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Revue de presse du 24 octobre 2019

Revue de presse du 24 octobre 2019

La déclaration de la plateforme de la société civile ROHY relatif au projet Tanamasoandro figure à la Une des journaux. Sur le plan des élections, l’impression des bulletins uniques prend du retard. Par ailleurs, la participation du Président Andry Rajoelina au Sommet Russie-Afrique bénéficie également d’une large couverture dans les quotidiens.

Processus électoral

COMMUNALES ET MUNICIPALES : L’IMPRESSION DES BULLETINS UNIQUES ACCUSE UN RETARD

Selon les explications du vice-président de la Commission électorale nationale indépendante, Thierry Rakotonarivo hier, le travail d’impression des bulletins uniques en vue des élections communales et municipales, assuré par l’Imprimerie nationale accuse quelques retards. A trois semaines de la date butoir imposée par la CENI à l’Imprimerie nationale pour imprimer les bulletins uniques, les opérations calent. En effet, jusqu’à hier, seuls les bulletins uniques destinés à 8 régions sur les 22 que comptent le pays sont prêts. « Ces retards pourraient impacter sur le bon déroulement des élections », a laissé entendre le vice-président de la CENI. A titre de rappel, la Commission a fixé un délai de 44 jours pour l’achèvement de ces travaux d’impression. « Tous les imprimés des bulletins uniques devront nous parvenir au plus tard le 12 novembre. Passé ce délai, il sera un peu difficile de se conformer au calendrier établi par la CENI », a ajouté Thierry Rakotonarivo. Il a précisé que ce délai permettra à l’organe de gestion des élections d’envoyer les plis électoraux dans les 25 388 bureaux de vote de l’île à temps. Envoi qui se fera en trois étapes. « Premièrement, la CENI les enverra auprès de ses démembrements dans les districts. Les responsables auprès des districts les enverront après des communes. Et c’est seulement après que les responsables au niveau des démembrements de la CENI dans les communes les enverront dans les bureaux de vote. Toute cette procédure prendra environ une quinzaine de jours », a confié le numéro Deux de la CENI. D’autre part, la CENI a déjà alerté le ministère de l’Economie et des Finances auquel est rattaché l’Imprimerie nationale sur ce retard et les conséquences qui pourraient en découler. « (…) Si par malheur, le délai imparti ne serait pas respecté, c’est au gouvernement de décider de la suite du processus électoral », a fait savoir Thierry Rakotonarivo. Par ailleurs, en ce qui concerne les autres matériels et autres imprimés sensibles, le vice-président de la CENI a confirmé qu’ils sont déjà prêts. Les listes électorales à utiliser dans les bureaux de votes sont déjà disponibles, comme les 50 776 urnes transparentes. Les imprimés de procès-verbaux et les enveloppes inviolables sont eux aussi déjà imprimés et arriveront à Madagascar dans les jours qui suivent. A noter que ces imprimés ont été confectionnés en Afrique du Sud avec la collaboration des partenaires techniques et financiers de Madagascar regroupés dans le projet de soutien au cycle électoral à Madagascar (Madagascar-Laza, p.2).

COMMUNALES ET MUNICIPALES : LES FORMATIONS DES MEMBRES DES BUREAUX DE VOTE COMMENCERONT LE 8 NOVEMBRE

La CENI procède actuellement à la formation des parties prenantes aux élections à venir. La formation des structures ad ’hoc, des démembrements et des juges des tribunaux administratifs, se tiendra la semaine prochaine. Selon les explications de Thierry Rakotonarivo, cette formation s’avère indispensable, dans la mesure où les élections communales et municipales diffèrent des autres élections qui se sont tenues dernièrement au pays. Pour cause, deux élections différentes se tiendront dans la même journée du 27 novembre, à savoir l’élection des maires et l’élection des conseillers municipaux ou communaux. Pour les membres des 25 388 bureaux de vote, les séances de formation se tiendront à partir du 8 novembre, a précisé le vice-président de la CENI (Madagascar-Laza, p.10).

