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Revue de presse du 2 août 2019  

Revue de presse du 2 août 2019   

 

Le débat autour du statut de l’opposition continue d’accaparer les colonnes des quotidiens. Marc Ravalomanana, président du parti « Tiako i Madagasikara » a dernièrement fait savoir qu’il est contre une éventuelle retouche des textes y afférents. 

 

Processus électoral

LA CENI SE FOCALISE SUR L’AMELIORATION DE LA LISTE ELECTORALE

La Commission électorale nationale indépendante se penche actuellement sur la révision de la liste électorale. L’objectif étant de garantir au mieux la participation de tous les électeurs aux prochains scrutins. Selon les précisions apportées par Philibert Andriamanantsoa, vice-président de la CENI, joint au téléphone par Les Nouvelles, hier, l’organe procède à la correction de toutes les anomalies rencontrées lors des dernières législatives. Pour ce faire, les membres de la Commission ont déjà effectué des descentes au niveau des bureaux de vote, pointés du doigt par la Haute Cour Constitutionnelle, lors de la proclamation officielle des résultats législatifs. « Nous procédons primordialement à l’examen des doléances des électeurs non-inscrits sur la liste, lors des législatives » a indiqué le responsable au sein de la CENI. La prochaine étape consistera à la rectification de la liste. « La liste électorale au niveau de chaque fokontany fera l’objet d’un audit interne, sans aucune retouche » a souligné Philibert Andriamanantsoa, en prenant soin de préciser que la liste ne peut être ouverte avant la révision annuelle. Par ailleurs, la CENI prévoit d’apporter des améliorations supplémentaires comme la mise en place des bases de données au niveau des régions. « Cela permettra de traiter les doublons au niveau des districts », a spécifié Alarobia. Interrogé sur l’éventuelle date des communales, le responsable au sein de la Commission a souligné que la CENI ne pourra proposer un nouveau calendrier sans une demande d’avis du gouvernement. Le vice-président a toutefois fait savoir que les élections pourront encore se tenir avant le 30 novembre prochain. (p.3)

 

LE KMF/CNOE SUGGERE LA RADIATION DE PARTIS POLITIQUES ABSENTS AUX ELECTIONS

Le KMF/CNOE a organisé une conférence de presse hier, durant laquelle l’OSC a émis des suggestions relative à l’assainissement du microcosme politique à Madagascar. De l’avis du Comité national d’observation des élections, il serait temps que l’État prenne une décision face au nombre pléthorique de partis politiques au pays en supprimant notamment les partis « non actifs ». « La participation active à la vie de la nation figure parmi les raisons d’être d’un parti politique. Ses membres ont comme devoir de présenter ou de soutenir un candidat aux élections. Un parti qui ne remplit pas son devoir, ne mérite pas d’exister. C’est pourquoi il est nécessaire que l’État prenne acte par rapport à cela » a indiqué Emée Ratsimbazafy, vice-présidente du KMF/CNOE. L’OSC souhaite par ailleurs que tous les candidats, à une quelconque élection, soient présentés par un parti politique. Se référant aux statistiques, plus de 200 partis politiques sont actuellement recensés dans le registre des partis au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, dont une centaine n’a pas régularisé leur situation. Ce nombre important a profité à certains candidats durant l’élection présidentielle de 2018. Ils étaient effectivement nombreux à avoir utilisé la couleur des partis qui n’ont auparavant participé à aucune élection. Comme le rappelle Les Nouvelles, Tianarivelo Razafimahefa, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, a déjà fait un discours sur la radiation de partis, il y a quelques mois. Jusqu’à ce jour, ce département n’a cependant pas encore donné de suites à cette déclaration. (p.3)

 

DES CENTAINES DE CANDIDATS RECLAMENT LE REMBOURSEMENT DE LEURS CAUTIONS

La Haute Cour Constitutionnelle est en vacances depuis le 29 juillet jusqu’au 11 août 2019, ce qui n’empêche pas à des centaines de candidats de se bousculer au portillon d’Ambohidahy pour demander des attestations comme quoi, ils ont bel et bien obtenu « au moins 10% » lors des dernières législatives. « Bon nombre des demandeurs viennent de district sis dans les régions. Pour qu’ils ne rentrent pas bredouille, nous avons décidé d’assurer un service de permanence dans la matinée, d’hier. Ce sera encore le cas le jeudi 9 août de 8h à midi » a expliqué un responsable au sein de la Cour. Les attestions délivrées par la HCC permettront aux candidats ayant obtenu au moins 10% lors des élections législatives du 27 mai dernier, de s’adresser à la Caisse des Dépôts et Consignations pour demander le remboursement de leur caution de 1 million d’Ariary. Malgré l’existence de cette permanence, les trois dossiers en instance au niveau de la Cour devront attendre la rentrée de la HCC prévue le 12 août. Il s’agit respectivement de la saisine du président du Sénat aux fins de nomination du successeur du sénateur Ravoninahitriniarivo Mbade Jeanine Gabrielle, élue député, de la saisine de la présidente de l’Assemblée nationale aux fins de nomination des successeurs des députés Naharimamy Lucien Irmah et Volahaingo Marie Thérèse, nommées ministres ; et de la requête de Rasolofenomanana Elysé Martin, candidat de la circonscription électorale de Fianarantsoa, demandant rectification de l’Arrêt n°45 HCC/AR du 2 juillet 2019 portant proclamation des résultats officiels des élections législatives du 27 mai 2019. (Midi Madagasikara, p.2)

