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Revue de presse du 9 octobre 2019

Revue de presse du 9 octobre 2019

L’organisation des élections communales et municipales se déroule dans un climat social marqué par des foyers de tension. Les quotidiens rapportent entre autres la grève des riverains de Faravohitra, le prolongement du préavis de grève du SECES et le boycott du projet Tanamasoandro par les habitants d’Ambohitrimanjaka. Parallèlement, les yeux de l’opinion publique commencent à se tourner vers Tsimbazaza où se déroulera la prochaine session parlementaire à partir du 15 octobre.

 

Foyers de tension électorale

 

Le journal La Vérité a souligné que « le candidat du parti TIM Tahiry Ny Rina Randriamasinoro semble encore rechigner à quitter son poste de Secrétaire général de la Commune urbaine d’Antananarivo » malgré les dispositions de l’article 17 de la loi sur les élections. Le texte stipule entre autres que « tous les fonctionnaires d’autorité, civile ou militaire, désirant se porter candidats à l’élection des membres du conseil ou du maire doivent, sous peine de déchéance, se mettre en position de disponibilité dès l’officialisation de leur candidature ». (p.3)

 

Processus électoral

 

L’OBSERVATOIRE SAFIDY DEPLOIERA UNE MISSION D’OBSERVATION DANS 112 DISTRICTS

L’Observatoire SAFIDY organise ce jour une conférence de presse, à Ambatonakanga, pour le lancement de l’observation des communales du 27 novembre prochain. L’Observatoire compte couvrir 112 districts et 778 communes dans 22 régions de Madagascar, ce qui représente 2/3 des circonscriptions électorales et 67% de l’électorat. Les observations concernent toutes les étapes du processus électoral : la précampagne, la campagne, le déroulement du scrutin, le traitement et la proclamation des résultats, le contentieux, le cadre légal ainsi que la redevabilité des institutions électorales. L’OSC prévoit de déployer donc 4 100 observateurs, de mettre en place un centre d’appel et d’envoi automatique de données par SMS ainsi qu’un centre de traitement des informations et des signalements. Selon les précisions, un centre de veille sera également instauré pour la prise de décision rapide, engageant plusieurs acteurs électoraux, en l’occurrence la CENI, les forces de l’ordre et la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH). Dans un souci de promouvoir la transparence et la redevabilité des institutions électorales, SAFIDY en collaboration avec l’Association pour la justice administrative (ANJA) prévoit en outre, de mettre en place une cellule de conseil et d’assistance juridique accessible à tous les électeurs, aux organisations de la société civile et aux citoyens, notamment pour la poursuite des infractions. A cet effet, 3 numéros verts seront opérationnels. Pour rappel, l’Union européenne a alloué une enveloppe de 520 000 euros pour les législatives et les communales. (Midi Madagasikara, p.3 ; Les Nouvelles, p.2 ; Le Quotidien, p.3 ; Free News, p.3

 

EVOLUTION DE L’ORGANISATION DU PROCESSUS ELECTORAL

Le chronogramme des communales a été abordé durant la deuxième journée de l’atelier de renforcement de capacité des juges des tribunaux administratifs et ceux du Conseil d’Etat, qui se déroule depuis lundi à Tsaralàlana. Il a été évoqué notamment que les six tribunaux administratifs rendront publics les résultats officiels des élections communales et municipales, 30 jours après la publication des résultats provisoires par la CENI, soit à partir du 14 janvier 2020 Les informations recueillies précisent par ailleurs qu’il appartiendra au Conseil d’Etat de juger les manquements à la loi en vigueur relatifs aux contentieux électoraux ou encore aux insatisfactions par rapport aux résultats officiels prononcés par les tribunaux administratifs. Comme il s’agit d’élections territoriales, la HCC n’aura aucune responsabilité dans le cadre de ces prochaines élections. Malgré tout, Jean Eric Rakotoarisoa, président de la HCC a partagé ses expériences en matière électorale auprès des magistrats des deux juridictions chargées cette fois-ci de trancher sur les contentieux électoraux. De son côté, la CENI a révélé que l’impression des imprimés sensibles comme les bulletins uniques est déjà en cours au niveau de l’Imprimerie nationale. Les autres imprimés comme les procès-verbaux et les enveloppes inviolables seront imprimés en Afrique du Sud. Les urnes transparentes, pour leur part, ont été doublées. Selon les précisions apportées par Alarobia, elles sont déjà arrivées au pays. (Le Quotidien, p.3)

 

