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Revue de presse du 15 octobre 2019  

Revue de presse du 15 octobre 2019   

 

L’annonce faite par le Président Andry Rajoelina concernant la réhabilitation de la Route nationale 44 ainsi que le début de la deuxième session ordinaire du Parlement font la Une des journaux. La session dite « budgétaire » au niveau des deux Chambres du Parlement portera sur trois projets de loi dont la Loi de finances initiale 2020.

 

Foyers de tensions

PROJET TANAMASOANDRO : LES AMPANJAKA CONTRE LE PROJET

Après les habitants qui ont tenu une manifestation samedi dernier, les « Ampanjaka » (traduit librement par « roitelets ») entrent également en scène. Le président du « Fiombonamben’ny Ampanjaka eto Madagasikara », Ndriana Rabarioelina a déclaré que le projet du gouvernement de remblayer les rizières d’Ambohitrimanjaka ne doit pas se faire. Selon ce descendant de la famille royale, Ambohitrimanjaka est un patrimoine culturel et historique pour l’Imerina et même pour Madagascar. Et de poursuivre qu’en plus de détruire un patrimoine national, le fait de procéder à ce remblayage augmentera le risque d’inondation pour beaucoup de quartiers de la capitale. Il a également exposé le risque de famine à l’endroit des milliers de propriétaires expropriés. Il lance par conséquent un appel au gouvernement pour la délocalisation de ce projet. (Madagascar-Laza, p.3)

 

Processus électoral

OBSERVATION DES ELECTIONS COMMUNALES : LE KMF/CNOE MODIFIE SA STRATEGIE

Le comité national d’observation des élections ou KMF/CNOE va déployer des observateurs pour les prochaines élections communales et municipales. Avec les expériences acquises durant les précédentes élections, le KMF/CNOE veut modifier sa stratégie d’observation. Ainsi, au lieu de couvrir toutes les communes, il compte éviter les circonscriptions où des risques d’insécurité sont élevés. « Nous sommes en train de localiser les endroits à fort taux d’insécurité pour que nos observateurs puissent prendre toutes les précautions. Nous ne voulons pas qu’ils subissent le même sort que les observateurs agressés lors des dernières législatives », explique le président de KMF/CNOE, Andoniaina Andriamalazaray. Ainsi, les observateurs du KMF/CNOE seront déployés dans les chefs-lieux de district. La répartition de ces membres dans les autres localités, néanmoins, tiendra compte de la condition de sécurité. De plus, l’existence de risques de fraudes conditionnera également l’envoi des observateurs de cette société civile dans les quelques milliers de circonscriptions électorales de tout Madagascar. (Les Nouvelles, p.2 ; La Vérité, p.14 ; Le Quotidien, p.3 ; Tia Tanindrazana, p.2)

 

Dynamique politique

DEUXIEME SESSION ORDINAIRE DU PARLEMENT : LE STATUT DE L’OPPOSITION REMIS SUR LE TAPIS

La deuxième session ordinaire du Parlement débute ce jour comme prévue par la Constitution à chaque troisième mardi du mois d’octobre. Soixante jours durant lesquels l’Assemblée nationale et le Sénat débattront une nouvelle fois sur le statut de l’opposition et sur la Loi de finances 2020. Ainsi, la présidente de l’Assemblée nationale Christine Razanamahasoa et le président du Sénat Rivo Rakotovao monteront à la tribune ce jour. Depuis leur prise de fonction début juillet, les députés regagnent pour la troisième fois le palais de Tsimbazaza. L’article 96 de la Constitution dispose que « tout projet ou proposition de loi est examiné en premier lieu par l’Assemblée devant laquelle il a été déposé puis transmis à l’autre Assemblée. La discussion a lieu successivement dans chaque Assemblée jusqu’à l’adoption d’un texte unique », et ce, après quelques semaines de répit. Aussi, le système de navette parlementaire est activé et l’Assemblée nationale va intégrer dans son ordre du jour une deuxième lecture de la proposition de loi sur l’opposition et les partis d’opposition. Selon les prescrits constitutionnels, informe L’Express de Madagascar, le Premier ministre a la faculté de provoquer la réunion d’une commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion, en cas de désaccord entre les deux Chambres. Ladite proposition de loi, initiée par le député d’Ikongo, Jean Brunelle Razafitsiandraofa, tendant à modifier certaines dispositions de cette loi, a suscité un débat concernant le profil du chef de l’opposition. « La loi Brunelle » prône notamment l’instauration d’une opposition parlementaire, écartant ainsi la logique du parti Tiako i Madagasikara (TIM) de proposer Marc Ravalomanana qui n’a pas la qualité de député, à cette fonction de chef de l’opposition reconnue par la Constitution. D’ailleurs, en parallèle avec d’autres démarches auprès du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, le parti TIM a réclamé l’adoption du décret d’application de cette loi de 2011, dès le lendemain de la proclamation officielle des résultats des législatives. Adoptée en 2011, la loi portant statut de l’opposition et des partis d’opposition n’a jamais été appliquée, rappelle le quotidien. (p.5) – Dans les colonnes de Madagascar-Laza, Rivo Rakotovao, président du Sénat a souligné que « La loi des finances est un indice de la politique de développement. Les parlementaires ont toutefois le rôle de vérifier cette politique. Le journal avance que le débat socio-économique sera au centre de la session budgétaire. (p.2) – Les Nouvelles note la révision à la hausse du budget de la LFI 2020. (p.3) – La Vérité avance l’existence de trois dossiers chauds sur la table. Si cette session sera consacrée à l’adoption de la LFI 2020, l’adoption de la loi portant statut de l’opposition, l’avant-projet de loi portant modification de certaines dispositions du code de la communication médiatisée ainsi que certaines autres lois seront également discutées lors de cette session, confie le journal. (p.2 ; Inona no Vaovao, p.2) – La Gazette de la Grande île informe sur la énième absence de deux députés incarcérés, lors de cette session ordinaire du Parlement. Il s’agit de Ludovic Adrien Raveloson, élu à Mahabo et de Hasimpirenena Rasolomampionona, élu dans le district de Fandriana. De l’avis du journal, leur absence depuis des mois pourrait avoir des impacts négatifs dans leur district, notamment dans le cadre du développement. Et de poursuivre que la Haute Cour Constitutionnelle devrait prendre des mesures adéquates. (p.5)  