 

Dynamique politique

STATUT DE L’OPPOSITION. MARC RAVALOMANANA MILITE POUR LE RESPECT DE LA LOI

En marge de sa participation à la cérémonie de célébration de la fête nationale suisse, l’ancien président Marc Ravalomanana s’est de nouveau exprimé sur le statut de l’opposition. « Je l’ai toujours dit, il faut d’abord appliquer la loi existante. Quelle soit bonne ou mauvaise, il faudra l’appliquer à la lettre. C’est la seule manière de justifier que le dirigeant est juste, correct, digne et crédible » a-t-il indiqué en réponse aux interpellations des journalistes. Ainsi, le numéro Un du «parti « Tiako i Madagasikara » s’insurge contre toute perspective de retouche de ladite loi.  Pour rappel, en effet, l’examen de ce texte serait à l’ordre du jour de la prochaine session extraordinaire de l’Assemblée nationale. (Tia Tanindrazana, p.2 ; Midi Madagasikara, p.3) L’ancien président a affirmé avoir eu des discussions avec les partis politiques qui souhaiteraient se constituer opposition dans l’objectif de rendre solidaires et forts les opposants pour éviter notamment de tomber dans les mêmes erreurs du passé où les régimes présidentiels forts se sont versés dans la dictature en bafouant la démocratie. Marc Ravalomanana a de nouveau expliqué que l’opposition qu’il dirigera ne sera pas une opposition qui chercherait à renverser le pouvoir en place dans la rue, ou encore une opposition destructrice cherchant à nuire les dirigeants. Il entend plutôt mettre en place une opposition qui servira de balise pour le régime en place afin qu’il ne dévie pas du bon chemin. « Je veux que la démocratie à Madagascar serve d’exemple pour tous les pays africains et dans le monde » a-t-il spécifié. Le Quotidien rappelle la loi sur l’opposition existe et a déjà été promulguée depuis 2011 et que sont les dirigeants actuels qui ont conçu et voté les textes dans le cadre de la transition. Malgré tout, cette loi n’a jamais été appliquée pour des raisons d’ordre politique. (p.3) Rivo Rakotovao, président du Sénat insiste sur l’application de la loi portant statut de l’opposition qui garantit selon lui la liberté d’expression, notamment pour ceux qui n’adopte pas la vision du régime. (Tia Tanindrazana, p.2)

 

DENONCIATION DU COMPORTEMENT D’UN DEPUTE

Madagascar-Laza dénonce le comportement d’un député élu dans la région Boeny qui refuserait de payer ses créanciers. Sans citer explicitement le nom du parlementaire, le quotidien rapporte qu’il aurait même menacé ceux-ci quand ils procèdent au recouvrement. Selon les plaintes émanant de la cité des fleurs, il ne s’agit pas du seul cas d’abus de pouvoir dont il fait l’objet. Au début de la semaine, un des membres de la famille d’un des adversaires politiques dudit député aurait été arrêté pour une simple querelle. Selon les informations reçues par le quotidien, la communauté musulmane de Mahajanga suit de près l’affaire. (p.3)

 

