voir des avantages et des indemnités baisser (Les Nouvelles, p.3). Samedi dernier, les députés, sous l’égide de leur présidente, Christine Razanamahasoa, ont tenu un culte œcuménique au temple d’Anatirova. D’après les explications de la tenante du perchoir de Tsimbazaza, l’objectif est celui d’avoir la bénédiction divine pour les grands travaux qui attendent les élus. Le choix de l’endroit n’a pas été fortuit. Ce fut également dans ce temple que le premier gouvernement d’Andry Rajoelina a tenu son culte après sa mise en place. « Le président de la République et le gouvernement ont assisté à un culte ici pour demander la bénédiction divine. Celui auquel on a assisté aujourd’hui n’est que la suite. C’est un culte pour demander la bénédiction divine pour l’Assemblée nationale et les députés » a affirmé Christine Razanamahasoa. Une opportunité pour cette dernière d’assurer et de rassurer que les députés de Madagascar sont prêts à retrousser les manches et ne veulent plus entendre parler de corruption et d’achat de voix au sein de leur institution (La Vérité, p.2).

 

LE CONSEIL DU FAMPIHAVANANA MALAGASY EMET SES RECOMMANDATIONS

Le Conseil du Fampihavanana Malagasy a présenté son rapport d’activité la semaine dernière. Ce fut également une occasion pour cette institution d’émettre des recommandations. Ainsi, elle a insisté sur l’urgence de la réconciliation du peuple avec ses valeurs culturelles basées sur le « Fihavanana » ainsi que sa réconciliation avec sa terre et sa langue. Cela renvoi à la remise en cause de tout un système, dans tous les domaines (éducatif, foncier, etc.) Le CFM propose l’élaboration et l’adoption des textes d’application de la loi n°2016-037 du 02 février 2017 sur la réconciliation nationale. C’est urgent étant donné que c’est ce qui permettra au conseil d’accomplir sa mission. La deuxième recommandation porte sur la mise en place d’une véritable politique de développement harmonieux et équilibré du pays. En outre, le CFM organisera un dialogue national. La structure a également proposé la réforme de l’éducation nationale et la répartition équitable des ressources nationales. (Free News, p.3)

 

Femme en politique

MINA RAKOTOARINDRASATA ENCOURAGE L’ADOPTION DE LOI SUR LA PARITE

Dans un entretien avec un journaliste de Les Nouvelles, Mina Rakotoarindrasata, juriste spécialiste en genre réagi par rapport au statut de la femme dans la sphère politique malagasy. « Le nombre de femmes élues à l’Assemblée nationale a encore baissé. Elles ne sont plus que 26 pour cette nouvelle législature contre 32 auparavant. Une situation alarmante qu’on ne pourrait améliorer qu’à travers un profond changement au niveau des institutions », a soutenu Mina Rakotoarindrasata. Elle a reconnu que la politique reste encore un domaine fortement masculinisé et les femmes y sont représentées à faible taux. Le record a été enregistré en 2014 lorsque le taux de femmes élues à la Chambre basse a été de 21%. L’activiste a précisé que le sexisme est encore très présent dans les institutions, telle que l’Assemblée nationale. Elle a particulièrement évoqué le cas des plaisanteries à caractère sexuel et sexiste lors du vote des membres du Bureau permanent du Conseil supérieur de la transition. En remplissant leur bulletin de vote, certains hommes parlementaires y auraient inscrit le nom de leurs candidates avec des commentaires tels que « bisous », « chérie », « belle » ou en y dessinant un cœur, sans parler des cas de femmes responsables qualifiées de « Akoho vavy maneno » lorsqu’elles s’expriment. L’interviewée constate que le parlement semble légitimer ces pratiques sexistes et ne prévoit aucune sanction à l’encontre des auteurs dans le règlement intérieur. Le recul de la représentation féminine au sein des institutions peut se justifier par le manque de culture de parité. Même au niveau des partis politiques, ils n’ont présenté que 31% de candidates alors que les partis politiques ont un rôle important dans l’intégration des femmes dans les postes de décision. En effet, les femmes ont plus de chance d’être élues si elles ont l’appui des formations politiques. Mina Rakotoarindrasata propose alors, à part l’adoption de la loi sur la parité, la mise en place de la politique de quotas ou objectifs chiffrés, de places réservées ou listes zébrées. (Les Nouvelles, p.2)

 

Un peu d’humour

 

La Gazette de la Grande Ile, p.5