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Revue de presse du 25 septembre 2019

Revue de presse du 25 septembre 2019

 

L’arrêtage ce jour de la liste définitive des candidats retenus aux élections communales et municipales du 27 novembre prochain occupe la rubrique politique des journaux. D’autre part, la descente de la Délégation de l’Union européenne à Toamasina hier, a été relayée par les quotidiens.

Processus électoral

COMMUNALES : LE KMF/CNOE INSISTE SUR LE RENFORCEMENT DES DISPOSITIFS DE SECURISATION DES BULLETINS UNIQUES

Afin d’assurer la transparence des élections communales et municipales à venir, le Comité national d’observation des élections (KMF/CNOE) insiste sur le renforcement des dispositifs de sécurisation des bulletins uniques. Pour ce faire, le KMF/CNOE propose que des numéros de série spécifique de chaque bureau de vote soient apposés sur les bulletins uniques et ce, pour renforcer les mesures de traçabilité de ces derniers. Cette mesure est d’ailleurs prévue par l’article 120 de la Loi organique relative au régime général des élections et des référendums. « Cette disposition devrait permettre d’éviter toute tentative de fraude. Elle garantira également la transparence du processus qui, en retour, va respecter les choix de chaque citoyen », précise le Bureau national du KMF/CNOE dans un communiqué publié hier. Néanmoins, l’application de ce dispositif pourrait comporter certains risques comme l’atteinte à la confidentialité du vote du citoyen. Le KMF/CNOE a indiqué à cet effet avoir des solutions pour palier au problème au cas où les mesures en question seraient appliquées à la lettre. De son côté, le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante, Thierry Rakotonarivo a annoncé l’existence d’autres mesures de traçabilité et de sécurité des bulletins uniques pour renforcer celles déjà prévues par les textes. « Nous allons dévoiler les détails une fois les spécimens des bulletins uniques imprimés. Tout ce que nous pouvons dire pour le moment est que nous allons faire tout notre possible pour éviter les fraudes et pour assurer la traçabilité de ces imprimés sensibles », a rassuré Thierry Rakotonarivo. Il a laissé entendre que la qualité d’impression de l’Imprimerie nationale ne sera pas différente de celle réalisée en Afrique du Sud, car les bulletins uniques seront infalsifiables et impossibles à photocopier. A titre de rappel, près de 20 millions de bulletins uniques seront imprimés pour les scrutins du 27 novembre prochain. Les travaux d’impression commenceront, au plus tard, le 30 septembre afin de respecter les délais imposés par le calendrier électoral. En effet, l’Imprimerie nationale dispose de 41 jours pour effectuer les travaux d’impression (Les Nouvelles, p.3).

CENI : ARRETAGE DE LA LISTE DEFINITIVE DES CANDIDATS AUX ELECTIONS COMMUNALES ET MUNICIPALES CE JOUR

La CENI organisera ce jour une conférence de presse, pour marquer l’arrêtage de la liste définitive des candidats aux communales et municipales et pour informer sur l’évolution des préparatifs de ces scrutins. Après cet arrêtage de la liste, les Organes de vérification et d’enregistrement des candidatures élaboreront les types de bulletins uniques qu’ils doivent faire parvenir à Alarobia au plus tard vendredi prochain. « L’impression de ces bulletins uniques débutera lundi prochain », a fait savoir le vice-président de la CENI, Thierry Rakotonarivo, qui vient de rentrer au pays après avoir suivi une formation à Paris sur la communication politique et la gestion de crise. Par rapport aux craintes de certains candidats et de leurs partisans sur les risques de confusion entre les numéros des candidats et ceux des conseillers de leurs listes, il a expliqué que la Commission se conformera aux dispositions légales en vigueur. « (…) D’après ces dispositions légales, il y aura deux élections différentes le 27 novembre, d’une part l’élection des maires, et d’autre part celle des conseillers. Puisqu’il y aura deux scrutins différents organisés le même jour, il y aura deux bulletins uniques et deux urnes dans un bureau de vote. Et pour renforcer ce caractère séparé des deux élections, la CENI vient de décider qu’il y aura un deuxième isoloir dans un bureau de vote. Avec cette nouvelle mesure, les électeurs peuvent voter pour l’élection des maires, et s’abstenir pour celle des conseillers ou vice-versa, ou les deux à la fois. Par ailleurs, il faut respecter l’égalité des chances des candidats. Car il y a des candidats maires qui n’ont pas de liste de conseillers et vice-versa », explique Thierry Rakotonarivo. Il estime que ce souci de confusion n’est pas tout à fait justifié avec le nombre restreint de candidat dans les circonscriptions électorales. « A ma connaissance, il n’y a qu’une seule commune où l’on rencontre plus de dix candidats maires. Dans la plupart des circonscriptions électorales, on a en moyenne entre deux et quatre candidats maires », a-t-il fait remarquer. D’autre part, il propose aux candidats qu’il serait cette fois-ci plus facile de mener une campagne sur les logos que sur les numéros des candidats (Les Nouvelles, p.2). Les Tribunaux administratifs implantés au niveau des 6 chefs-lieux de province seront compétents pour traiter les contentieux liés aux prochaines communales et municipales. Cette même juridiction sera chargée de proclamer les résultats officiels de ces deux scrutins. La Haute cour constitutionnelle ne sera donc pas impliquée cette fois-ci, contrairement aux élections présidentielle et législatives (Midi Madagasikara, p.2).

