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Revue de presse du 22 octobre 2019

Revue de presse du 22 octobre 2019

Malgré le démenti de l’Office Malgache des Hydrocarbures, la rumeur sur la pénurie de carburant continue d’alimenter la psychose auprès des automobilistes tananariviens. Parallèlement, le débat autour du projet Tanamasoandro s’enlise. Suite aux incidents survenus jeudi dernier à Ambohitrimanjaka, les autorités essaient de multiplier les communications. En outre, les sénateurs engagent une tentative de médiation.

 

Processus électoral

L’IMPRESSION DES IMPRIMES SENSIBLES PRESQUE ACHEVEE

Les travaux d’impression des imprimés sensibles qui seront utilisés durant les élections communales et municipales du 27 novembre prochain sont presque achevés. Selon une information émanant de la Commission Electorale Nationale Indépendante, l’emballage et l’étiquetage par palette restent à faire avant la livraison. A titre de rappel, ces travaux d’impression des procès-verbaux et des enveloppes inviolables, sont réalisés en Afrique du Sud avec l’appui du projet Sacem (Soutien Au Cycle Electoral à Madagascar). L’impression des bulletins uniques et des imprimés ordinaires, pour sa part, a été confiée à l’Imprimerie nationale. La société est actuellement à pied d’œuvre pour atteindre le deadline selon le calendrier imposé par la CENI. Cette dernière prévoit d’acheminer les impressions auprès des circonscriptions électorales deux semaines avant les scrutins. Par ailleurs, un délai de 40 jours est mis à la disposition de la société d’Etat pour imprimer les 20 millions de bulletins uniques. (L’Express de Madagascar, p.5)

 

ANNULATION DU DEBAT ENTRE LES CANDIDATS ET LE PERSONNEL DE LA CUA

Les responsables de la Commune urbaine d’Antananarivo ont décidé d’annuler le débat entre les 5 candidats aux élections municipales dans la capitale et le personnel de la structure. Ce face-à-face a été programmé pour le 24 octobre prochain. Le motif avancé serait qu’il pourrait y avoir une réunion du conseil municipal à partir du 21 jusqu’au 31 octobre. L’organisateur souligne pourtant que tous les candidats ont déjà accepté d’y prendre part. Il a annoncé que ce débat sera reporté. Contacté par L’Express de Madagascar, Landy Raveloson, secrétaire général de la CUA affirme : "Je ne m’occupe que des affaires courantes. Je ne suis pas au courant de ce sujet", a-t-il indiqué. (p.5)

 

Foyer de tension

 

EVOLUTION DU DEBAT AUTOUR DU PROJET « TANAMASOANDRO »