 

ANNONCE DE LA REHABILITATION DE LA RN44 

Andry Rajoelina, président de la République a annoncé la réhabilitation de la RN44, à Ambatondrazaka, hier. Le coup d’envoi officiel des travaux sera donné aujourd’hui à Moramanga. Pour le locataire d’Iavoloha, « beaucoup veulent nous en décourager. À ceux-là je réponds, vous n’avez pas pu le faire et contrairement à vous, avec le soutien de la population, je réussirai là où vous avez échoué. Que tous l’entendent et en soient témoins, nous allons démarrer la réhabilitation de la RN44 (…) La réhabilitation de cette route ne sera plus qu’un thème de propagande pour séduire les électeurs. Ce que nous disons, nous le concrétisons. Je suis là pour commencer les travaux », a-t-il martelé devant les habitants d’Ambatondrazaka, plus précisément à Ambodiakondro, une localité à l’entrée de la capitale de l’Alaotra-Mangoro où un chantier de forage d’eau potable a été également lancé, hier. Étant le grenier à riz de la Grande île, Ambatondrazaka et ses environs souffrent d’une difficulté d’accessibilité depuis plusieurs années à cause d’une RN44 qui est fortement dégradée. Ainsi, la réhabilitation du principal point noir de cette route, le célèbre tronçon de Manaingazipo, a été lancé hier. (L’Express de Madagascar, p.3 ; Madagascar-Laza, p.2 ; Les Nouvelles, p.3 ; Inona no Vaovao, p.4) – Midi Madagasikara titre : « Rajoelina met ses « velirano » en route » en insistant sur le fait que neuf mois après son investiture, Andry Rajoelina débute les grands chantiers de ses engagements dans la région Alaotra-Mangoro. (p.3)La Vérité titre en Une : « Andry Rajoelina tient ses promesses ! ». (p.3) – Free News annonce une réalité qui prend forme avec la réhabilitation effective de la RN44. (p.2) – Pour Tia Tanindrazana, Rajoelina prépare le terrain pour une future campagne de propagande électorale durant son déplacement à Ambatondrazaka. (p.3)

 

DECLARATION DE PATRIMOINE : LES MINISTRES TENUS D’INDIQUER LEURS BIENS ET COMPTES BANCAIRES A L’ETRANGER

La déclaration de patrimoine est devenue une obligation légale pour les gouvernants, informe Midi Madagasikara. Tout particulièrement, les ministres ont huit pages de renseignements personnels à remplir. Date de naissance, profession, numéros de téléphone et adresse mail. Ensuite vient, le descriptif des activités professionnelles donnant lieu à des rémunérations ou gratification exercées à la date de la nomination, mais aussi au cours des cinq dernières années. À cet effet, la Haute Cour Constitutionnelle a publié, le jour du 14 octobre, le formulaire de déclaration de patrimoine pour les ministres. Doivent aussi être déclarées, les activités de consultant exercées à la date de la nomination et au cours des cinq dernières années avec identification de l’employeur ou de la structure sociale d’emploi ; description de l’activité professionnelle ; et rémunération ou gratification perçue. Concernant son patrimoine proprement dit, le déclarant doit énumérer ses comptes bancaires (courants ou d’épargne), ses livrets d’épargne et même les espèces ou autres. Par ailleurs, le ministre est tenu de déclarer les biens mobiliers et immobiliers ainsi que les comptes détenus à l’étranger avec leur nature et leur valeur à la date de la déclaration. (p.2)

 

Un peu d’humour

L’Express de Madagascar, p.6