Dynamique politique

PERSONNEL DU SENAT : FORMATION SUR L’EVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES ET LA DECENTRALISATION BUDGETAIRE

L’atelier de renforcement de capacité du personnel du Sénat portant sur l’évaluation des politiques publiques et la décentralisation budgétaire, a débuté hier à Toamasina, pour une durée de 3 jours. Lors de la cérémonie d’ouverture, le numéro Un de la Chambre Haute, Rivo Rakotovao a indiqué que cette initiative permettra au personnel de cette institution de mieux conseiller les sénateurs. « N’oublions pas que les sénateurs sont des élus et limités par un mandat défini. Vous, les employés qui sont des techniciens, vous demeurez au sein de notre institution », a-t-il expliqué aux bénéficiaires de l’atelier, qui sont principalement les employés des services de la décentralisation ainsi que ceux des finances. A noter que cette formation est une initiative lancée avec le concours de l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA). Cette initiative de l’EISA n’est qu’une partie permettant d’assurer une meilleure exécution des attributions du Sénat, souligne Madagascar-Laza, p.3.

WILLY RAZAFINJATOVO PRONE L’APPLICATION A LA LETTRE DE LA LOI SUR LE RECOUVREMENT DES AVOIRS ILLICITES

Pour que les stratégies de lutte contre la corruption puissent porter ses fruits, Maître Willy Razafinjatovo souhaite l’application stricto sensu de la loi sur le recouvrement des avoirs illicites. Bien que le président de la République Andry Rajoelina ait adopté ce texte par voie d’ordonnance depuis des mois, aucun décret d’application n’a été publié à ce jour, en vue de sa concrétisation, souligne l’avocat. Ainsi, il demande au gouvernement en place de s’engager à faire de la lutte contre l’insécurité et contre la corruption une priorité, et que l’adoption des textes d’application sur le recouvrement des avoirs illicites reste un objectif central de sa politique. A noter que l’adoption de la loi en question facilite la saisie, le gel et la confiscation des avoirs obtenus de manière frauduleuse, même si ceux-ci sont transférés à l’extérieur du pays (Madagascar-Laza, p.2).

Communauté internationale

PROJETS ROUTIERS A MADAGASCAR : L’UNION EUROPEENNE POURSUIT SON ENGAGEMENT

L’Ambassadeur de l’Union européenne, SEM Giovanni Di Girolamo a effectué une visite dans la ville de Toamasina, hier, dans le cadre du renforcement de la coopération entre l’UE et Madagascar. Il a rencontré les autorités locales dont le Préfet de police de Toamasina et le Chef de région Atsinanana par intérim. SEM Giovanni Di Girolamo a également eu des entretiens avec les responsables du Port de Toamasina ainsi que les membres du secteur privé, avant de visiter le centre technique horticole de Tamatave. Lors d’un bref entretien avec la presse, le diplomate européen a réitéré la volonté de l’Europe de poursuivre son engagement dans la construction de routes à Madagascar. Il a saisi l’occasion pour apporter des précisions sur la lettre destinée à Hajo Andrianainarivelo, ministre malgache de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et des travaux publics. Une lettre postée sur les réseaux sociaux se basant sur les nouveaux statuts de l’Autorité Routière de Madagascar et du Fonds d’Entretien Routier. A cet effet, l’UE demande un délai de mise en vigueur d’au moins six mois, des nouveaux statuts de l’ARM qui devient Agence routière de Madagascar et du FER qui devient Fonds routier. En se référant aux explications de l’Ambassadeur de l’UE, cette lettre ne devrait pas être divulguée au grand public, d’autant qu’il s’agit seulement de détails techniques et de questions internes. « Ce sont des questions pour favoriser la transition entre un type de structure à une autre. Une période transitoire permet la discussion, pour qu’on puisse débloquer les ressources financières nécessaires. Je vais travailler sur cela. Je suis sûr qu’avec la bonne volonté, on trouvera la solution », s’est-il exprimé (L’Express de Madagascar, p.3 ; Les Nouvelles, p.10 ; La Vérité, p.3 ; Free News, p.3 ; Inona no Vaovao, p.4). Hier, SEM Giovanni Di Girolamo a affirmé qu’il n’y a aucun problème concernant la coopération entre Madagascar et l’UE. Tout en félicitant le régime et le peuple malgache pour « la période enfin de stabilité politique » qui prévaut au pays, suite au bon déroulement des élections, il a salué l’existence d’un « gouvernement légitime avec lequel l’Union européenne a envie de coopérer ». (Midi Madagasikara, p.3). D’après les précisions de Madagascar-Laza, l’UE reste le principal partenaire de Madagascar en termes de construction de routes, en finançant entre autres la construction de la rocade Est d’Antananarivo, ainsi que la réhabilitation des routes nationales numéro 6 et numéro 13 (p.3).