Dynamique politique

LE POUVOIR FACE A PLUSIEURS FOYERS DE TENSION

Quelques quotidiens ont accordé une large couverture à l’émergence de foyers de tension dans la capitale. A cet effet, La Gazette de la Grande île, Midi Madagasikara et Le Quotidien, rapportent dans leurs colonnes la grève des habitants de la Haute-Ville, et plus précisément des riverains du quartier de Faravohitra, victimes de coupure d’eau courante. Ils ont tenu une manifestation non loin du siège de la compagnie de distribution d’eau et d’électricité JIRAMA à Ambohijatovo pour montrer leur mécontentement. Les grévistes ont lancé un ultimatum de 72h à cette société d’Etat pour trouver des solutions, à défaut de quoi ils menacent de couper la route menant vers le quartier. (p.9, p.2 et p.5) Parallèlement, l’ultimatum du Syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants a pris fin le 7 octobre. A l’issue d’une assemblée générale, les membres ont décidé de prolonger le préavis de grève. En d’autres termes, le SECES accorde encore deux semaines au pouvoir central pour qu’il puisse apporter des solutions pérennes aux diverses revendications dont la dérogation spéciale et le maintien en activité des professeurs qui ont atteint l’âge de la retraite. En cas d’absence de solution, les membres prévoient d’organiser une grève générale. (L’Express de Madagascar, p.5 ; Le Quotidien, p.3 ; Midi Madagasikara, p.2 ; Inona no Vaovao, p.2) A ces deux foyers de tension s’ajoute le mécontentement des habitants d’Ambohitrimanjaka qui contestent le projet Tanamasoandro. Ils s’opposent à la concrétisation de ce projet sur leurs propres terres en soutenant comme arguments que ces rizières font vivre des briquetiers, des pisciculteurs et des riziculteurs. En effet, le projet prévoit un remblai de rizières. Comme solution, les manifestants proposent une délocalisation du projet loin des zones tampons et dans d’autres endroits qui appartiennent exclusivement à l’Etat. (Midi Madagasikara, p.2 ; Tia Tanindrazana, p.2)

 

HERY RASOAMAROMAKA MISE SUR UNE MÊME VISION DE LA COMMUNE ET DE LA REGION

Une semaine après la passation des fonctions entre le Chef de région sortant et le nouveau Gouverneur d’Analamanga, Hery Rasoamaromaka a affirmé sa volonté de redorer le blason de la capitale, à travers différents projets de développement. « Nous sommes actuellement en pleine réorganisation du personnel, des bureaux pour mieux commencer le travail. Nous devrons également mettre en place une nouvelle procédure pour accélérer le volet administration qui traîne souvent au sein des services publics », a-t-il indiqué. Parmi les perspectives figurent notamment l’amélioration des infrastructures routières, des établissements scolaires, des bâtiments publics et des semences pour les agriculteurs. Dans la concrétisation de ces projets, il mise sur une étroite collaboration avec chaque commune. « La région et la commune devront avoir la même vision et non pas forcément la même couleur politique », a-t-il soutenu. La première évaluation étant prévue dans 3 mois, puis dans 6, 9 et 12 mois, le nouveau Gouverneur espère donner corps à certains projets d’ici un an. (Les Nouvelles, p.3)

 

BIENTÔT LE DEBUT DE LA NOUVELLE SESSION PARLEMENTAIRE

La nouvelle session parlementaire se tiendra à partir du 15 octobre et sera consacrée au projet de Loi de finances initiale 2020. Ce dernier devrait connaître quelques modifications pour ne citer que les divers projets relatifs à « Tanamasoandro », les réformes dans le secteur social ou encore la suppression des subventions accordées aux entreprises publiques. Pour rappel, le ministre de l’Economie et des Finances Richard Randriamandranto, a déjà fait part du nouveau paramétrage de la LFI 2020. « Conformer la LFI à la Politique Générale de l’Etat figure parmi les priorités, mais il s’agit d’une des priorités redéfinies suivant un nouveau cadrage macroéconomique. On tiendra compte de différents paramètres avec un cadrage sur quatre ans que nous sommes en train de revoir avec l’appui du Fonds Monétaire International », a-t-il précisé. Interrogé sur le sujet, Brunelle Razafitsiandraofa, Vice-président de l’Assemblée nationale a admis que « Pour l’heure, nous ne disposons pas encore d’informations sur le projet de Loi de finances et chacun devra attendre le début de la session ». Le quotidien Les Nouvelles s’attend à des débats aussi houleux que ceux de la dernière session compte-tenu du fait que le statut de l’opposition que le Sénat n’a pas encore adopté peut encore être intégré dans l’ordre du jour. (p.3) Dans les colonnes de Madagascar-Laza, le questeur numéro 1 de l’Assemblée nationale, Henri Jean Michel recommande une augmentation du budget de la Chambre Basse. A titre de rappel, la Chambre Basse a disposé d’un budget de 24 milliards d’Ariary au cours de l’exercice 2019. Comme le fait savoir le questeur, 83% de ce budget ont été affectés au fonctionnement de l’Hémicycle, soit au paiement des salaires des députés et du personnel de l’Assemblée nationale. « Ce budget n’offrait aucune marge de manœuvre pour la réalisation de programme d’investissement public et pour les imprévus. Il serait souhaitable d’améliorer le budget destiné à la Chambre Basse au titre de l’exercice budgétaire 2020 », a-t-il souligné. Le parlementaire exhorte de ministère de l’Economie et des Finances à faire parvenir tôt le projet de LFI 2020 à Tsimbazaza. La procédure veut en effet que les députés examinent le texte 15 jours après son dépôt. (p.3)

 

DECLARATION DE PATRIMOINE : DES DEPUTES RAPPELLES A L’ORDRE

Les Nouvelles attire l’attention des lecteurs sur le faible nombre de député ayant déposé leur déclaration de patrimoine auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. Près de trois mois après leur entrée en fonction, ils ne sont que deux députés sur 151 à s’être plié à cette procédure. L’article 41 de la Constitution stipule pourtant que les personnes concernées par la déclaration de patrimoine doivent effectuer cette procédure dans un délai de 60 jours à compter de leur prise de fonction. Pour le cas des députés, ce délai a pris fin le 2 octobre étant donné que les députés ont pris fonction le 2 juillet. Le journal rappelle que les récalcitrants peuvent faire l’objet d’une amende allant de 10 à 40 millions d’Ariary. (p.3)

 

Un peu d’humour

Les Nouvelles, p.2