DES QUOTIDIENS DENONCENT LA GABEGIE DANS LA GESTION DE LA CUA

« La Commune urbaine d’Antananarivo est devenue le théâtre de nombreux abus ». C’est le constat dressé par une partie des quotidiens. La Gazette de la Grande île dénonce la dictature imposée par Lalao Ravalomanana au sein de la municipalité. « C’est comme si c’est véritablement la famille Ravalomanana qui font ce qu’ils veulent dans la ville. La confusion entre les affaires de la commune, de la famille Ravalomanana mais aussi et surtout de leur parti politique a été constatée durant le mandat de Lalao Ravalomanana » souligne le quotidien. Le journal ne manque pas de pointer du doigt la vente de domaines publics à des prix bradés. Le média est certain que ces points noirs joueront en défaveur de l’image du couple lors des prochaines élections communales. (p.7) Sur le même ton, La Vérité dénonce la gabegie dans la ville des milles où « parkings, îlots, trottoirs, … le moindre recoin quelle que soit sa destination initiale, est mis à profit pour ériger des box à usage commercial cédés ou loués à prix d’or ». Selon le quotidien, la CUA semble avoir décidé de soutirer un maximum de profit sur tout espace possible et imaginable de la capitale. Comme exemple flagrant, le journal cite d’ailleurs le cas du parking d’Anosibe qui est aujourd’hui au cœur de la polémique. Le média alerte l’opinion publique des risques qu’engendrent ces privatisations de la voie publique sur le trafic et sur les accidents. (p.2)

 

Focus sur la sécurité

L’ARMEE EN CONCLAVE A IVATO POUR DEUX JOURS

Les hauts responsables au sein de l’Armée sont en conclave depuis hier à Ivato, pour l’évaluation des activités de ces six derniers mois et la projection des objectifs pour les six prochains mois. « Lors du premier semestre, nous avons mis en place les 4 Zones rurales prioritaires de sécurité et les Zones maritimes prioritaires d’intervention, le but étant de contrôler les zones de non-droit » a dressé le général Richard Rakotonirina, ministre de la Défense nationale. Toujours selon ses précisions, les six prochains mois seront consacrés à la consolidation de la sécurité. « Nous allons axer les efforts sur l’application du dispositif permanent rénové de sécurité qui s’appuie sur la mise en place du mécanisme de veille permanent, de contrôle et d’alerte précoce, sur des Forces armées rénovées au service de la population et respectueuses des droits humains et enfin sur les mécanismes de coordination des actions civilo-militaires » a-t-il ajouté. Dans cadre de la consolidation des acquis, le ministère de la défense va installer des Bases opérationnelles avancées ainsi que des détachements spéciaux de sécurité, dont la finalité est une paix durable et la fin de l’impunité. Lors d’une intervention téléphonique, le Premier ministre Christian Ntsay a adressé ses remerciements aux Forces de défense et de sécurité. « Durant une assez longue période, on a observé des gabegies et des laisser-aller au sein des Forces de défense et de sécurité. L’on a remarqué des éléments des forces de l’ordre en connivence avec des bandits qui ont dicté la loi ? Mais actuellement, on perçoit des changements palpables et on constate des résultats tangibles. Il faut cependant faire attention aux brebis galeuses qui ne font que ternir l’image de l’armée et qui risquent d’anéantir les efforts déployés » a-t-il souligné. (Les Nouvelles, p.2 ; Madagascar-Laza, p.3 ; Le Quotidien, p.3 ; Free News, p.6) Outre  l’évaluation des activités de ces six derniers mois et la projection des objectifs pour les six prochains mois, l’identification des failles au sein de l’Armée est également à l’ordre du jour. « Nous allons identifier tous les points faibles qui ont fait vaciller l’armée et définir les moyens de les redresser » a indiqué Théophile Rakotonirina, Chef d’État-major général de l’Armée. Parmi ces points faibles figurent le manque de matériel. En effet, les équipements à la disposition de l’Armée de terre datent d’une autre époque. Pratiquement démolies, l’armée de l’air et les forces navales étaient, il y a peu encore, moribondes. Lors de son intervention téléphonique, le Premier ministre Christian Ntsay a indiqué qu’un effort sera fait pour équiper la marine, dont le rôle se focalise sur la sécurisation des frontières. Les ZMPI ont d’ailleurs été définies dans cette optique. A titre de rappel, la défense du territoire est la première vocation de la grande muette. Madagascar étant un pays en paix, la Réforme du secteur sécurité l’a impliqué dans les Forces de défense et de sécurité l’amenant ainsi à avoir comme rôle opérationnel la lutte contre l’insécurité. « Il n’est plus question que les hommes restent dans les camps à se tourner les pouces. Dorénavant, tout le monde participera aux actions sur le terrain » a martelé le général Richard Rakotonirina dans son discours, hier. Déployée, notamment, dans le cadre des ZPRS, l’Armée contribue sensiblement au rétablissement de l’ordre et de l’autorité de l’État, depuis quelques mois. « Ramener le niveau d’insécurité à un seuil tolérable est la mission qui nous a été confiée durant les six derniers mois. Il s’agit, pour les mois à venir, de travailler à la pérennisation des acquis (…) Tout en luttant contre l’insécurité, l’armée appuiera, également, le développement » soutient le ministre. (L’Express de Madagascar, p.3)

 

Un peu d’humour

 

Les Nouvelles, p.2