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Revue de presse du 27 septembre 2019  

Revue de presse du 27 septembre 2019   

Les réactions suite à la nomination des 11 gouverneurs de région accaparent l’essentiel de l’actualité du jour. Parallèlement, les quotidiens rapportent les entretiens du Premier ministre Christian Ntsay, dans le cadre de la 74ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

 

Dynamique politique

NOMINATION DES GOUVERNEURS : LA HCC N’A PAS ETE SAISIE

Les dispositions de l’article 119 de la Constitution stipulent que « La Haute Cour Constitutionnelle peut être consultée par tout Chef d’institution et tout organe des collectivités décentralisées pour donner son avis sur la constitutionnalité de tout projet d’acte, ou sur l’interprétation d’une disposition de la présente Constitution ». De ce fait, la HCC ne peut se saisir d’office pour donner son avis sur un acte quelconque, notamment celui adopté par l’Exécutif, relatif à la mise en place des gouvernorats de région. Midi Madagasikara informe qu’aucun chef d’institution ou aucun organe des collectivités territoriales décentralisées n’a demandé l’avis de la juridiction. Ainsi, cette nouvelle donne, poursuit le quotidien, semble diviser l’opinion publique qui s’impatiente de connaître la constitutionnalité du décret de nomination des 11 gouverneurs, dont le contenu reste tenu secret. Actuellement, le pouvoir en place dit vouloir booster le développement des 22 régions de Madagascar, et a donc remis sur le tapis son projet de mise en place des gouvernorats de région. Mais à la différence de sa première tentative qui consistait à jumeler un référendum constitutionnel avec les législatives, l’Exécutif veut le faire maintenant sans passer par la révision de la Constitution. (p.2)

 

REACTIONS SUR LA NOMINATION DES GOUVERNEURS

Les réactions fusent concernant la nomination des nouveaux gouverneurs. Ainsi, Hanitra Razafimanantsoa, députée du Tiako i Madagasikara donne son avis dans les colonnes de Madagascar-Laza. D’après elle, cette nomination va à l’encontre de la Constitution. À l’issue d’une rencontre avec les journalistes au quartier général du TIM à Bel’Air, la juriste de formation a admis que l’actuel président de la République veut bien faire, toutefois, tout ce qu’il entreprend va à l’encontre de la Constitution ainsi qu’aux lois en vigueur. Hanitra Razafimanantsoa de poursuivre que le mot « gouverneur » n’est aucunement mentionné dans la Constitution, encore moins énuméré dans les textes en vigueur car il relève de l’aspiration du président de la République. Elle estime en ce sens que la mise en place de nouvelles structures étatiques, et particulièrement la nomination à des postes de hauts emplois de l’État de l’envergure des gouverneurs, requiert une refonte de la Constitution. « C’est à se demander si cette nomination s’apparente à une preuve de redevabilité, une manière pour le Président en exercice de renvoyer l’ascenseur à des personnes l’ayant ultérieurement soutenu », atteste la députée. Pour conclure, elle affirme que la Constitution est incontournable si nous tenons à instaurer un véritable « État de droit ». (p.3 ; Tia Tanindrazana, p.3) – Quant à Paul Rabary, ancien ministre de l’Education nationale, il espère que les nouveaux gouverneurs apporteront un nouvel élan au développement régional. Il reste convaincu que le développement passe par la décentralisation basée sur les transferts de compétences et des moyens aux collectivités territoriales décentralisées. Cette nomination constitue un acte important dans la réalisation de la politique de proximité, lance-t-il. – Imbiki Herilaza, juriste, défend la position selon laquelle la décision de nommer des gouverneurs de région est conforme à loi 2014-020 relative aux ressources des collectivités territoriales décentralisées. – Rivo Rakotovao, président du Sénat confie dans Madagascar-Laza : « Nous allons réfléchir sur ce sujet. Nous allons suivre de près la situation. Tout le monde se doit de respecter la loi et la Constitution est la loi suprême de notre pays ». (p.3 ; Tia Tanindrazana, p.2) – La ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lalatiana Andriatongarivo a indiqué dans Les Nouvelles et Free News, que les élections seraient effectivement prévues. « Le décret de nomination de ces responsables au niveau des régions précise qu’ils occuperont ces postes jusqu’à la tenue des prochaines élections des nouveaux gouverneurs des régions. Des élections auront bel et bien lieu quand les conditions le permettront », a-t-elle souligné. En d’autres termes, atteste le quotidien, ces nominations ne sont qu’à titre provisoire. (p.3 ; p.5) – Le Quotidien dénonce une double violation de la Constitution concernant de la nomination des gouverneurs. La Constitution ne mentionne nulle part l’existence d’un gouverneur (…) et en considérant également que ces désignés soient des « chefs de région » mais appelés sous une autre appellation, la Loi fondamentale indique qu’ils devraient être élus. La disposition de l’article 154 de la Constitution précise que « la fonction exécutive est exercée par un organe dirigé par le Chef de région élu au suffrage universel ». (p.3) – Madagascar Matin Hebdo parle de la nomination des nouveaux gouverneurs comme étant une nécessité impérieuse pour la Nation, car l’administration Rajoelina veut mettre un coup d’accélération au processus de décentralisation et de développement. (p.5)