DECENTRALISATION : LA FRANCE AFFIRME SA VOLONTE DE POURSUIVRE LES PROJETS DE COOPERATION AVEC MADAGASCAR

Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Tianarivelo Razafimahefa a reçu, hier, à son bureau à Anosy, la visite de courtoisie du nouvel Ambassadeur de France à Madagascar Christophe Bouchard. A cette occasion, le diplomate français a réitéré la volonté de la France de poursuivre les projets de coopération avec Madagascar, notamment en matière de décentralisation. A noter que la France figure parmi les principaux partenaires de la Grande Ile en matière de décentralisation, de gouvernance et de développement local. En effet, la France finance les projets de décentralisation à Madagascar à hauteur de 7 millions d’euros par an dans le cadre de la mise en œuvre d’une trentaine de coopérations décentralisées couvrant plusieurs domaines, dont la gouvernance, le renforcement de capacités, l’amélioration des ressources financières, le développement économique local, les infrastructures socio-économiques, les activités génératrices de revenus et l’adduction en eau potable. L’Etat français a appuyé la réalisation d’une grande partie des projets de développement à Madagascar à travers notamment l’Agence française de développement. De son côté, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a remercié Christophe Bouchard pour l’alignement de son pays à la priorité nationale, étant donné que la décentralisation est considérée comme le fondement de l’émergence de Madagascar (Midi Madagasikara, p.2). Cette visite de courtoisie est la première rencontre officielle entre les deux personnalités depuis l’arrivée du nouvel Ambassadeur de France à Madagascar, précise Les Nouvelles, p.2.

CONSTRUCTION DE QUATRE CENTRALES SOLAIRES : PROTOCOLE D’ACCORD SIGNE ENTRE LE MINISTERE DE L’ENERGIE ET LITTLE ROCK

Afin de résoudre les problèmes en matière de distribution en énergie à Madagascar, un protocole d’accord a été signé hier à Ampandrianomby entre le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Hydrocarbures, Vonjy Andriamanga et la société sud-africaine spécialisée dans l’énergie solaire « Little Rock », représentée par Robert Remesha Bengerezako. Ce protocole d’accord porte sur le projet de réalisation de quatre centrales solaires photovoltaïques d’une capacité de 5 mégawatts chacune. D’après les précisions du ministre, ces centrales solaires seront implantées dans plusieurs zones, notamment dans les régions Analamanga et Bongolava. La société « Little Rock » aura six mois pour réaliser une étude de faisabilité sur la mise en place de ces centrales. Ce protocole d’accord constitue ainsi une première étape pour donner l’autorisation à ladite société de déterminer où le projet sera implanté (Midi Madagasikara, p.5 ; Les Nouvelles, p.5). A l’horizon 2023, le ministère de l’Energie a fixé deux objectifs stratégiques à atteindre, à savoir augmenter à 50% le taux d’accès à l’électricité à un prix socialement acceptable et doubler les moyens de production d’électricité en priorisant les énergies renouvelables (Madagascar-Laza, p.2).

Style et déontologie

A l’approche de l’ouverture de la campagne des élections communales et municipales, Free News semble mener une campagne de dénigrement contre le parti Tiako I Madagasikara et ses candidats. En effet, dans sa tribune libre, Free News rapporte des propos incendiaires contre le couple Ravalomanana, ainsi que contre le candidat maire du parti TIM dans la capitale, Rina Randriamasinoro. « Non au triomphe des ignares ! », titre le quotidien, en mettant en illustration une photo dudit candidat en train de serrer la main à Marc Ravalomanana. « Rien que de penser à un éventuel maintien à la barre de la CUA de ce couple infernal donne des frissons et hérisse les poils des pieds à la tête », tonne le journal. Avant de poursuivre que « le moussaillon qui brigue le poste de commandant du bateau n’est qu’un vulgaire pantin. Une marionnette lancée sur scène pour l’opération pêche aux voix. Un miroir aux alouettes agité pour attirer les naïfs dans la nasse. Et si par un malencontreux hasard, ce prête-nom passe la ligne d’arrivée avant tout le monde, le roublard qui le manipule pourra continuer sa sale besogne de fouteur de m…de », poursuit le journal (p.8).

Un peu d’humour

L’Express de Madagascar, p.6