Dynamique politique

LA CNIDH PRESENTE SON RAPPORT D’ACTIVITE DE 2018 AUX DEPUTES

La Commission nationale indépendante des droits de l’Homme a présenté son rapport d’activité de 2018 devant les députés hier. « Le rapport a été basé sur les événements de 2018, notamment ceux survenus à Ambohimahasoa, Farafangana et Tsaratanàna », a expliqué Seth Andriamarohasina, rapporteur de la CNIDH. Il s’agit de localités dans lesquelles des cas de justice populaire ou d’exécutions sommaires ont été recensés. Par ailleurs, les députés ont eu des réactions différentes par rapport à la présentation, souligne le rapporteur de la CNIDH. Certains députés semblent cautionner le fait que les bandits appréhendés soient mis à mort par la population en plaidant la légitime défense, tandis que d’autres s’y opposent au nom du respect des lois. Des députés ont ainsi accusé la CNIDH de défendre les bandits au détriment de la population. « Nous avons ratifié divers protocoles sur les droits de l’Homme. Même la Constitution souligne l’importance de la vie », a défendu Seth Andriamarohasina, avant d’ajouter qu’il ne s’agit pas de défendre les bandits, mais plutôt de dénoncer le fait que certains bandits soient abattus alors qu’ils sont déjà entre les mains des forces de l’ordre (La Gazette de la Grande Ile, p.5). Le rapport d’activité présenté par la CNIDH n’a pas pu mettre les députés d’accord car apparemment, chacun a son point de vue sur le respect des droits de l’Homme, remarque Les Nouvelles. (p.2). Si la rencontre entre la CNIDH et les députés devait permettre une prise de conscience des membres de la Chambre Basse sur l’importance du respect des droits fondamentaux, la dizaine de parlementaires ayant pris la parole durant la séance plénière a clairement défendu les exactions, les vindictes et les exécutions extrajudiciaires, au motif de la lutte contre l’insécurité, souligne L’Express de Madagascar, p.5.

PROBLEMES SOCIO-ECONOMIQUES : DES PARLEMENTAIRES RECLAMENT LE LIMOGEAGE DE CERTAINS MINISTRES

Des députés exigent que les ministres chargés des secteurs au cœur des problèmes socio-économiques actuels soient limogés, et pensent que l’incapacité de ces ministres ternit l’image de l’ensemble du gouvernement. Les problèmes socio-économiques en question portent notamment sur la coupure d’eau et d’électricité, et sur l’incapacité à gérer les rumeurs par rapport au problème d’approvisionnement en carburant. Parmi ces parlementaires se trouve le député issu de la plateforme Isika Rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina, élu dans le district d’Atsimondrano, Andry Ratsivahiny. Joint au téléphone par Les Nouvelles hier, le député estime que le Chef de l’Etat et celui du gouvernement doivent prendre une décision concernant les responsables ayant failli à leur mission. « Nous ne cessons de recevoir des plaintes des habitants de notre circonscription qui ont plus qu’assez de la situation dans laquelle ils vivent, pour ne parler que de la coupure d’eau et d’électricité. Je pense qu’il est injuste que le président de la République ou le Premier ministre payent les frais de l’incapacité de certains membres du gouvernement. C’est pour cette raison que je leur demande de prendre des mesures allant jusqu’à évincer de leur poste les ministres concernés si nécessaire », a lancé Andry Ratsivahiny. Une idée qui est également soutenue par des élus de l’opposition, en l’occurrence la députée élue sous la bannière du Tiako I Madagasikara, Hanitra Razafimanantsoa. La parlementaire constate que neuf mois après l’arrivée du gouvernement actuel, la situation semble s’empirer, et attend ainsi à ce que chacun prenne ses responsabilités. « A commencer par l’Exécutif, dont le Chef du gouvernement et les ministres en charge des secteurs concernés par les difficultés actuelles. Pour le cas des ministres, le mieux serait de démissionner au cas où ils n’arriveraient pas à atteindre les objectifs fixés », a lancé la députée. De leur côté, d’autres députés préfèrent attendre la décision du Chef de l’Etat, qui est le seul habilité à décider si des ministres doivent être maintenus ou pas. « Tôt ou tard, les ministres ayant failli à leurs responsabilités finiront par être écartés du gouvernement », a expliqué un élu indépendant (Les Nouvelles, p.3).

