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Revue de presse du 10 septembre 2019  

Revue de presse du 10 septembre 2019   

 

Il reste 48 heures avant la clôture du dépôt de candidature pour les élections communales et municipales. A ce jour, les Organes de Vérification et d’Enregistrement des Candidatures n’ont enregistré que 81 dossiers. La CENI a sollicité les partis politiques à ne pas attendre le dernier jour pour se manifester. Quoi qu’il en soit, les noms des candidats commencent à se dévoiler.

 

Processus électoral

 

PREPARATIFS DES ELECTIONS COMMUNALES : RENCONTRE ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LA CENI

Hier, sous l’égide du Premier ministre Christian Ntsay, a eu lieu une rencontre entre le gouvernement et la Commission Electorale Nationale Indépendante. Cette rencontre entre dans le cadre des préparatifs des prochains scrutins. L’objectif a été d’identifier les éventuels problèmes susceptibles d’entraver le bon déroulement du processus électoral et d’en apporter les mesures nécessaires. Selon le Chef du gouvernement, tous les préparatifs sont à point, tant pour le côté administratif que pour le côté financement. (Midi Madagasikara, p.2) (Madagascar Laza, p.3) (Inona no Vaovao, p.3 ; https://www.madagascar-tribune.com/Une-rencontre-entre-le-gouvernement-et-la-CENI.html) Un responsable auprès de la CENI a confirmé effectivement que le calendrier des préparatifs est respecté. Les prétendants auront jusqu’au 12 septembre pour faire déposer leurs dossiers par un mandataire auprès des OVEC. Beaucoup d’entre eux peinent à obtenir un casier judiciaire. Déjà le délai est relativement court, mais le déplacement de ceux qui sont dans les zones éloignées n’est pas facile non plus. Pour alléger la procédure, la Commission électorale a pris des mesures, pour les candidats dans les communes éloignées, les maires et leurs adjoints sont autorisés à procéder à la légalisation de signature des candidats. (La Vérité, p.3). Récemment, Thierry Rakotonarivo, vice-président de la CENI a informé que l’Imprimerie Nationale est déjà à pied d’œuvre pour l’impression des documents sensibles à utiliser le 27 novembre. Les listes définitives des candidats seront communiquées au niveau de chaque district. Un comité ad ’hoc sera mis en place pour le traitement des résultats dont la publication est prévue pour le 16 décembre. La proclamation des résultats officiels et le traitement des contentieux électoraux se passeront au niveau du Tribunal administratif. (Free News, p.2

Pour le moment, moins d’un-tiers des 1 695 communes de Madagascar disposent de candidats. 81 dossiers seulement ont été déposés, sachant que l’on compte 114 OVEC. En conséquence, le Rapporteur général de la CENI, Ernest Razafindraibe a alerté les candidats et les partis politiques qu’« il est désormais temps pour les partis ou coalitions de partis de prendre leur décision en vue de présenter des candidats dans chaque commune des circonscriptions électorales du pays. Dans le cas contraire, les conditions pour une élection démocratique risquent de ne pas être remplies », a-t-il déclaré. Les partis politiques ont tendance à choisir le dernier moment pour remplir les formalités de candidatures. Aussi, Ernest Razafindraibe a ajouté que « les candidats devraient faire attention car s’il manque une pièce à leur dossier, ils risquent de ne pas avoir suffisamment de temps pour les compléter. » Interrogée sur cette réticence des formations politiques, la vice-présidente du Comité National d’Observation des Elections (KMF-Cnoe), Emée Ratsimbazafy a répondu qu’elle est tout aussi étonnée de voir que seulement quelques partis parmi les centaines enregistrés au ministère de l’Intérieur aient la volonté de se présenter aux élections. Une situation qui semble donner raison à la récente déclaration du KMF-Cnoe qui demandait la radiation des partis qui ne participent à aucune élection organisée dans le pays. (Les Nouvelles, p.3) (Le Quotidien, p.3) (Tia Tanindrazana, p.2). A ce jour, deux candidatures aux prochaines élections ont été enregistrées dans le district de Mahajanga II. Une dans la commune de Betroka et une autre à Mahajamba-Usine. Pour Mahajanga 1, aucun dossier n’a été encore déposé mais d’après les informations, le candidat de l’IRMAR Mokhtar Andriatomanga se rendra mercredi prochain au siège de l’OVEC pour déposer le sien. (La Gazette de la Grande Ile, p.3) D’après l’article 2 de la loi n°2011-012 relative aux partis politiques, les formations politiques sont censées concourir à la formation de la volonté politique, à l’expression du suffrage universel et à l’exercice du pouvoir à travers la participation aux élections, l’éducation civique et politique. Cela sous-entend que pour un parti politique, le fait de ne pas participer aux élections annihile sa première vocation. Toavina Ralambomahay, analyste politique a réagi sur le sujet et affirmé que le vrai problème est le désengagement politique du citoyen ; c’est-à-dire qu’il n’adhère à aucune entité et ne vote plus. Le fait est que les citoyens sont insatisfaits des partis politiques existants. L’analyste politique parle même d’une faille idéologique. (La Vérité, p.2)