  • L’enquête concernant l’affrontement qui s’est produit à Ambohitrimanjaka se poursuit. Hier, certains habitants soupçonnés d’avoir participé aux actes de violences perpétrés contre les éléments de la Gendarmerie ont été auditionnés. Selon les informations recueillies par Midi Madagasikara, le député du parti Tiako i Madagasikara, Mamy Rabenirina, élu à Ambohidratrimo serait dans le collimateur de la Justice. En effet, des images prises durant les affrontements auraient confirmé sa présence sur les lieux. Pour l’heure, les enquêteurs ne peuvent encore rien faire dans la mesure où la Chambre Basse est actuellement en pleine session. (3) Selon Les Nouvelles, les quatre gendarmes blessés lors des incidents survenus jeudi dernier sont déjà rentrés chez eux. Le cinquième est encore hospitalisé au Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona. La Vérité précise qu’il est toujours entre la vie et la mort. D’après les explications du Professeur Olivia Rakoto Alison, Directeur du CHU, la victime a retrouvé sa faculté psychomotrice mais son état reste stationnaire. Ces membres des forces de l’ordre ont tous bénéficié de prime de reconnaissance (p.3 et p.2)
  • Dans son discours dimanche dernier, lors de son déplacement à Tsaratanàna, le Président Andry Rajoelina a touché mot concernant les incidents survenus à Ambohitrimanjaka. Il a déclaré notamment qu’il rejette catégoriquement tout acte de déstabilisation et toute forme d’agression sur les éléments des forces de l’ordre, ainsi que l’utilisation de manœuvre politique visant à compromettre le développement. Il a rappelé qu’il n’a jamais cessé de chercher des solutions aux problèmes qui affectent le pays et ses habitants. Pour lui, tous ceux qui agissent contre le développement sont des ennemis publics. D’ailleurs, il a réitéré sa motivation à mener jusqu’à son terme les projets et les engagements gouvernementaux. (Madagascar-Laza, p.3)
  • Dans une communication publiée hier, le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et des Travaux publics a démenti les accusations lancées par certains Facebooknautes, selon lesquelles l’Etat ne respecterait pas les procédures dans l’expropriation pour cause d’utilité publique des populations concernées par le projet. L’institution rappelle notamment que le 4 juin 2019, un arrêté a permis l’ouverture d’une enquête administrative de commodo et incomodo relative à l’acquisition par voie amiable ou par expropriation pour cause d’utilité publique, de diverses parcelles de terrains et/ou immeubles nécessaires aux travaux de construction de la nouvelle ville Tanamasoandro (1ère phase) dans le 6ème arrondissement de la CUA, dans la commune rurale d’Ambohidrapeto, d’Ankadimanga, de Fenoarivo, de Fiombonana et d’Itaosy, district d’Antananarivo-Atsimondrano et dans la commune rurale d’Ambohitrimanjaka, district d’Ambohidratrimo, région Analamanga. Cette date marque également le début des études géotechniques, hydraulique et environnementales menées par le Laboratoire national des Travaux publics. Les différents textes relatifs au projet ont été affichés au niveau des communes et des districts concernés une dizaine de jours plus tard. Le 15 juin 2019, le rapport provisoire de l’étude a été rendu public. Ainsi, du 17 juin au 17 juillet 2019, des enquêtes commodo et incommodo, permettant aux personnes touchées à faire connaître auprès des autorités toutes objections, doléances et suggestion concernant le projet, ont été menées. En août, une Commission administrative d’évaluation, chargée de l’évaluation des indemnités d’expropriation a été mise en place. Le dernier rapport d’études géotechniques, hydrauliques et environnementales a été publié le 15 septembre avant d’avoir été déposé auprès de l’Office national pour l’Environnement. L’autorisation environnementale est attendue cette semaine. (La Vérité, p.2) Free News a également démenti les rumeurs sur l’expropriation des paysans au profit des étrangers. Le journal rassure qu’il n’y aura pas de remblai sans indemnisation juste. Il rappelle d’ailleurs, la promesse du président de la République qui souligne que les propriétaires de terrain seront indemnisés de façon « juste » sur la base de leurs situations exactes. (2)
  • Une délégation de sénateurs issus de la province d’Antananarivo, composée d’Olga Ramalason, Hanitra Ramahavalisoa, Bakolinirainy Rakoaoarisoa, Martin Rakotozafy, Xavier Randriamalalarison, Luc Ramparison et Jafetra Randriamanantsoa a effectué hier, une descente à Ambohitrimanjaka. Elle a rencontré les paysans concernés directement par le projet de remblayage de rizières prévu pour la construction de la nouvelle ville Tanamasoandro. Ce déplacement a permis aux parlementaires de recueillir les doléances des agriculteurs et éleveurs locaux. Ce fut d’ailleurs une occasion pour un riverain de réitérer que les habitants ne s’opposent nullement à la réalisation du projet mais qu’ils demandent à ce que leurs rizières ne soient pas remblayées. « Ambohitrimanjaka approvisionne en riz la population d’Antananarivo. Le remblayage de ces rizières aura donc certainement un impact sur cette situation », a-t-il argumenté. Face à ces doléances, le sénateur Martin Rakotozafy a souligné que la résolution du problème devrait toujours passer par le dialogue et non par le recours à la violence. Dans cette perspective, la délégation parlementaire a promis d’organiser une rencontre entre les membres du gouvernement et les représentants de la population d’Ambohitrimanjaka. A noter que cette descente effectuée par les sénateurs s’inscrit dans la logique de la déclaration commune faite par le Sénat avec le Conseil du Fampihavanana Malagasy, le Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et de l’Etat de Droit et la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme. Les signataires de cette déclaration commune demandent la suspension du début des travaux de construction de Tanamasoandro et invitent les parties prenantes à s’engager dans un dialogue. (Midi Madagasikara, p.2 ; Madagascar-Laza, p.3 ; Le Quotidien, p.3 ; La Gazette de la Grande île, p.11 ; Les Nouvelles, p.2)
  • Le député Alain Ratsimbazafy, élu dans le district d’Ambohidratrimo, déplore le manque de communication sur le projet Tanamasoandro dans les localités concernées. Il souligne notamment que plusieurs riverains d’Ankadimanga, d’Ambohidrapeto et de Fiombonana n’ont eu vent du projet qu’au moment où l’Autorité pour la Protection contre les Inondations de la Plaine d’Antananarivo a investi les lieux. Il déplore notamment le manque d’affichage. Ainsi, il sollicite préalablement l’instauration d’un dialogue entre les membres du gouvernement et les personnes affectées directement par le projet. Il suggère aussi une délocalisation du projet. (Tia Tanindrazana, p.3)

 

