Chargement...
Chargement...
Désactiver le préchargement

Revue de presse du 7 octobre 2019  

Revue de presse du 7 octobre 2019   

 

Alors que la précampagne en vue des élections communales et municipales bat son plein, le climat social tend à être délétère avec les polémiques autour de la fuite de sujet lors de l’examen du baccalauréat, des procédures relatives au voyage des femmes malgaches à l’extérieur, du projet Tanamasoandro et de la hausse des prix des produits de première nécessité. A cet effet, le président de la République Andry Rajoelina est intervenu sur la chaîne nationale TVM pour donner des clarifications.

 

Processus électoral

 

MISES EN GARDE DE LA CENI

Thierry Rakotonarivo, Vice-président de la Commission Electorale Nationale Indépendante a réitéré que les 6 275 candidats retenus pour les communales et les 4 902 listes de candidats aux municipales devraient dès maintenant désigner leurs délégués auprès des bureaux de vote pour les élections. Dans cette optique, la CENI accorde un délai de 1 mois, soit jusqu’au 12 novembre, aux candidats pour se soumettre à la procédure d’inscription des délégués de vote. Ce délai a été fixé pour permettre à la Commission de préparer les badges des délégués de vote. En outre, les candidats ont également le devoir de nommer leur trésorier de compte de campagne. Ce dernier devra élaborer un rapport financier auprès de la Commission de contrôle du financement et de la vie politique. Aux fins de transparence électorale, le vice-président de la CENI fait remarquer que les candidats ont le droit de nommer leur représentant au niveau des démembrements de la Commission électorale communale et de la Commission électorale de District. Touchant mot concernant le déroulement de la précampagne, Thierry Rakotonarivo a lancé un rappel à l’ordre aux candidats. Il a rappelé notamment qu’il est interdit de faire de la publicité et de sensibiliser les citoyens à voter pour un candidat en particulier avant le début de la période de propagande. (Madagascar-Laza, p.3)

 

Dynamique politique

 

LA PRECAMPAGNE BAT SON PLEIN

  • Le parti TIM a procédé à la présentation des 26 candidats maires du district d’Atsimondrano, samedi dernier, au Magro de Tanjombato. Marc Ravalomanana, président fondateur du parti, a profité de cette occasion pour donner sa bénédiction aux candidats de son écurie. Durant son allocution, il a invité les futurs maires à prioriser l’intérêt de la population pour qui ils vont travailler. Ce fut également une occasion pour les candidats maires de la circonscription de rencontrer le candidat TIM à la mairie d’Antananarivo, Rina Randriamasinoro. Comme l’a annoncé Marc Ravalomanana, il suivra une formation sur la manière de mener à bien sa campagne électorale et sur la gestion de la commune, aux Etats-Unis et en Europe. Il aura notamment l’occasion de visiter quelques circonscriptions pour puiser de l’expérience dans leur mode de gestion. Selon les explications, le candidat bénéficiera de nombreux soutiens durant son séjour à l’étranger, dont celui des collaborateurs de l’ancien Président et celui des membres de la diaspora. « Si j’ai accepté de relever ce défi, c’est que je sais que je peux le faire. Je ne vais pas ménager mes efforts et nous allons gagner », a déclaré Rina Randriamasinoro lors de sa brève allocution, samedi dernier. (Le Quotidien, p.4)
  • Naina Andriantsitohaina, candidat de l’IRK, poursuit ses visites de proximité. Samedi, le candidat à la magistrature de la capitale d’Antananarivo s’est déplacé dans plusieurs quartiers du 6ème arrondissement en compagnie du député Maxime Rakotoarimanana, des candidats conseillers municipaux ainsi que des chefs fokontany. Cette visite de proximité a permis de recueillir les nombreuses doléances de la population qui concernent notamment la rénovation de bloc sanitaire, la réhabilitation de terrain de football et l’appui des associations des personnes âgées et des parents d’élèves. Certains riverains ont par ailleurs évoqué la nécessité d’augmenter la fréquence de collecte d’ordures dans certains quartiers, mais aussi la multiplication des bacs à déchets, la réhabilitation de canaux d’évacuation, l’amélioration des infrastructures administratives, notamment certains bureaux de fokontany et la réfection des ruelles de certains quartiers. (Les Nouvelles, p.2 ; Madagascar-Laza, p.3 ; La Gazette de la Grande île, p.6)

 