 

Dynamique politique

 

LE MCFI ALERTE LA CENI ET L’ETAT

Après la trêve politique observée lors du passage du Pape, le Mouvement des citoyens contre les fraudes et irrégularités électorales (MCFI) revient à la charge. Selon les dires d’un de ses responsables, Henri Rakotomalala ou Riri Be, l’Etat et la Commission électorale sont responsables de ce qui pourrait se passer dans le pays durant le processus électoral. Il a indiqué que les scrutins tenus dans des conditions non remplies risquent de causer l’instabilité dans le pays. Malgré les critiques émises lors de la présidentielle et des législatives, l’Etat et la CENI insistent à organiser les élections communales et municipales, sans chercher de solutions aux problèmes soulevés, selon le MCFI. Et ce mouvement ajoute que « le fait pour les partis de ne pas s’empresser à déposer les dossiers de candidature, est une preuve du manque de motivation des citoyens pour ces scrutins. Les citoyens ont perdu confiance aux élections tenues ces derniers temps puisqu’ils ont constaté beaucoup de fraudes et d’irrégularités », a soutenu Riri Be. Notons que le MCFI réclame toujours de la part de la HCC plus de transparence et d’explications sur les centaines de requêtes qu’elle avait rejetées lors des dernières législatives. (Le Quotidien, p.3) (Tia Tanindrazana, p.3)

 

COMMUNALES A ANTANANARIVO

Il reste deux jours avant la clôture du dépôt des candidatures pour les élections communales et municipales ; et la capitale de Madagascar n’a qu’un seul candidat dans la course. A croire qu’Antananarivo désintéresse complètement les partis politiques. La situation dans laquelle elle se trouve actuellement laisse à réfléchir. Les habitants de la capitale ont espéré qu’avec Lalao Ravalomanana, la ville allait retrouver sa splendeur. Mais la fin de son mandat est marquée par une aggravation de l’anarchie générale au quotidien de la ville, par une gestion mercantile de la capitale avec la création d’échoppes et de kiosques là où il ne fallait pas, opine L’Express de Madagascar. Le manque de subvention de l’Etat a été avancé comme justification de cet échec. Mais c’est loin d’être valable, selon L’Express de Madagascar, car il y a des mesures qui ne dépendent pas de contraintes budgétaires. Cependant, le parti Tiako I Madagasikara tentera certainement de conserver la capitale. Certes, Lalao Ravalomanana aura du mal à succéder à son propre mandat, mais son mari Marc Ravalomanana pourrait reprendre le relais. « Un dernier recours pour rester dans le giron politique après sa défaite à la présidentielle et sa tentative presque ratée d’être le chef de l’opposition », estime L’Express de Madagascar. Selon toujours le journal, « à en juger ses performances lors du scrutin présidentiel et pendant les législatives, le TIM est visiblement en perte de vitesse. Il risque gros en se présentant aux communales. Antananarivo a trop souffert durant ces quatre dernières années et aspire à un nouveau départ. Les divergences politiques n’ont pas arrangé les choses. Il faudra un maire en phase avec l’Etat central pour sauver la capitale. La balle est donc dans le camp de la majorité et elle a intérêt à trouver le bon candidat pour conquérir Antananarivo ». (p.5). Le seul dossier de candidature parvenu auprès de l’OVEC de Nanisana est celui d’Alban Rakotoarisoa, portant le dossard de l’Antoko Politika Madio. Les deux formations politiques, à savoir le TIM et l’Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina ne se sont pas encore manifestées. Concernant l’IRMAR, il est sûr que la plateforme participera à la course communale, selon les confirmations de Richard Ramanambitana, coordonnateur de la plateforme. L’IRMAR présentera des candidats dans les 1 695 circonscriptions électorales. (Madagascar-Laza, p.3) Tia Tanindrazana prévoit un nouveau bras de fer entre Ravalomanana et Rajoelina dans la capitale. On attend une déclaration du fondateur du TIM, Marc Ravalomanana dans le courant de la journée, mais il reste à savoir si son discours concernera les élections communales. Une chose est sûre, selon Tia Tanindrazana, le parti présentera un candidat à la Première magistrature de la Ville des Milles. La hausse des cautions pourrait être une des raisons qui retarde le dépôt des candidatures, avance le journal (p.3)