PSYCHOSE AUTOUR DE LA « PRESUMEE » PENURIE D’ESSENCE

De longues files d’attente ont persisté au niveau des stations de distribution de carburant, hier. Le démenti du directeur de l’Office Malgache des Hydrocarbures, sur la pénurie de carburant, n’a pas réussi à rassurer les automobilistes tananariviens. Face à la panique des usagers, c’est au tour du Groupement pétrolier de Madagascar (GPM) d’adopter un ton rassurant. Lors d’une conférence de presse, organisée hier, les membres du groupement ont déclaré qu’il n’y a pas de pénurie, mais à condition qu’il n’y ait pas de surconsommation. « Premièrement, le stock de gasoil est suffisant avec 7 220 000 litres disponibles », a déclaré le secrétaire général du GPM, Alain Théodore Soumoudronga. Toujours selon ses précisions, le stock d’essence est évalué à 1 million de litres. « Il n’y a aucune raison de se ruer vers les stations-services », a-t-il réitéré. D’après les pétroliers, le stock en carburant devrait être suffisant pour une semaine, assez jusqu’à l’arrivée du tanker Gulf Coral ce vendredi 25 octobre. Le SG a d’ailleurs rappelé que la raison de la perturbation de l’approvisionnement est le retard accusé par le tanker qui aurait dû arriver le 15 octobre pour des raisons indépendantes de la volonté des pétroliers. Pour le directeur général de Vivo Energy, Mondher Bouhouche, la raison de la situation actuelle et celle du week-end dernier est l’effet psychose. « Il y a eu trois fois plus de consommation que la normale. La rupture n’est pas due au fait que les stations n’aient pas été livrées, mais au fait que les gens ont consommé beaucoup plus qu’ils ont l’habitude de faire », a-t-il expliqué. Malgré la situation, les pétroliers n’envisagent pas de rationner les quantités vendues aux automobilistes. « Les stations seront livrées sur le rythme de consommation justement pour éviter que les gens ne surconsomment inutilement », a renchéri le DG de Vivo. Benjamin Memmi, Directeur général de Jovena, pour sa part, a précisé que le dysfonctionnement n’est pas dû aux négociations actuelles entre le gouvernement et les pétroliers. « Il n’y a aucun lien entre le retard d’approvisionnement et les négociations », a-t-il souligné. Une sortie médiatique de Vonjy Andriamanga, ministre de l’Energie, de l’Eau et des Hydrocarbures est attendue ce jour. En attendant, le SG du GPM a indiqué que toutes les parties prenantes travaillent en coordination pour minimiser les désagréments. (L’Express de Madagascar, p.5 ; Midi Madagasikara, p.12 ; Le Quotidien, p.2 ; La Gazette de la Grande île, p.9 ; La Vérité, p.4 ; Free News, p.3 ; Inona no Vaovao, p.7)

 

Dynamique politique

 

SESSION BUDGETAIRE. UN DEBUT CALME AU NIVEAU DES DEUX CHAMBRES

L’Assemblée nationale et le Sénat connaissent un début de session budgétaire relativement calme. A l’ordre du jour de la Chambre Basse figurent des séances d’information et un séminaire d’évaluation des politiques publiques. Outre l’adoption d’un projet de ratification d’un accord de prêt pour financer la construction d’un pont sur le fleuve Mangoky, la salle de séance ne devrait connaître des effusions de débats politiques que lors de la mise en place de la commission chargée de l’examen des demandes de détention, de mesures privatives et restrictives de liberté ou de poursuite d’un député. Le débat en séance plénière pour la mise en place de cette commission, à l’Assemblée nationale, est prévu le 31 octobre. Par ailleurs, les femmes parlementaires ont au programme, un atelier d’échanges sur les travaux parlementaires et le caucus des femmes parlementaires, à Antsiranana. Le Sénat pour sa part, prévoit d’adopter son ordre du jour aujourd’hui. Les deux institutions attendent encore l’arrivée des projets de loi proposés par l’Exécutif, dont la nouvelle loi sur la communication et le projet de loi de finances initiale 2020. « Personnellement, j’espère que le budget accordera une attention particulière aux investissements publics. Aussi, pour pouvoir l’étudier comme il se doit, vivement que le gouvernement nous remette le texte le plus tôt possible », a déclaré Brunel Razafitsiandraofa, vice-président de l’Assemblée nationale. « Certes, faire des propositions de loi fait également partie du rôle des parlementaires. Il y a des lacunes sur ce point, nous ne nous en cachons pas, mais nous sommes surtout en session budgétaire. Nous espérons que le gouvernement nous fasse parvenir le plus tôt possible le projet de loi de finances », entonne également Rivo Rakotovao, président du Sénat. (L’Express de Madagascar, p.3)

 

RELANCE DU PARTI HVM. PREPARATION D’UNE ASSEMBLEE GENERALE

Le parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara se prépare actuellement pour sa première Assemblée générale après les échéances de la présidentielle et des législatives. Dans un communiqué publié à la date du 18 octobre, Mohamed Rachidy, Secrétaire général national du parti a précisé l’effectivité de cette réunion pour ce mois de novembre. « Cette assemblée générale aura pour vocation la coordination et l’organisation interne du parti », précise le document. Depuis la semaine dernière, la presse étrangère a soulevé le retour du parti sur la scène politique. En effet, selon le magazine Jeune Afrique, l’ancien Président Hery Rajaonarimampianina compte relancer son parti. (Madagascar-Laza, p.2)

 

Un peu d’humour

Le Quotidien, p.4