ANDRY RAJOELINA FAIT LE POINT SUR CERTAINS SUJETS A POLEMIQUE

Lors d’une intervention sur la chaîne télévisée nationale, hier, le président de la République Andry Rajoelina, a évoqué certains sujets sensibles, à savoir, la fuite de sujets au Baccalauréat, la polémique autour des procédures relatives à la sortie des femmes malgaches à l’extérieur, le projet Tanamasoandro et l’inflation. S’exprimant sur la fuite de sujets et sur les troubles recensés auprès de quelques centres d’examen, il a rassuré que tout ceci n’est que « mauvaise foi » et qu’une deuxième session est prévue pour tous les recalés. « Cette solution a été prise afin d’assurer l’égalité des chances à tous, dans un souci d’offrir à tout un chacun la possibilité d’un avenir meilleur », a-t-il déclaré. Cette deuxième session devrait être organisée 4 ou 5 jours après la publication des résultats. Le président de la République a profité de son intervention sur la TVM pour faire le point sur le projet Tanamasoandro. « Nous avons déjà parlé du projet Tanamasoandro depuis des années et il est clair que la ville d’Antananarivo a besoin d’être désengorgée », a-t-il expliqué. Il a rappelé que ce projet a été l’une des raisons de son élection et qu’il compte bien le concrétiser. Réagissant à la parution d’un article dans L’Express de Madagascar relatif au voyage des femmes malgaches à l’extérieur, samedi dernier, et qui a suscité plusieurs réactions sur les réseaux sociaux, il a clarifié que toutes les femmes peuvent partir à l’extérieur sans la moindre restriction ni autorisation maritale. « Il est totalement faux que les femmes mariées devront obtenir l’accord de leurs époux pour pouvoir sortir du pays. Je ne serai sûrement pas celui qui fera obstruction à la liberté de la femme (…) Du moment que leurs dossiers sont complets, elles peuvent se rendre là où elles veulent. Néanmoins, pour des pays à risques où les travailleurs sont maltraités, des mesures de précaution sont recommandées », a-t-il spécifié, tout en dénonçant une « désinformation » à ce sujet. Enfin, le président de la République a évoqué la hausse des prix des produits de première nécessité. En effet, l’inflation aura été une des ombres au tableau des premiers mois du quinquennat d’Andry Rajoelina, dont l’un des arguments de campagne aura été la lutte contre la vie chère. Ainsi, il a pointé du doigt les opérateurs économiques peu scrupuleux au niveau des chaînes de distribution. « J’ai convoqué le gouverneur de la Banque centrale pour m’enquérir de la situation. Résultat, l’euro est revenu à 4 000 Ariary en quelques jours. Les opérateurs n’ont maintenant plus d’excuses pour faire monter les prix », a-t-il souligné. Entre temps, il n’a pas exclu que le gouvernement importe directement les produits de première nécessité. D’ailleurs, la réouverture des « Tsena mora » (traduit librement par « Marché à prix bradé ») constitue également des solutions temporaires à la situation. A long terme, le Président a évoqué que les Malgaches devront produire ce qu’ils consomment. Il reconnaît cependant que cette option prend du temps, notamment entre deux à trois ans, pour avoir les premiers résultats.  (L’Express de Madagascar, p.3 ; Les Nouvelles, p.3 ; Midi Madagasikara, p.2 ; Madagascar-Laza, p.3 ; La Vérité, p.3 ; Free News, p.2 ; Tia Tanindrazana, p.3 ; Inona no Vaovao, p.4)

 

« MADAGASCAR EST EN CRISE » DIXIT MARC RAVALOMANANA

Marc Ravalomanana, président national du parti Tiako I Madagasikara a procédé à la présentation des candidats de son parti aux communales, samedi dernier. Il a profité de cette occasion pour s’exprimer sur la situation politique dans le pays. « Madagascar est en crise. Certes, nous ne vivons pas une crise politique comme celle de 2009, mais la crise à laquelle le pays est actuellement confronté est très grave. C’est une crise sociale et économique. Les prix des PPN flambent. La population de certaines parties de l’île connaît ces derniers temps une pénurie d’eau. La fuite de sujets à l’examen de baccalauréat a mis à nu l’incompétence des dirigeants. Les prix de l’électricité et de l’eau sont très chers. Et le chômage s’aggrave car nombreuses sont les sociétés qui n’arrivent pas encore à se relever depuis la crise de 2009. Les dirigeants se trompent de priorités. Ils manquent de vision », a déploré l’ancien Chef d’Etat. Il regrette que le pouvoir en place ne propose que des solutions « tip top » à l’exemple des « Tsena mora » consistant à vendre à petit prix, voire à distribuer gratuitement du riz. Dans la même lignée, il a fortement critiqué le manque de confiance entre les dirigeants et l’opposition. « J’ai maintes fois réitéré que je n’ai aucune intention de fomenter des coups d’Etat. J’ai maintes fois déclaré que je suis prêt à présider une opposition constructive. Une opposition qui apporte sa contribution au redressement du pays », a-t-il rappelé. (Midi Madagasikara, p.3 ; Le Quotidien, p.3 ; Tia Tanindrazana, p.2)