Foyers de tension

PROJET TANAMASOANDRO : LA SOCIETE CIVILE ROHY PRONE LE DIALOGUE POUR DESAMORCER LA SITUATION

Dans une déclaration commune, la plateforme de la société civile ROHY a salué l’initiative de l’Exécutif, et en l’occurrence de la présidence de la République de passer par un dialogue pour désamorcer la situation dans les sites concernés par le projet Tanamasoandro. « Nous apprécions vraiment que le président de la République ait pris la responsabilité de suspendre le projet, afin d’écouter la population locale et accorder de l’importance aux propositions provenant de cette dernière. C’est une décision qui lui permet de prendre des mesures pouvant respecter l’intérêt supérieur de la Nation et celui du peuple malgache qui est vulnérable en grande majorité et dans une pauvreté élevée », a indiqué Harindranto Rakotomalala, membre de la plateforme, lors d’une conférence de presse tenue hier à Ambatonakanga. Le mouvement ROHY s’est dit d’accord quant à la nécessité d’élargir la ville, considérant la croissance démographique. Par ailleurs, ROHY estime que le respect de la loi, des droits fondamentaux et de la concertation exigent du temps. Pour cette plateforme, l’Etat doit faire en sorte que sa méthode de travail respecte les normes et la communication ; et la concertation ainsi que la participation des citoyens locaux doivent être suffisantes. La méthode de travail adoptée par l’Etat doit être fondée sur le respect des droits humains, du droit de propriété et le droit d’être informé, surtout pour les citoyens concernés de près ou de loin par le projet, poursuit la plateforme. En somme, le mouvement ROHY espère que les citoyens et les responsables étatiques, quelles que soient leurs tendances politiques et leurs divergences de points de vue, se mettent à la même table pour trouver un consensus. Pour ce faire, ROHY réaffirme sa volonté de faciliter tout dialogue et multipliera les échanges avec les autorités, dont la présidence de la République et les ministères concernés ainsi que la population locale (Madagascar-Laza, p.3 ; Midi Madagasikara, p.14 ; La Gazette de la Grande Ile, p.8 ; Le Quotidien, p.3). Free News accuse la plateforme de la société civile de se verser dans la désinformation. « Ce soi-disant membre de la société civile s’est exprimé hier, devant la presse à propos du projet présidentiel Tanamasoandro. Parler pour ne rien dire ! Le mouvement verse complètement dans la désinformation, alors que ce n’est pas le rôle d’une société civile. Honte à ses membres qui perdent toute leur crédibilité », tonne le quotidien. « Le premier rôle d’une société civile est d’interpeller et non pas de désinformer et de berner la population, dans la mesure où il n’a jamais été question de suspendre le projet, poursuit le quotidien. On dirait même qu’à l’instar de certains partis de l’opposition, la réalisation de ce projet dérange ROHY », poursuit Free News, p.3.

  • Le Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit a également félicité le rapprochement entre l’Etat et les habitants d’Ambohitrimanjaka. Pour le HCDDED, ce geste signifie que les deux parties ont chacune la volonté de résoudre les malentendus concernant la réalisation du projet Tanamasoandro. « En choisissant la voie de la discussion, les responsables étatiques et les habitants ont pris la bonne décision. Cela va non seulement permettre de résoudre le problème, mais aussi et surtout, d’éviter d’autres affrontements comme c’était le cas jeudi dernier », a déclaré Pierre Lenoble Navony, président du HCDDED, lors d’une conférence de presse à Soanierana hier (Les Nouvelles, p.2 ; Inona no Vaovao, p.2).