  • Jusqu’à hier, 7 dossiers de candidature ont été reçus par l’OVEC d’Ambohidratrimo, dont celui d’Elie Dominic Raharinoasy, du parti TIM. Il se présente dans la commune de Talamaty. Le TIM a présenté une liste composée de 7 titulaires et de 3 suppléants dans ladite circonscription électorale. (Madagascar-Laza, p.3)
  • La formation de la plateforme IRMAR présente un candidat dans chaque commune du district de Moramanga. Les 23 candidats sont soutenus par Lova Herizo Rajaobelina, député élu sous la couleur de l’IRMAR dans cette ville. « Ces candidats ont de l’avantage étant donné qu’ils sont proches du régime en place et soutenus par la majorité », a déclaré le parlementaire. La construction de nouveaux marchés dans chaque commune figure dans le programme des 23 candidats, ainsi que la construction d’infrastructures routières, l’accès à l’eau potable et à l’énergie. Rappelons que le président de la République a promis la construction d’un centre pour les personnes âgées et d’une grande usine à Moramanga. (Inona no Vaovao, p.3)

 

ACCUEIL DU PAPE : LE MAIRE D’IVATO ET LA MAIRESSE D’ANTANANARIVO ABSENTS

L’accueil d’un Chef d’Etat en visite officielle dans un autre pays autre que le sien doit obéir aux normes protocolaires universellement reconnues. Ce qui n’a pas été le cas durant la visite du Pape François à Madagascar. Le maire de la Commune d’Ivato, Penjy Randrianarisoa a été absent au cours des cérémonies organisées à l’aéroport lors de l’arrivée du Saint-Père. D’après les dires de ses collaborateurs, il n’a pas été invité, « or, sous le mandat du Président Hery Rajaonarimampianina, il a été toujours invité à l’aéroport à chaque cérémonie officielle d’accueil de hautes personnalités étrangères. Et même pour les cérémonies officielles réservées au départ et au retour de l’extérieur de notre président de la République, le Maire est toujours invité », ont-ils précisé. L’autre grande absence a été celle la Mairesse de la capitale, Lalao Ravalomanana, alors qu’après l’aéroport, le séjour du Pape s’est déroulé dans la circonscription de la commune d’Antananarivo. La Mairesse a trouvé l’occasion de remettre la clé de la ville au visiteur, seulement 24 heures après l’arrivée de celui-ci. Et la remise de cette clé s’est faite au moment et à un endroit inappropriés. En effet, Lalao Ravalomanana a dû attendre 45 minutes en dehors de la Cathédrale d’Andohalo avant de pouvoir rencontrer le Pape. Ce dernier a exprimé sa reconnaissance et a ainsi offerte une sorte de médaille à Lalao Ravalomanana dont la présence et celle de son conseiller spécial Marc Ravalomanana ont été remarquées à Soamandrakizay lors de la grande messe du dimanche. (Midi Madagasikara, p.2)