 

Communauté internationale

ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES : LES RENCONTRES DU PM CHRISTIAN NTSAY SE SUCCEDENT

En marge de la 74ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies qui se tient à New-York, la délégation malgache conduite par le Premier ministre Christian Ntsay, a effectué une série de rencontres, hier. Il s’est entretenu avec le président de l’Irlande, Michael Higgins, avec le directeur général de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Qu Dongyu, et avec la Secrétaire d’État adjointe aux affaires africaines des États-Unis d’Amérique, Makila James. Cette série de rencontres a permis notamment de mettre en place des opportunités pour Madagascar et une coopération plus poussée avec l’Irlande. Par ailleurs, Christian Ntsay s’est entretenu avec son homologue norvégien, Erna Solberg. Il faut savoir que la Norvège projette d’étendre ses appuis à d’autres secteurs, particulièrement l’éducation, l’agriculture, la santé publique, l’industrie et l’économie. (Midi Madagasikara, p.3 ; Madagascar-Laza, p.2 ; Les Nouvelles, p.3) En outre, Free News et La Vérité partagent le discours du Premier ministre à la Tribune des Nations Unies en date du 25 septembre. Pour les deux journaux, le Premier ministre développe les ambitions de Madagascar et plaide pour la Politique Générale de l’État. (p.2)

 

LE HAUT COMMISSARIAT DES NATIONS UNIES POUR LES REFUGIES EN VISITE CHEZ LE PRESIDENT DU SENAT RIVO RAKOTOVAO

Le Directeur régional pour l’Afrique australe du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Valentin Tapsoba, a rendu une visite de courtoisie hier, au président du Sénat, Rivo Rakotovao. Cette rencontre a porté sur trois points. Le premier point concerne le transfert de nationalité à un enfant né d’un père apatride. Le deuxième point consiste à se pencher sur la loi qui régit le cas des réfugiés à Madagascar. Et enfin, la rencontre entre les chefs de l’État dans le cadre de l’Assemblée générale du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés qui aura lieu le 7 octobre prochain, a été évoquée. Lors de son intervention, le président du Sénat a souligné l’importance d’une loi qui régit les réfugiés dans la Grande île, afin qu’ils puissent jouir de la nationalité malgache, et ce entre autres, pour leur libre circulation à Madagascar et bénéficier des droits y afférents. (Midi Madagasikara, p.3)

 

Focus sur la sécurité

OPERATION DE PACIFICATION : POUR LE RESPECT DES DROITS DE L’HOMME

Le ministre de la Défense nationale, le Général Léon Jean Richard Rakotonirina, a réitéré devant l’ensemble des éléments du 1er Régiment des Forces d’Intervention (1er RFI) de l’Armée Malagasy à Ivato, mardi dernier, que les militaires doivent respecter les droits de l’homme dans l’accomplissement de leur mission. Le ministre a ainsi rappelé ce code de conduite, lequel est déjà consigné dans la lettre d’engagement à signer par les éléments à affecter dans les quatre Zones Rurales Prioritaires de Sécurité réparties à travers le territoire malgache. Pour conclure, il a affirmé que l’objectif du ministère est de rétablir la confiance entre le peuple et l’Armée. (Midi Madagasikara, p.19)

 

Un peu d’humour

La Gazette de la Grande île, p.5