 

Communauté internationale

ANDRY RAJOELINA PARTICIPE AU SOMMET RUSSIE-AFRIQUE

Le Sommet Russie-Afrique a démarré hier dans la ville de Sotchi, et durera deux jours. A l’instar de ses homologues africains, le Chef de l’Etat Andry Rajoelina est en terre russe pour participer à la rencontre. D’après le communiqué émanant de la présidence de la République, la journée de Andry Rajoelina hier a été marquée par des rencontres économiques et des séances de réflexion avec les chefs d’Etat et les dirigeants d’institutions africaines. A ce titre, Andry Rajoelina a rencontré de grands capitaines d’industrie russes dans les domaines de l’infrastructure, des transports ou encore des équipements agricoles. « Le Président a confirmé le dynamisme et la détermination de la politique de développement à Madagascar. Il a souligné auprès des différents investisseurs, la politique de l’ouverture de Madagascar et notre volonté à collaborer avec toutes entreprises souhaitant participer au chantier de l’émergence », détaille une note d’information de la Présidence. De son côté, le Chef de l’Etat a précisé pendant ses rencontres que l’Etat malgache met tout en œuvre pour instaurer et sécuriser un climat des affaires propice aux investissements d’envergure. « Chaque projet devra avoir un impact direct et concret sur le quotidien du peuple malgache et s’inscrire dans la politique de développement durable du pays, tant au niveau social qu’environnemental », précise la Présidence, expliquant que la priorité concerne les équipements des infrastructures sociales et d’assainissement. Par ailleurs, la première édition du Sommet Russie-Afrique qui a débuté par le forum économique afro-russe a rassemblé plus de 2000 entreprises russes et d’autres nationalités (Les Nouvelles, p.3 ; Midi Madagasikara, p.14 ; L’Express de Madagascar, p.5 ; La Vérité, p.3 ; Free News, p.3). Au lieu de chercher à résoudre les problèmes socio-économiques actuels, le Chef de l’Etat se permet de se déplacer en Russie pour prendre part au Sommet Russie-Afrique, alors qu’il est resté muet face à la misère de ses concitoyens, opine Tia Tanindrazana, p.2.

VALSE DIPLOMATIQUE AU SENAT : LA CONSOLIDATION DES RELATIONS ENTRE MADAGASCAR ET SES PARTENAIRES AU CENTRE DES DISCUSSIONS

Le Président du Sénat, Rivo Rakotovao a reçu hier, au palais d’Anosikely, la visite de deux chefs de missions diplomatiques. En effet, l’Ambassadeur de l’Union européenne, Giovanni Di Girolamo et l’Ambassadeur de France à Madagascar, Christophe Bouchard se sont respectivement entretenus avec le numéro Un de la Chambre Haute. La coopération du Parlement, les relations de Madagascar avec ses partenaires, ainsi que la consolidation des relations interinstitutionnelles à Madagascar ont été évoquées. A cette occasion, l’Ambassadeur de l’UE a salué les avancées de Madagascar en termes de démocratie à travers les élections présidentielle et législatives. Giovanni Di Girolamo a par ailleurs affirmé que l’Europe veut soutenir cette avancée à travers un meilleur rapprochement entre les Parlements, en l’occurrence le Sénat, et le Parlement européen. Cette visite a également été une occasion pour le diplomate européen de s’enquérir des informations sur la conjoncture au niveau du Parlement et sur l’ensemble du pays en général. Dans cette même lancée, l’Ambassadeur de France à Madagascar a fait un tour d’horizon des relations entre l’Hexagone et la Grande Ile. Le domaine de l’économie, la Francophonie, la coopération décentralisée ont été au centre de cette visite. Pour sa part, Rivo Rakotovao a rappelé la similitude autour de la relation interinstitutionnelle du Sénat français et malgache, étant donné que ces deux Chambres sont dirigées par des formations politiques différentes de celles de l’Exécutif. En marge de sa rencontre avec l’Ambassadeur de l’Union européenne et avec l’Ambassadeur de France à Madagascar, le président du Sénat a touché mot concernant l’organisation d’une assemblée générale du parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara. A ce sujet, Rivo Rakotovao, membre fondateur dudit parti, a fait savoir que cette initiative a été prise de manière concertée afin de parler de l’avenir du parti. « Notre parti n’a pas pris une position sur l’échiquier politique. Nous pouvons maintenant recenser qui était avec qui. En tout cas, il y a divergence d’idéologie de notre parti avec les autres concurrents qui nous a poussé à préserver la neutralité et éviter de soutenir un candidat au second tour de la présidentielle », a souligné cet ancien président national du parti HVM (Madagascar Laza, p.2).

Un peu d’humour

L’Express de Madagascar, p.3