 

CREATION D’UNE FONDATION  RAJOELINA : LE PRESIDENT DEMANDE L’AVIS DE LA HCC

Souhaitant mettre en place une Fondation en son nom, le président de la République s’est enquis de l’avis de la Haute Cour Constitutionnelle pour connaître la faisabilité de ce projet. L’article 49 de la Constitution stipule que « les fonctions du président de la République sont incompatibles avec toute fonction publique élective, toute autre activité professionnelle, toute activité au sein d’un parti politique et de l’exercice de responsabilité au sein d’une institution religieuse. » C’est pour connaître la conformité entre ces dispositions légales et son intention de créer une Fondation qu’Andry Rajoelina a saisi la HCC. Il est fort probable que le juge constitutionnel donne son feu vert au président de la République pour créer ladite Fondation qui est par définition, une personne morale à but non lucratif visant à accomplir une œuvre d’intérêt général, analyse Midi Madagasikara. La Fondation n’est pas une fonction publique élective. Et celle que le président de la République a l’intention de mettre en place ne fonctionnera pas avec les deniers publics mais grâce à l’engagement financier et personnel de son créateur dans un objectif d’utilité publique qui s’inscrit dans ses « velirano » (p.3 ; Le Quotidien, p.3). Dans de nombreux pays, il est courant que des chefs d’Etat en fonction créent des fondations afin de s’assurer la visibilité et de la résonnance nécessaire aux actions par rapport à des sujets particuliers tels que les droits de l’Homme, l’environnement ou encore la promotion de la paix. (Les Nouvelles, p.3)

 

ATSIMONDRANO : LA MAJORITE DES CANDIDATS SONT DES INDEPENDANTS

Hier, 11 candidats aux élections communales ont déposé leurs dossiers auprès de l’OVEC d’Atsimondrano et 5 listes pour les fonctions de conseillers municipaux ont été reçues. Parmi, les 11 candidatures, 8 proviennent de candidats indépendants ; et parmi les 5 listes de conseillers, 3 sont indépendantes. Autrement dit, les prises de décision s’avèrent difficiles dans les états-majors politiques. A part les difficultés que les candidats rencontrent pour la constitution des pièces, attendre le dernier jour figure dans l’habitude des politiciens malagasy. Certainement, il y aura une longue queue devant les bureaux des OVEC ce jeudi 12 septembre, comme à l’époque des élections législatives, présage Inona no Vaovao (p.2).

 

Focus sur la sécurité

 

FUITE DE RENSEIGNEMENTS CONFIDENTIELS : DEUX FEMMES EN DETENTION PREVENTIVE

Corruption, association de malfaiteurs et divulgation d’informations confidentielles, telles sont les charges retenues contre deux femmes durant leur comparution au Parquet du Pôle Anti-Corruption. D’après les précisions, l’une de ces deux accusées serait l’épouse d’un ancien haut responsable politique et l’autre d’un gradé de la Police nationale. Les enquêtes ont commencé suite à une plainte déposée par le Service de renseignement financier ou SAMIFIN. L’institution a déposé une plainte contre X lorsqu’il a eu vent de la fuite de renseignements confidentiels qu’il traite. « Les noms des deux femmes, qui ne font pas partie du personnel du SAMIFIN, revenaient fréquemment dans ces informations. Elles utilisaient les informations confidentielles pour extorquer des fonds. Après investigations, il s’avère que l’une d’elles, est l’épouse d’un de nos enquêteurs », a confié une source de L’Express de Madagascar. L’enquêteur serait également impliqué dans cette affaire, mais son statut de policier impose une autorisation  préalable de poursuite avant qu’une procédure judiciaire ne soit engagée. (p.5)

 

Un peu d’humour

Les Nouvelles, p.2