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Revue de presse du 3 octobre 2019  

Revue de presse du 3 octobre 2019   

 

La nomination des gouverneurs lors du conseil des ministres du 25 septembre dernier, reste dans l’actualité. Le volet politique est également axé sur les préparatifs des élections communales et municipales.

 

Processus électoral

LES ECHANTILLONS DES BULLETINS UNIQUES APPROUVES PAR LA CENI

La Commission électorale nationale indépendante a validé le bon à tirer des bulletins uniques qui seront utilisés pour les élections municipales et communales et présentés par l’Imprimerie Nationale. Il est prévu d’imprimer 21.200.000 bulletins uniques pour les deux élections. Les travaux d’impression devraient durer 41 jours. « Ce délai devra être respecté afin que la CENI puisse respecter le calendrier de ces élections », indique le rapporteur général de la CENI, Fano Rakotondrazaka. Par ailleurs, la CENI entreprendra toujours des vérifications, spontanées ou programmées, tout au long du processus d’impression. (Madagascar-Laza, p.3)

Le Quotidien remet en question la qualité d’organisation des élections par la CENI et le niveau de coordination entre la CENI et l’organe de vérification et d’enregistrement de candidature. La CENI a déclaré qu’elle n’aurait reçu aucun nom de trésorier de compte. Cette information qui a suscité l’étonnement a notamment été diffusée sur une chaîne de télévision privée de la capitale. Mais en réalité, ces noms ont déjà été transmis aux OVEC au début de la semaine. Les informations véhiculées ne manquent pas d’interroger plus d’un sur la véritable qualité d’organisation des élections par la CENI, commente le journal. (p.3)

 

LES LEGISLATIVES EN CHIFFRES

Midi Madagasikara rapporte que la HCC a publié sur son site un article intitulé « Législatives 2019 en chiffres » pour montrer le nombre des électeurs, le nombre de requêtes et leurs natures, les résultats des requêtes et le nombre de sièges attribués aux partis politiques. Le taux de participation est de 31% dont le record de participation revenant à Ambositra avec 56% contre 10% à Ankazobe et Ambovombe. Au total, 667 requêtes ont été reçues dont 2 contestations des résultats, et 404 jugées recevables mais non fondées. 10% des requêtes ont été jugées recevables et fondées mais cela a eu peu d’impact sur les résultats. Les requêtes portaient en grande partie dur des actions en annulation de résultats et/ou de voix ainsi que sur les demandes de disqualification. (p.12)

 

Dynamique politique

NOMINATION DES GOUVERNEURS : LE DEBAT CONTINUE

  • Les députés élus sous l’égide de la plateforme « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » soutiennent les nouveaux gouverneurs nommés en conseil des ministres du 25 septembre dernier. La présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razamahasoa a indiqué, hier, lors d’un entretien avec la presse, que la nomination des gouverneurs est bel et bien conforme à la Loi fondamentale. Pour le député Alfred Randriamanampisoa, il est prêt à collaborer avec les gouverneurs et indique que le président de la République aura le dernier mot en ce qui concerne la nomination des gouverneurs. . (Madagascar-Laza, p.2).
  • Le président de la HCC, Jean Éric Rakotoarisoa, s’est abstenu de s’exprimer sur le sujet et a indiqué qu’il réagira au moment opportun. (Madagascar-Laza, p.3). Le Quotidien indique que le président de la HCC a fui les journalistes lors la célébration de la fête nationale de la Corée du Sud au Carlton. Le journal opine que « Jean Eric Rakotoarisoa aurait pu avoir l’occasion de monter au créneau, d’éclaircir l’opinion publique et de dissiper les doutes dans son rôle de gardien de Constitution. Mais au lieu de cela, le président de la HCC a préféré, encore une fois, se dérober en fuyant carrément les journalistes. Pire, il a rajouté une autre couche sur la polémique en laissant entendre que la HCC serait également dépassée par la situation » (p.4). Aucun chef d’institution, ni organe des collectivités territoriales décentralisées n’a demandé l’avis de la HCC sur la constitutionnalité de la nomination des gouverneurs (Midi Madagasikara, p.21)
  • La nomination des gouverneurs n’est mentionnée nulle part dans la Constitution, d’après Marc Ravalomanana, président du parti Tiako I Madagasikara (Le Quotidien, p.4). Concernant la déclaration selon laquelle la nomination des gouverneurs est « provisoire », Marc Ravalomanana opine : « qui dit provisoire sous-entend que l’Etat pourrait, par conséquent, faire machine arrière en cas d’inefficacité de cette décision de mettre en place des gouverneurs de Région. La gestion du pays ne devrait pas être effectuée à tâtons ni à coups de tests et d’essais » (Madagascar-Laza, p.3).
  • L’Express de Madagascar a interviewé le ministre de l’Intérieur, Tianarivelo Razafimahefa qui a défendu la conformité à la Constitution de la nomination des gouverneurs. Et d’après lui, la conformité ou non à la Constitution est un faux débat car le décret n°2019-1866 relatif au gouverneur stipule qu’en application des dispositions de l’article 325 de la loi n°2014-020, « la fonction exécutive de la région est exercée par un chef de région portant le titre de gouverneur de Région ». (p.4)

 

TIA TANINDRAZANA PRESENTE SON PROJET DE SOCIETE

Le parti politique Tia Tanindrazana présidé par Tahiana Razafinjoelina a présenté, hier ses projets de société. Parmi eux, un logiciel qui permet l’accélération du traitement des actes d’état-civil dans les communes. D’ailleurs, le parti est ouvert aux forces politiques qui ont la même vision que lui et prône aussi la réconciliation, d’après son président (Midi Madagasikara, p.12). 4 candidats-maires sont présentés par le parti et il soutient 30 candidats indépendants (Tia Tanindrazana, p.3). D’après La Gazette de la Grande Ile, le parti Tia Tanindrazana devient un parti politique, si le Tia Tanindrazana se voyait avant comme un journal. La plupart des membres du parti sont des anciens membres du parti TIM. A cet effet, le parti TIM semble disparaitre peu à peu, selon le journal (p.11). Par contre, le président du parti souligne qu’il n’y a pas de conflit entre le parti TIM et le Tia Tanindrazana. Le parti a voulu prendre son indépendance (Tia Tanindrazana, p.3)

 

Format de couverture

A la dernière page de Le Quotidien, des photos du fondateur du parti TIM, Marc Ravalomanana avec les candidats aux élections communales et municipales ont été insérées. Il est indiqué que 350 candidats maires et 250 candidats conseillers municipaux portent le dossard du parti TIM dans tout Madagascar.

 

Un peu d’humour

La Gazette de la Grande Ile, p.6