 

TABERA RANDRIAMANANTSOA DENONCE UNE « BOURDE » DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

L’ancien ministre de la Fonction publique, Tabera Randriamanantsoa, a fortement critiqué la décision du ministère des Affaires étrangères relative au rapatriement massif des agents exerçant au sein des ambassades à l’extérieur. En effet, le décret 2019/1386 du 17 juillet 2019 a limogé 458 employés dont 368 agents non ECD dans les ambassades malgaches. Le politicien dénonce une contradiction avec les textes régissant la Fonction publique malgache, et plus précisément, une violation de l’article 11 du Statut général des fonctionnaires. Il ne manque pas de mettre en avant les conséquences du décret en soulignant notamment que les victimes n’ont plus perçu leurs rémunérations depuis le mois d’août alors qu’ils n’ont pas encore été rapatriés. Face à la situation, l’ancien ministre sollicite les réactions du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique. Dans la même lignée, il interpelle les membres du Conseil supérieur de la Fonction publique à prendre les dispositions idoines en faveur des agents de l’Etat afin de suspendre, voire d’annuler l’application de la décision. (Le Quotidien, p.3)

 

NOUVELLE TENTATIVE DE BOYCOTT DU PROJET TANAMASOANDRO

Plusieurs habitants et propriétaires de terrain à Ambohitrimanjaka, d’Anosibe Zaivola et du 6ème arrondissement de la capitale, ont manifesté, samedi dernier, leur opposition au projet présidentiel « Tanamasoandro ». Ils s’érigent notamment contre ce projet de remblayage d’environ 1 000 Ha de rizières pour la construction de nouveaux bâtiments, entrant dans le cadre de l’extension de la Ville des Milles. Selon les précisions apportées par Le Quotidien, la présence massive des éléments des forces de l’ordre, lourdement équipés, n’a pas empêché la tenue de la manifestation durant laquelle les manifestants ont montré leur solidarité pour préserver leur patrimoine, leurs biens et leurs principales sources de revenu. A la suite de cet incident, les riverains des localités concernées se sont tournés vers le Conseil œcuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) et les autres dirigeants d’église pour solliciter leur soutien. (p.3)

 

Focus sur la sécurité

 

LE MINISTRE DE LA DEFENSE NATIONALE DENONCE DES ACTES DE DESTABILISATION

Le Général Richard Ravalomanana, ministre de la Défense nationale, a organisé un déplacement dans la région Diana la semaine dernière. Le 3 octobre, il a remis un ordinateur complet aux Bureaux de district de la défense d’Antsiranana I, Nosy Be, Antsohihy et Sambava, qui sont en charge du service national, de la gestion des réserves et des dossiers des armes entre les mains des civils. Le 4 octobre, il a rencontré les responsables et éléments des forces de l’ordre de la région. Lors de son discours, il a pointé du doigt les agissements de certaines personnes qui se livrent à des actes de déstabilisation menaçant la paix et la sécurité dans la région Diana. « Nous n’avons pas d’ennemis venant de l’extérieur, mais plutôt des adversaires internes qui utilisent divers moyens pour créer des foyers de tension ici et là. A titre d’exemple, le problème d’insécurité a plus ou moins été maîtrisé dans l’ensemble du pays, grâce à la forte mobilisation des forces de défense et de sécurité. Mais les trublions trouvent toujours d’autres moyens pour tout saper. Pas plus tard que durant les épreuves du baccalauréat, des sujets d’examen ont fuité, provoquant ainsi un phénomène de panique parmi les candidats. C’est malheureux d’en arriver là. Il s’agit ni plus ni moins d’un acte de déstabilisation », a-t-il scandé. Le membre du gouvernement a également profité de cette rencontre avec les responsables et les éléments des forces de l’ordre pour leur rappeler leur rôle et leur responsabilité. « Nous avons comme mission de faire respecter la loi, donc nous sommes les premiers à devoir la respecter. Il y a des gendarmes, des policiers et des militaires véreux qui sont de mèche avec des malfaiteurs. C’est aussi une autre forme de déstabilisation », a déclaré le ministre. (Les Nouvelles, p.2)

 

 

Un peu d’humour

 

Le Quotidien, p.4